‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 8 sur 150 · PHILIPPE DESPORTES · texte numérisé non relu

PHILIPPE DESPORTES

S' al meilo di chi ogn' or piangendo invocn. Troppo ardenli saelle liai in nie distese.

F.i pur per noi umana carne prese, Ton laquai poi morendo eslinse il foco rie' tuoi disdegni, e riaperse il loco Clie' il noslro adorno mal già ne conlese.

Con quesia lida ed onorata scorla, Dinanzi al seggio tuo mi rappresento, Carcû d'orrore e di mi slesso in ira.

Tu pace al cor, ch' egli é ben tempo, apporta, E le gravi mie colpe, ond' io pavento, Nel saiigue tinte del tigliuol tuo mira.

Hélas! si tu prends garde aux erreurs que j'ai faites, .le l'avoue, ô Seigneur! mon martvie est bien doux; Mais, si le sang de Christ a satisfait pour nous, Tu décoches sur moi trop d'ardeutes sagettes.

Que me demandes-lu? mes œuvres imparfaites, Au lieu de t'adoucir, aigriront ton courroux; Sois moi donc pitoyable, ô Dieu ! père de tous; Car, où poiirrai-je aller, si plus lu me rejelles'?

D'esprit triste el confus, de misère accablé. En horreur à moi-même, angoisseux et troublé, Je me jette k tes pieds; sois-moi doux et propice'

Ne tourne point les yeux sur mes actes pervers. Ou, si tu les veux voir, vois les teints et couverts Du beau sang de ton Fils, ma grâce et ma justice.

Ce dernier vers, bourré de clievilles, n'a certainement pas la force el la netteté du vers italien correspondant. La similitude des deux morceaux est d'ailleurs incontestable : Desportes a contracté envers l'auteur ultramontain une dette clandestine; Desbarreaux a soustrait à Desporles, sans avertir le public, ce que Desporles avait soustrait lui-même, et s'est fait une répulalion à peu de fiais. La gloire a d'étranges caprices et distribue souvent bien mal ses couronnes.

En résumé, on peut dire de noire poêle, comme de Ronsard, ? que presque tous ses défauts lui vinrent de l'Italie, que presque j

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