PI TA PII ES
l'Iiisieins ont soustenu que la mnii rigomon'.r l'i)nr plaire à Jupilei- n'avança son Irespas; Mais que île ses beantez elle esloit amonrpuse. r.l, voulant m jouir, le l'avit iriry-h,-i«.
DF. I.L'Y-MESMK
(Juel nouvoau lùumeile, iilteié de mon sang, T'a meurtry, cher enfant'/ disoit Veiuis la helle. 0 céleste impuissance! ù cruauté nouvelle ! Qu'un dieu mesme en ce tans des mortels ne soit franc '
Lavant de pleurs son corps, d'où sortoit un estant; fie couleur tyrienne, à sa tresse est cruelle, l.t par maint chaud soupir de puissance imniorhllc> s'rlfoice à ranimer ce marbre froid et blanc.
. Ce n'est pas Cupidou, c'est Maugiron, déesse, .1 l.ny dit quelqu'un tout bas, pour l'oster de tristes^i'; Mais elle .jette alors des cris plus enflammez,
El sent de sa douleur la poison ])lns amere, Tar, ainsi que d'\niour,de l'autre elle estoit mère, lit les diM'nii'fs enfans soni lousjonrs mieux ainje?.
srii i.A Mur.T DK MAnAMoisr.i.i.i in: li0^rAl^
la cl;irlé du soleil devint pasie et desfaite, Sur le point que Rostain d'entre nous disparul... l'iostaiiiï non, mais le jour que la beauté mourui, t ar Rostain fut le nom de la beauté parfaite.
Elle servit en terre aux r.races de reiraite; Amour, sous son adveii, toute France conrul. Qui l'a veit, l'adora. Cloton, qui la ferut, Ne fust qu'elle est aveugle, eust esté sa sujette.
Rostain, autrefois l'aise, or' le dueil de nos yeiiv, (lair flambeau d'icy-ba'^, luisant soleil des cieuv, Les destins aux amans ta lumière ont voilée.
Afin que leurs espi'its, trop en terre arrestez, Recogneussent le ciel pour séjour des beaiitez, Te voyans dans le ciel si soudain revolée.
IM. Cl. vrOE PL l.'Ari!ESI'|\E
>-ECf;ET.\n'.F. nns coMMWDrvF.x- '
Ton! ce que la nature el le ciel favorable Pouvoient ponrrendreun homme heureuv parfailiMnent.
' \'o\e/. riiilroduclion.
1,'AiuF.siMNE l'avoit, rAiiiKMMNi:, unieiiicnt De ce sicclo maudit, ingrat cl mistral)!?.
Il t'stiiit (jraïul cl beau, dispos, icunc, aiiiialiic, Kiclic en biens, aux honneurs avancé jusleinful, Pur, sans aniliition, qui inarchoil dioilenieiit, 1 res-lidelh; à son prince et aux bons secourable.
l>e ciel, (jui l'avoit (ait, craignant de l'offenser, Icy-bas longuement ne l'a voulu laisser Dans un pays de sang, de meurtres et de guerre;
Mais, amoureux de luy comme im père tres-dnux, Kn l'avril de sa vie il l'a cueilly de terre, Kt en a fait un dieu qui aura soin de no\is.
DE LIJY-MESME
Si les dieux iiar |)ilié se fussent peu llécliir. Ils n'eussent de ce corps si-losl l'ame enlevée; Mais le ciel ne pouvoit de l'esprit s'enrichir. Sans que l'indigne terre en demeurast privée.
Dr. LLY-MESME
L'Ai'BEspiNF., mourant aux beaux jours de son âge, F.l le bandeau fatal couvrant ses yeux eslaints, l.a France en sonpiroil, l'air resonnoit de plaints F.l la mort despiloit son malhevneux ouvrage.
Comme il est arrivé jusqu'au dernier passage. L'esprit sain départant de ses membres mal-sains, Joyeux, il love au ciel et la veuê et les mains, FI fist ouïr ces mots avec un doux langage :
■ Seigneur, tu me prens jeune, et je meurs nonobstant Sans regretter le monde, heureusement contani, Veu les longues erreurs et l'abus qu'il enserre.
« Louange à ta bonté, qui prend de moy soucy, Donnant cesse à ma peine. » Et finissant ainsi, Uendit son ame an ciel et son corps à la terre.
Autour de mon esprit, qui jamais ne repose, Jour et nuit vont errant effroyables lonil)eaux, ('onvois, habits de dueil, mortuaires llambeanx ; I a porte de mes sens ne reçoit autre chose.
llelas! que le destin injustement dispose |tes ouvrages mortels plus parfaits et plus beaux ! Tuant les rossignids, il laisse les corbeaux; Fspargnanl les buissons, il mois.sonne la rose.