DE LA
aturel dans les recherches de l'existence de la jiivinité et de l'immortalité de l'ame, sur lesqueljas notre raison versatile s'est si souvent exercée [jour et contre. Quoique notre insuffisance soit j'op grande pour nous porter bien loin dans celte jirrière infinie , nous espérons que nos aperçus et [ps erreurs mêmes donneront aux hommes de ikie le courage d'y entrer. Ces vérités sublimes
éternelles nous semblent tellement empreintes ins le cœur humain , qu'elles nous paraissent Ire les principes mêmes de notre sentiment, et
manifester dans nos affections les plus commuta, comme dans nos passions les plus déréglées.
DU SENTIMENT DE L'iNNOGENCE.
Le sentiment de l'innocence nous élève vers la Milité, et nous porte à la vertu. Les Grecs et les imains faisaient chanter les enfants dans leurs fô- À religieuses, et les chargeaient de présenter les grandes aux autels, afin de rendre, par le spéciale de leur innocence , les dieux favorables à la jtrie. La vue de l'enfance rappelle l'homme aux litiments de la nature. Lorsque Caton d'Utique *|lt pris la résolution de se tuer, ses amis et ses Éditeurs lui retirèrent son épée ; et comme il la ijir redemanda en se mettant dans une violente (1ère, ils envoyèrent un enfant la lui porter ; mais
I corruption de ses contemporains avait étouffé îijns son cœur le sentiment que devait y faire naîij! l'innocence.
ï jJésus-Christ veut que nous devenions semblables aux enfants : on les appelle innocents, non nouâtes, parcequ'ils n'ont jamais nui. Cependant, iilgré les droits de leur âge et l'autorité de notre 5. l igion, à quelle éducation barbare ne sont-ils pas i sandonnés!