DE L ÉD
,:êjité. Je rapporte ces ressouvcnirs , dont chacun Crimes lecteurs peut avoir , par devers lui et dans ^■propre enfance, des traits plus intéressants,
I l||ur prouver combien le premier âge serait naturellement la saison de la vertu et de la reconnais- ''fjïce, s'il n'était pas souvent dépravé chez nous iet||r le vice de nos institutions.
, |Mais, avant d'établir ces écoles de la patrie , on PiÉj'merait des hommes pour y présider. On ne les Miipisirait pas parmi ceux qui sont les plus recommandés. Plus ils auraient de recommandations , rap| as ils seraient intrigants , et , par conséquent , i ïins ils auraient de vertus. On ne demanderait ta s sur leur compte : Est-ce un bel esprit , un se inme brillant, un philosophe? mais: Aime-t-il -i i enfants? est-ce un homme qui fréquente plus
II i malheureux que les grands ? est-ce un homme bsible? a-t-il de la vertu ? Ce serait avec des mmes de ce caractère-là qu'on formerait des
lutt es de l'éducation publique ; encore je voulais qu'on changeât cette qualification de maîtres mûe docteurs, comme dure et orgueilleuse. Je 'Irfudrais que leurs titres signifiassent les amis de
fjnfance, les pères de la patrie, et qu'on les ex-
Imâtparde beaux noms grecs, afin d'ajouter au pect de leurs fonctions le mystère de leurs tis. Leur état, destiné à former des citoyens a la 'Mtion , serait au moins aussi noble et aussi distin- •#é que celui des écuyers qui dressent des chevaux »!Nez les princes. Un magistrat titré présiderait lus les jours à chaque école. Il serait bien juste me les magistrats fissent dresser sous leurs yeux, *||la justice et aux lois, les enfants qu'ils doivent 'di jour juger et régir comme hommes. Les enfants |pt aussi de petits citoyens. Un grand seigneur ■ffes plus qualifiés aurait l'inspection générale de Ifs écoles de la patrie, sans contredit plus imporipte que celle des haras du royaume ; et afin l|e des gens de lettres , bassement flatteurs, ne jssent pas tentes d'insérer dans les papiers publics « jours où il daignerait y faire sa visite , ce depir sublime serait sans revenu , et ne lui vaudrait ' fie l'honneur d'y présider.
I Plut a Dieu que je pusse faire concourir î'éduition des femmes avec celle des hommes, comme Sparte! mais nos mœurs s'y opposent. Je ne ois pas cependant qu'il y eût aucun inconvénient rassembler, dans le premier âge , les enfants es deux sexes. Leur société se prête des grâces mtuellcs: d'ailleurs, les premiers éléments e la vie civile , de la religion et de la vertu , sont s mûmes pour les uns et pour les autres. Cette remière époque exceptée, les filles n'appren-