APOLLODORE
Et moi aussi.
ATISTHÈNE.
Pourquoi ne pas mourir pour lui? ou plutôt pourquoi ne pas vaincre? Je vais combattre ses débiles ennemis a la tête de mes vigoureux disciples.
ARISTIPPE
Gardez-vous-en bien, Antisthène! Quelle persé^ cution vous attireriez sur les philosophes! Que de viendraient mes beaux jardins?
ANTISTHÈNE
Arislippe, vous ne feriez pas une longue résistance.
CRITON
Aristippe a raison; songeons a honorer Socrate; en l'imitant. Mais le voici.
socrate , riant.
Maintenant je suis prêt.
criton, d'un air triste.
Socrate, vous avez refusé la robe d'Apollodore dites-nous comment vous voulez que nous vous rendions les derniers devoirs.
socrate.
Comme il vous plaira, pourvu que je ne vou échappe point. Pensez-vous que quand j'aurai bi le poison , je demeure encore ici? Assurément c( ne sera point Socrate que vous verrez alors mettr* en terre ou sur le bûcher ; disposez donc de cef choses a votre fantiasie, ou plutôt selon la coutume.
CRITON
N'avez-vous rien à me commander pour voi femmes et vos enfants?
SOCRATE
0 Criton ! je croirais faire tort a notre amitié
CRITON
Et pour nous tous?
SOCRATE
Rien , mes amis, si n'est que vous ayez soin d( vous-mêmes, pareeque vous ne sauriez me faire un plus grand plaisir. Au contraire, si vous vous négligez , et si vous n'agissez pas suivant les discours que nous avons tenus , quand vous me promettriez maintenant beaucoup, vous ne ferez cependant rien pour moi. ( // regarde autour de lui. ) Qu'é crivez-vousdonclà, jeune et modeste Xénocratej vos réflexions?
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fin' "»|
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LA MORT DE SOCIIATE