LAMPROCLÈS
Et moi aussi.
SOPHRONISCA.
Et moi aussi.
LA MORT DE S OCR À TE
SOCRATE
Et toi aussi, ma chère fille! Oh! vivez tous pour vos mères !
sophronisca , se jetant aux pieds de Mélitus. Laissez-moi essuyer avec mon voile les larmes qui coulent sur son visage. Vous lui avez lié les mains. 0 mon bon papa !
ANYTUS
Èh bien ! Socrate , vous pleurez ! vous tenez donc encore au monde?
SOCRATE
Je pleure de joie d'y laisser des enfants dignes de moi.
XANTIPPE
Non, lu ne mourras pas! (Aux juges. ) Vous m'arracherez plutôt auparavant la vie et celle de ces innocents. (Elle s'écrie : Citoyens , les lois sont violées ; au secours ! au secours! Les enfants al crient : Au secours ! On entend des murmures du |J peuple qui frappe à la porte de la prison. )
J ANYTUS
y Ils vont ameuter le peuple. Mélitus, faites eni|i fermer celte folle avec ses enfants jusqu'après la esmort de Socrate.
MELITUS.
11 faut un décret pour priver un citoyen de sa liberté.
LYCON
Une femme et des enfants ne sont pas des citoyens.
J ANYTUS
A Si on ne les renferme tout a l'heure, ils vont [Jsxciter une sédition par leurs cris. Le salut du !0| .peuple est la loi suprême.
J LE GEOLIER , à MélîtUS.
[J. Seigneur, le désordre augmente; le peuple a
forcé la barrière
les gardes mêmes semblent se
Allons, Ànytus, vous avez raison, le salut du )cup!e est la loi suprême, (du geôlier.) Enfermez a famille de ce sophiste.
SOCRATE
Oh ! comme la vérité se change en erreur dans \ bouche des méchants ! Oui , le salut du peuple st la loi suprême ; mais la justice, même envers s femmes et les enfants, est le salut du peuple. le geôlier , à Xantippe 7 d'un air triste.
Allons, Xantippe.
XANTIPPE
Non , je ne sortirai pas.