‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 136 sur 150 · L.1 mipiino plus ne varira · texte numérisé non relu

L.1 mipiino plus ne varira

Et puis nous verrons à l'esprouve

Qui premier s'en repentira.

VU

Bien-heureux le destin qui de moy fut vaiu(|u<-ur, Ordonnant que pour vous bassement je soupire; Bien-he\u'eux mes yeux bruns, dont vous tenez l'cnipiie. A tous autres sujets jileins d'extrême rigueur.

Ma jeune gayeté n'est que morne langueur Quand je suis loin de vous, mon désiré martire ; C'est vostre seule amour qui m'anime et m'inspire, Vous me servez de sang, d'esprit, d'aine et de cœur.

Dieux! si vous estes dieux, versez, je vous en prie, Tous vos courroux sur moy plustost que je varie. Et me faites souffrir mille morts pour le m oins.

— Ainsi disoit l'iorelle; et, pour plus d'eflicace. Elle escrivit ces mots tout dessus de la glace : l'resens les vents marins qui servoient de témoins.

COMPLAINTE

Je suis las de lasser les hommes et les dieux. Je suis las de verser tant de pleurs de mes yeux,

Non pas yeux, mais fontaines; Je suis las de passer tant de fasclieux destours, Je suis las d'appeller la mort à mon secours.

Pour la fin de mes paines.

Ces monts, ces prez, ces eaux, ces rochers et ces Imis Sont lassez de respondre aux accens de ma voix

Enroiiée et cassée.

Ah! cieus trop inhumains, pourquoy donc seulement La douleur qui me suit, croissant incessamment,

.\'est-elle point lassée ?

On voit changer les jours, les mois et les saisons. Le soleil se remué en ses douze maisons,

Toute chose se change, lîien n'est dessous le ciel qui soit ferme et eiinslanl. Sinon l'aspre regret qui me va tourmentant

IVune fureur estrange!

Que maudit soit Amour, ses traits et son carquois, Que maudit soit le jour que je suivy ses loix

Pleines de tromperie !

Jamais Venus la douce aux flancs ne l'a porté.

■1 BKiu; r.iiiKs.

Il est fils ilfi Ci'rhnv, et jounr il a trli^

Page 1