‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 132 sur 150 · POUR UN MIROIR · texte numérisé non relu

POUR UN MIROIR

Ce miroir bicn-licureux, à qui je porte envie, l'ourle bien d'estre à vous qui luy doit advenir,

ver.s l'i.O, Fraihois CIducI comme peiulre du rtji.U-s Cciui-lJsâc resj-dnjiie le inKiilioiiiieiil, à la date de 1372, pour une soinine de ileu.v Leiil iiiu|U.iiile livres, qu^ lui fut remise le 12 décembre. Il lit, en 1583, le porlrail de la duchesse de Guise, qu'on lui paya qualre-vingl-djx livres. Celle même année, il rei,ut qnnlre-vingls livres pour Ir.ivaux faits au Louvre, tandis que Jacques et Jean Patin, moins estimés sans doute, n'éinargeaient que trenle- Irois livres chacun. Papyre Masson, dans son Histoire de Cluiries l.\. dil avoir vu chez Jean de Cour, en 13'i, le portrait de Henri lU. Charles se le lit apporter par l'auteur peu de jours avant sa mort, et dil , en le ie;4.iÉdant: « Hélas ! voilà l'image de mou hon frère! Plût à Dieu que je ne l'eusse jamais laissé partir d'auprès de moi! « Le sonnet de Desporles doit avoir précédé le mariage du roi en 1373.

i28 lUVKRSES AMOURS.

Vous IVin, lo voy;int, qu«'I(|nor()is souvenir Ii'iiri ;'i (|iii vosirc ;\iii(iiii' sert d'cspril cl ili: vip.

r.l cioyc/. que 1«> tans, hi Ibrtunc (H !'( iivic, On (|url(inc autre accident (jui me puisse advenir, Mon cœur de voslre cœur no s(,'aui'oit desunii' : Vos célestes heantez m'ont trop bien asservie.

Voyant en ce miroir vos yeux que j'aime tani, Pensez comnu' du ciel je ni'iray lamentant, Loin lie ces chauds regards et de ce l)eau visage.

Mais à tort toutesfois je me plaindroy des cienx; Car, bien que mon destin m'é^'are en divers lieux, Tout par lont dans le cœur je jiorte vostre imaf;e.

POUR DES PENDANS D'OliF.lLI.E DE TE>TE DE MORT

.le vous donne une mort, présent mal-convenatilc A la vive clarté de vos yeux amonieux; Mais que pourroit donner un espiit malheureux, Oni ne soit desplaisant, funeste et larmoyalile?

Un qui fuit tout espoir d'estal i)lus f'avoral)le, Qui trouve aigie la joye et le jdenr <lonceienx , A qui la claité faselie, et qui n'est désireux Que de voir connue luy tout amant misérable.

S'il faut olfrir au ciel ce qu'on aime plus fort, Son cœur désespéré n'ayme lien que la mori, Dont l'image effroyable en sa face est dépeinte.

Donc, o beauté du ciell ne vous offensez pas, Si souffrant loin de vous tant de vivans tiespn»-, A sa mort véritable il olfre une mort feinte.

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