‹ Œuvres;Chapitre 167 sur 236 · PLANCHES IX ET X · texte numérisé non relu

PLANCHES IX ET X

Les graines aquatiques ont des caractères eutièrernëï opposés à ceux des graines de montagnes , si on en excepN comme je l'ai dit , celles qui viennent sur le bord des ean stagnantes; mais cehes-ci même ont à la fois des caractère volatiles et nautiques, car elles sont amphibies. Elles sur nagent dans l'eau, et elles volent eu l'air: telle est celle di saule, etc. C'est la feuille qui détermine le site, comme j l'ai dit : car les plantes aquatiques n'ont jamais d'aquedùC sur leurs feuilles; la plupart même repoussent les eaux Jamais les feuilles de nymphaeaet de roseau ne se mouil lent. Il eu est de même de celles delà capucine, qui ne son jamais humides, quelque pluie qu'il fasse, quoique cett plante aime beaucoup l'eau; car elle en consomme dt) quantités prodigieuses dans sa culture. Je suis persuacî que si un marais était ensemencé de celte sorte de plante il serait bientôt desséché. La feuille du martynia de ti Vera-Cruz, qui est représentée, planche ix , dans les plan tes aquatiques, est au contraire toujours humide. Elle | même dans son premier développement une cannelure su la queue. Par ce double caractère montagnard, je soupji çonne que le raartyuia croît sur les bords arides et sablon! lieux de 1 ) mer; car la naïur \, pour varier ses harmonies1 met des lieux fort secs sur le bord des eaux , comme ell< met des flaques d'eau et des marais dans les montagne^ Mais par la forme de la gousse du martynia, qui ressembl(| à unhameçm de dorade, je la crois destinée aux lieux es. poses aux débordements de la mer, tels qu'est eu effet /(;

EXPLICATION DES FIGURES

irra n de la Vera-Cruz, d'où cette espèce est originaire, s présume donc que, lorsque les rivages de la Vera-Cruz mt inondés par les grandes marées , on doit voir des poisms accroches à cette plante; car la tige de sa gousse est i'ès difficile à rompre, ses deux crochets sont pointus bmme des hameçons , et élastiques et durs comme de la

corne. De plus, quand on la trempe dans l'eau, ses sillons ombragés de noir brillent comme s'ils étaient remplis de globules de vif argent. Or, l'éclat de la lumière est encore un appât qui attire les poissons. Ce ne sout là que des conjectures; mais je les fonde sur un principe bien véritable, c'est que la nature n'a rien fait en vain.

tm DE L'EXPLICATION DES FIGURES.

PAUL ET VIRGINIE

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