XIV
l'our eslre absent du bel œil ipii uje lue, Las! mon désir ne va diminuant; Mais, dedans moy, tousjours conlinuanl.
Plus il me ronge et plus il s'évertue.
Un vain objet se présente à ma vue, De cent pensers m'affolant et tuant, Et sens Amour perçant et remuant Mon cœur sanglant de sa griffe poinlue.
Miséricorde! Amour, je te supjily, Kay tant pour moy, que je mette en oubly Ceste beauté dont ma douleur procède.
Las ! qu'ay^je dit? Amour, garde t'en bien : J'ayme trop mieux ne m'alleger en rien : Le mal est grand, mais pire est le lemcde.
Lors que le trait jiar vos yeux decoclie lionipil le roc de ma puihiue dure,
l'.c IIIIMIIC ll^irl llcilll VdMS I'Ii'mmiV. Iiiiulu',
D.iii^ iiiim cbiPiil f^ravu vostic (ij^iiio.
Vous n'avez l'icii do raro cl de cirlu', De lioaii, lie saint, du ciol ol do n.iliuc, Qu'Amour sulilil n'ait iiaitout rotlionlK', l'our lairo m moy vostic vivo poinluio.
Brol', mon osprit, ardant d'alVeclions, Est un miroir do vos jiorfoctions, Où vous pouvez vous voir toute dopi'inlo.
Si ma l'oy donc no vous poutenllamoi-, A tout le moins, vous me liovoz aimer l'our le rêspoct do voslio imairo sainte.
XXM
.Miin Hicu 1 mon llieu ! (pie j'aime ma déesse Kl de; Miii cher les trésors piéeieux ! Mon liiiii I mon liien I (pie j'aime ses lieaux yeux. Dont l'un m'est doux, l'autre plein de rudesse!
iMon Dieu! mon Dieu! que j'aime la sagesse De ses discours, qui raviroient les Dieux, Et la douceur do son ris gracieux, Et do son ]iort la royale haulcsse!
Mou Dieu ! que j'aime à me ressouvenir Du tans qu'Amour me list serf devenir!
Toujours depuis j'adore mon servage.
Mon mal nie jdaist plus il est violaiU: lu leu si jjeau m'égayc en me brûlant, El la rigueur est douce on son visage.