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])■• bcs regards les sayoUrs ' iiicurliitHb?
Autre penser dans mon cœur ne se lient ; (loinr.ie celuy qui la fièvre soustient, Songe tonsjours des eaux et des rivières.
L'aspre fureur de mon mal vehenicnl Si hors de moy m"étrange e.Ujne retire, Hue je ne sçay si cest m^€[ui soupire, Ny sous quel ciel m'a jecWmon tounnenl.
Suis-je mort? Non; j'ay trop de sentimenî, Je suis trop vif et passible an niartire. Suis-je vivant? Las ! je ne le puis dire Loin de vos yeux par qui j'ay mouvement 1
Seroit-ce un feu qui me bride ainsi l'ame? t'.c n'est point feu : j'eusse esteint toute llame Par le torrent que mon dueil rend si fort.
Comment, Dellcau-, faut-il que je l'appelle? Ce n'est point feu que ma peine cruelle, Ce n'est point vie, et si ce n'est point morl.
CHANSON
(;enx qui peignent Amour sans yeux N'ont pas bien sa force coguue; 11 voit plus clair qu'aucun des Oieux : Las ! j'ai trop essayé sa vue !
Souvent, en pensant me sauver.
Je m'égare aux lieux solitaires; Mais il ne faut â me trouver Dans les plus sauvages repaires.
Quoy que je coure incessamment Par déserts, montagnes et plaines, Il ne m'éloigne aucunement"'.
Et me fait souffrir mille peines.
Ilelas! a-t-il mauvais regard?
De cent mille traits qu'il m'adresse,
' Flécliv>.
■-' Keiiii Belleau, poêle f^mieux, né ù .Vogcnt-le-r.olroii, eu liiS. I.c iii.iri|uib dElbeuf. général des galères de France, l'cnimena en Ilalie connue précepteur de son fils. Il devint une des sept étoiles de la Pléiade, et sembla marquer une préférence pour les descriptions de la nature. Il traduisit en \erslesOdfS d'.inacréon, les Phénomènes d'.Vialus. On lui doit une des plus anciennes pij'ces de notre tliéàtre, la RecoHnaiVsancf. Il mourut l'année même où on riniprii]ia,eii 1577.
5 II ne reste jamais en arriéie. jamais loin de liToi.
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Il m lllr II .l|<{i<' (Ml lllllli' |i.U l
iju'an cdur, (ii'i liiusjiiiirs il iiii' lil('s.sr.
Il ;i (Iciiic (les yeux cl voil lik'ii, A iiiii'l(|iic liiil iju'il vuoille iitl:iiii(lio: M:iis il est Mmid vl n'riilonil lii'ii, Un ;i hc:ui Min]iii('r et plaimlrc.
S'il ciist (iiiy Unit ilc rcyrcls, De cris, lie siiii^;l(ils ot de iilninlc^, (Juc je laclio aux lieux jiliis seiiels, Témoins de mes dures altainles,
(Jnand il n'eus!, ]i()int eu d'amilié V.l qu'il enst loiil lirnlé de rase, Je suis seur ([u'il enst eu |)ilié VA (ju'il ensl rlianL;i': de courage.
Que me faut-il doue espérer, SuivanI ce Dieu plein de furieï Il voil liini pdnr me miuliiiT, Et n'eulciiil lirii ipiaiid je le |iiii'.
On ne voil rien cpii soit si solitaire Comme je suis, lors que je ne puis voir r.es deux beaux yeux, ma gloire et mon pouvoii , Dont l'orient mes ténèbres éclaire.
Tout epeidu, je ne seaurois rien faire (,)nc soupirer, me plaindre cl me douloir, lîlasmant la miict, qui me fait recevoir l)e deux soleils une éclipse ordinaire.
El dy tout bas : « Ali! ce n'est pas à tort * \
Que l'on te nomme, o INuict! sœur de la MorI, (Jui tant de fois as mon amc ravie !
Durant le jour, je voy, j'ay mouvement. Es-tu venue'.' bêlas! crueilemenl, (In me lavil ma bmiieie cl ma vie! »
Eloignant vos beautés ', je vous laisse eu liia phu\' Mon conn , qui, comme muy, point ne vous laissera ; riuslost d'un trait doié Venus vous blessera, riuslost de vos rigueurs s'amollira la glace.
Ne vous attendez pas qu'aucun mallieur le cliasse. Car, aujires de vos yeux, rien ne l'ofl'ensera,
' jréluiL'iwinl de vos beautés.
Vcii ([uo, iiiosine i/u brùlunl, assuz lier il »i:i.i iju'aulre feu que Ju ciel n'ait jiuny sou audace.
Tiailez le bien ou mal, je n'en seray lom ln'; Car, pour dire le vray, c'est un cœur débauelié (Jue le plaisir des sens journellement enyvre:
Quand je veux l'étonner d'un mauvais traitement, 11 me repond, lielas! trop véritablement, (Jue quiconque vous laisse est indigne de vivre.
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Or que mon beau soleil loin de moy se tetiro. Que verrez-vous, mes yeux, qui vous puisse éelaiin? 11 vous faudra tousjours aveuglez demeurer. Soit que le jour s'abaisse ou qu'il commence à luire.
Or' que le ciel malin, pour assouvir son ire, .Me ravit mon espoir, que pourray-je espérer ï De tous contentemens je me veux séparer : Uegrets, soucys, travaux, c'est vous que je désire.
On me verra seulet, par les bois écarter, Tour en mille hauts cris tristement m' éclater, Guidé de desespoir et d'amoureuse rage.
Si vous pouviez, mes yeux, me fournir tant de ideur.- Que j'y peusse noyer ma vie et mes douleurs, lielas ! j'auroy tiré profit de mon dommage !