MAUX DE L
cn la quantité de fruits , de racines , de légumes,
cierbes et de graines qu'on recueille toute l'an- 1 reet en tout temps sur le terrain des environs de
Iris appelé le Pré Saint-Gervais , dont le fonds, ls pilleurs médiocre, est situé à mi-côte et exposé 1 ai nord, avec les productions d'une égale portion 11 é| terrain prise dans les plaines du voisinage et
clltivée par la grande culture; vous en verrez la I pdigieuse différence. 11 y en a encore une aussi
ginde dans le nombre et le caractère moral de '?[ Mrs cultivateurs. J'ai ouï dire à un ecclésiastique s rlpectable que les premiers allaient régulière-
ijnt à confesse tous les mois , et que bien souvent J ib'y avait pas dans leurs confessions matière à is «olution. Je ne parle pas de l'agrément infini qui it nulle de leurs travaux, de leurs champs d'œillets, sl djviolettes , de blé, de petits pois, de pieds-d'ai Mette, des bordures de lilas et de vigne qui dioii! vient leurs petites possessions; des quartiers de dî puries qui y font voir ça et la des clairières , des il liages de saules et de peupliers qui laissent aperi croir sous leurs ombrages, a plusieurs lieues de
dtance , ou des montagnes qui se perdent a l'ho- (klpn , ou des châteaux inconnus , ou les clochers villages de la plaine, dont on entend parfois les
cillons champêtres. On y trouve ça et là des lefijtaines d'une eau limpide, dont la source est ,r «;i ver te d'une voûte closede toutes parts degranis dji dalles de pierre qui la font ressembler à un iipument antique. J'y ai quelquefois lu ces mots
Ciyonnés avec du charbon :
Colin et Colette, ce 8 mars.
® j Antoinette et Bastien , ce 6 mai.
ni Ces inscriptions m'ont fait plus de plaisir que e elles de l'Académie. Quand les familles qui culti-
i vit ce lieu enchanté sont dispersées avec leurs il! clan ts dans ces fonceaux ou sur ces croupes, et que itd'p entend au loin la voix d'une jeune fille qui étante sans qu'on l'aperçoive, ou qu'on voit un ; j ne homme monté sur un pommier, avec son if[ prier et son échelle , qui regarde ça et Ta et prête
ii Ireille, comme un autre Yertumne , il n'y a point j ( parc avec ses statues, ses marbres et ses bronzes, iî i lui soit comparable.
I jo riches! qui voulez vous entourer de parcs ' icieux, enfermez dans leurs murs des villages 1 u eux. Combien de terres abandonnées dans le i faume pourraient offrir le même spectacle ! J'ai fia Bretagne et d'autres provinces couvertes, à [rte de vue, de landes , où il ne croît que du jan, êèce de genêt épineux , noir et jaunâtre. Nos 'jnpagnïes d'agriculture, qui y ont employé en