PLAN DE L
Lit extirpé en France les dernières racines de la servilude féodale , qni s'étaient conservées sous les degrés du [rêne, et même sous ceux de l'autel. Pour protéger la forune du peuple, il a établi les assemblées provinciales , premiers éléments de l'assemblée nationale. Après avoir épuisé les finances à défendre la liberté des Anglo- Américains, il !, rejeté le conseil qu'on lui donnait, avec une apparence de justice, de faire banqueroute des dettes contractées par le uxe, depuis Louis XIV jusqu'à lui exclusivement. S'il ût été injuste à l'égard des règnes passés, le sien , sans lloute, serait plus tranquille. 11 pouvait rester dans le port, t abandonner à la tempête ceux qui l'avaient excitée : oaintenant , il en est accablé. 11 a sur sa tête ce qu'il pouait laisser sous ses pieds. Qui pourrait donc ne pas acbeter, i son exemple , l'espérance du bonheur général par le sarifice de son repos particulier? Le pêcheur , échoué sur h rivage , peut-il se plaindre eu voyant sur la mer irritée les flottes dispersées , et leur amiral devenu lui-même le touet des vents et des flots ?
\ O roi , puissent vos destins se réunir à ceux de votre peuple , et ne s'en séparer jamais ! puisse votre vue lui appeler le bien que vous avez voulu lui faire , dont ses [«présentants se sont occupés à votre invitation, et que Ions avez désiré avec ardeur, comme la seule récompense ligne des grands rois ! Éloignez de vous tous les conseils jjui pourraient vous eu séparer , sous prétexte de votre (epos ou de votre gloire. Rappelez-vous ces maximes du Précepteur des rois , sur leur autorité et leurs devoirs : I Le roi peut tout sur les peuples , mais les lois peuvent l tout sur lui. Il a une puissance absolue pour faire le j bien , et les mains liées dès qu'il veut faire le mal. Les j lois lui confient les peuples comme le plus précieux de ! tous les dépôts, à condition qu'il sera le père de ses sujets. \> — Ce n'est point pour lui-même que les dieux l'ont fait \ roi. Il ne l'est que pour être l'homme des peuples ; c'est ;> au peuple qu'il doit tout son temps , tous ses soins , i> toute son affection ; et il n'est digne de la royauté qu'au- \ tant qu'il s'oublie lui même pour se sacrifier au bien ;> public. Minos n'a voulu que ses enfants régnassent après i lui qu'à condition qu'ils régneraient suivant ces maximes. |i II aimait encore plus son peuple que sa famille*. » Sire, i vous vous rappelez , dès les premiers temps de votre iègne , votre affection pour le peuple, votre économie per- (onnelle , dans la crainte d'épuiser sa fortune; le soin que !ous avez pris d'éloigner du trône les ministres qui lui ijtaient suspects , et d'y appeler ceux qui lui étaient recomnandables par leur probité ; enfin la convocation que vous ;ivez faite vous-même de ses députés , pour remédier aux jnaux que lui avaient causés les erreurs de plusieurs règnes, n pour combler un abîme qu'il n'avait pas creusé , vous «trouverez les maximes de Fénelon au fond de votre Propre cœur.
ÉTUDE PREMIÈRE