DE L
in , mais une seule coupe pour le boire ensemble. Encore quelle coupe ! il n'en vante ni la rnaière, ni le travail, comme dans les autres préents; il y attache des qualités morales bien plus »récieuses pour des amis. Elle est antique ; elle ra point été le prix de la violence , mais elle est in présent de l'amour. Sans doute Iule l'avait eçue de Didon, lorsqu'elle crut avoir épousé mée.
I Dans toutes les scènes de passions où l'on veut j roduire de grandes émotions, plus Fobjet princial est circonscrit, plus le sentiment intellectuel ui en résulte est étendu. Il y en a plusieurs rai- 3ns, dont la plus importante est que les contras- 3s accessoires, comme ceux de la petitesse à la randenr, de la faiblesse à la force, du fini à l'injni, concourent à augmenter le contraste du sujet. lUand le Poussin a voulu faire un tableau du déige universel, il n'y a représenté qu'une famille, fn y voit un vieillard à cheval qui se noie; et, fans un bateau , un homme qui est peut-être son Ils présente à sa femme, grimpée sur un rocher, n petit enfant vêtu d'une cotte rouge, qui, de son )té , cherche a s'aider de ses petits pieds pour Jirvenirsur la roche. Le fond du paysage est affreux ar sa noire mélancolie. Les herbes et les arbres y pïrt trempés d'eau , la terre même en est péné- 'ée, comme on le voit par ce long serpent qui empresse de quitter son souterrain. Les torrents Iraient de tous côtés , le soleil paraît dans le ciel )mme un œil crevé. Mais les plus grands intérêts portent stir le plus faible objet : un père et une 1ère, près de périr, ne s'occupent que du salut de ur enfant. Tous les sentiments sont éteints sur la frre, et l'amour maternel vit encore. Le genre iiimain est détruit à cause de ses crimes , et l'in- I )cence va être enveloppée dans sa punition. Ces iux débordées, ces terres noyées, cette noire atosphère, ce soleil éteint, ces solitudes désolées, ;tte famille fugitive, tous les effets de cette ruine livcrselle du monde se réunissent sur un enfant, spendantil n'y a personne qui, en voyant le petit oupe de personnages qui l'environne, ne s'écrie : Voila le déluge universel. » Telle est la nature p notre ame. Loin d'être matérielle, elle ne saisit ie les convenances. Moins vous lui montrez d'obis physiques, plus vous lui faites naître de sennents intellectuels.
de l'ouïe.
Platon appelle l'ouïe et la vue les sens de l'âme, crois qu'il les qualifie particulièrement de ce >m , pareeque la vue est affectée de la lumière,