‹ Œuvres;Chapitre 68 sur 236 · OUVRAGE. \U · texte numérisé non relu

OUVRAGE. \U

indiquer les principaux agents dont la nature se sert pour réparer ses ouvrages; comment elle emploie le feu pour purifier, au moyen des tonnerres, l'air souvent chargé de méphitisme pendant les chaleurs de l'été, et les eaux des grands lacs et des mers, par des volcans qu'elle a placés dans leur voisinage, à l'extrémité de leurs courants, et qu'elle amultipliés dansles pays chauds; comment elle nettoie les bassins de ces mêmes eaux , qui seraient en peu de siècles comblés par les dépouilles de la terre , au moyen des tempêtes et des ouragans qui en bouleversent le fond, et couvrent leurs rivages de débris; et comment, après avoir rendu ces débris à leurs premiers éléments, par les feux de l'air, des volcans, et le mouvement perpétuel des flots qui les réduit en sable et en poudre impalpable sur les bords de la mer , elle en répare, par la voie des vents et des attractions, les montagnes sans cesse dégradées par les pluies et par les torrents. Je ferai voir enfin que, malgré les masses énormes des montagnes, les profondeurs des vallées, les mers tempétueuses , et les températures les plus opposées qui entrent dans la distribution de ce globe , la communication de toutes ses parties a été rendue facile à un être aussi petit et aussi faible que l'homme, et n'est possible qu'à lui seul. Cette dernière vue me fournira quelques conjectures curieuses sur les premiers voyages du genre humain. Je me flatte d'en avoir dit assez pour montrer , dans ce simple aperçu , que la même intelligence dont nous admirons les ouvrages dans les plantes et dans les animaux , préside encore a l'édifice que nous habitons. Jusqu'ici on n'a considéré la terre que dans un état de ruines , et c'est ce préjugé qui rend l'étude de la géographie si aride ; mais j'ose dire que quand on aura lu mes faibles observations , le cours d'un ruisseau , sur une carte, paraîtra plus agréable que le port d'une plante dans un herbier , et la topographie d'un lieu aussi intéressante que son paysage.

Dans la troisième partie de cet ouvrage, je montrerai comment les diverses parties des plantes sont ordonnées avec les éléments, de manière que, loin d'en être une production nécessaire , comme l'ont prétendu quelques philosophes, elles sont au contraire presque toujours opposées à leur action. Je rapporterai donc leurs fleurs au soleil ; l'épaisseur de leurs écorces , les cuirs qui couvrent leurs bourgeons, les poils , les duvets et les résines dont elles sont revêtues , à l'absence de sa chaleur ; la souplesse ou laroideur de leurs tiges , aux diverses impulsions de l'air; leurs feuilles, aux eaux du ciel ; enfin leurs racines, aux sables, aux vases ;

ÉTUDE PREMIÈRE

aux roches, parleur chevelu , leurs pivots et leurs longs cordages. Ce dernier rapport des plantes avec la terre est â mon gré un des principaux de tous, quoique le moins observé , pai cequ'il n'y en a aucune qui n'y soit attachée, soit qu'elle flotte dans l'eau, ou qu'elle se balance dans l'air; qu'elles en tirent toutes une partie de leur nourriture, et qu'elles réagissent a leur tour sur la terre, par leurs ombrages qui en entretiennent la fraîcheur, parleurs dépouilles qui la fertilisent, et par leurs racines qui en fortiflent les différentes couches. Cependant je m'en tiendrai aux caractères extérieurs par lesquels la nature semble les répartir en différents genres. Leur caractère principal est fort difficile a déterminer , non-seulement parceque la plante la plus simple réunit beaucoup de relations différentes avec tous les éléments , mais parceque la nature ne place le caraclère de ses ouvrages dans aucune de leurs parties, mais dans leur ensemble. Nous chercherons donc celui de chaque plante dans sa graine , qui , comme principe, doit réunir tout ce qui convient a son développement, et déterminer au moins l'élément où elle doit naître. Ainsi celles qui ont des graines très volatiles, ou accompagnées d'aigrettes , d'ailerons , de volants, etc., seront rapportées a l air. Elles naissent en effet aux lieux battus des vents , comme la plupart des graminées , des chardons, etc. Celles qui ont des nacelles, des nageoires, et différents m\ eus de flotter, seront assignées a l'eau : non-seulement comme les fucus , les algues et les plantes marines, mais comme les cocotiers , les noyers , les amandiers et les autres végétaux de rivage. Enfin celles qui , par leur rondeur et les autres variétés de leurs formes , sont propres a rouler , a s'élancer, a s'accrocher, etc., et sont susceptibles de plusieurs autres mouvements , appartiendront a la terre proprement dite. Ce rapport des plantes a lagéographie nous offre a la fois un grand ordre facile a saisir , et une multitude de divisions très agréables à parcourir en détail. D'abord leurs genres se trouvent divisés , comme ceux des animaux, en aériens, en aquatiques et en terrestres. Leurs classes sont réparties aux zones et aux degrés de latitude de chaque zone; telles sont, au midi, la classe des palmiers , et au nord celle des sapins; et leurs espèces aux territoires de chaque zone , a ses plaines, montagnes, rochers, marais, etc. Ainsi, dans la classe des palmiers, le cocotier des rivages de la mer, le latanier de ses grèves, le dattier des rochers, le palmiste des montagnes, etc., couronnent les divers sites de la zone torride ; tandis que dans celle des sapins , les pins , les épicéas, les mélèzes,

les cèdres, etc., se partagent l'empire du nord Cet ordre , en plaçant chaque végétal dans son lier naturel , nous donne encore les moyens de recon j 1 naître l'usage de toutes ses parties , et j'ose dir< ' les raisons qui ont déterminé la nature a en variei la forme , et à créer tant d'espèces du même genn et tant de variétés de la même espèce , en nou découvrant les convenances admirables qu'elles on |i dans chaque latitude avec le soleil , les vents , le| 1 eaux et la terre. On peut entrevoir , par ce plan ; ' quel jour la géographie peut répandre sur l'étud: de la botanique , et de quelle lumière à son tour l| botanique peut éclairer la géographie ; car je supi pose qu'on vînt à faire des cartes botaniques où par des couleurs et des signes, on représentât dan ! chaque pays le règne de chaque végétal qui | croît, en en déterminant le centre et les limites j on apercevrait d'abord la fécondité propre à cha ' que terrain. Cette counaissancedonneraitdegrand moyens d'économie rurale , puisqu'on pourrai1 substituer aux plantes indigènes qui y seraient le plus communes et les plus vigoureuses, celles d j nos plantes domestiques qui sont de la même es 1* pèce , et qui y réussiraient hcoupsûr. Déplus, ce [ différentes classes de végétaux nous y présente raient les degrés d'humidité, de sécheresse, d' froid , de chaleur et d'élévation de chaque terri; toire , avec une précision à laquelle ne peuven atteindre les baromètres , les thermomètres et le autres instruments de notre physique. J'omets un multitude d'autres rapports d'agrément et d'utilit qui en résulteraient, et que nous tâcherons d! développer dans leur lieu.

Dans la quatrième partie , qui traitera desanij maux , nous suivrons la même marche. Nous pré ' senterons d'abord leurs relations avec les éléments j En commençant par celui du feu, nous considé! rerons les rapports qu'ils ont avec l'astre qui ei est la source , par leurs yeux garnis de paupière et de cils , pour modérer l'éclat de sa lumière ; pa cet état d'engourdissement appelé sommeil , dan lequel la plupart d'entre eux tombent lorsqu'i n'est plus sur l'horizon , et par la couleur de leu peau et l'épaisseur de leurs fourrures, ordonnée a son éloignement. Nous suivrons ensuite ceu qu'ils ont avec lair , par leur attitude, leur pesai] leur, leur légèreté, et les organes de la respira tion; avec l'eau , par les différentes courbures d leur corps , l'onctuosité de leurs poils et de leur plumes, leurs écailles et leurs nageoires; enûY avec la terre , par la forme de leurs pieds , tanto fourchus ou armés de pointes et de crochets pou ! les sols durs , tantôt larges ou garnis de peaux pou

PLAN DE L'OUVRAGE

es sols qui cèdent aisément ; et par les autres uovens de progression, que la nature a autant vaiés que les obstacles qu'ils avaient a surmonter. Ijur quoi nous observerons , comme dans les planes, que tant de configurations si différentes, loin l'être dans les animaux des effets mécaniques de 'action des éléments dans lesquels ils vivent, sont, m contraire , presque toujours en raison inverse lie ces mêmes causes. Ainsi, par exemple, beau- I lïoup de poissons sont revêtus d'âpres et dures I ^quilles au sein des eaux , et beaucoup d'animaux I [jui habitent les rochers sont couverts de molles si fourrures .Nous diviserons doncles animaux comme 1 es végétaux, en rapportant leur genre aux éléi nents, leurs classes aux zones, et leurs espèces Lux divers territoires de chaque zone. Cet ordre

I net d'abord chaque animal dans son lieu naturel; nais nous l'y fixerons d'une manière encore plus précise et plus intéressante, en rapportant son espèce a l'espèce de plante qui est la plus commune.

II | La nature elle-même nous indique cet ordre : ! blé a ordonne aux plantes l'odorat , les bouches , s les lèvres, les langues, les mâchoires, les dents,

( es becs, l'estomac, la chylification, les sécrétions t pi s'ensuivent, enfin l'appétit et l'instinct des inimaux. On ne peut pas dire, a la vérité, que I chaque espèce d'animal vive d'une seule espèce fl m plante; mais on peut se convaincre , par l'expérience , que chacun d'eux en préfère une à i toutes les autres, quand il peut se livrer à son I choix. C'est surtout dans la saison où ils font leurs ; petits, qu'on peut remarquer cette préférence. Ils se déterminent alors pour celle qui leur donne à la fois des nourritures , des litières et des abris dans la plus parfaite convenance. C'est ainsi que I le chardonneret affectionne le chardon, dont il a pris son nom , pareequ'il y trouve un rempart I dans ses feuilles épineuses, des vivres dans sa semence, et de quoi bâtir son nid dans sa bourre. L'oiseau-mouche de la Floride préfère, par de i semblables raisons, la bignonia; c'est une plante sarmenteuse qui s'élève à la hauteur des plus I grands arbres , et qui en couvre souvent tout le t Ironc. Il fait son nid dans une de ses feuilles, qu'il roule en cornet ; il trouve sa vie dans ses fleurs rouges, semblables à celles de la digitale , dont ■ il lèche les glandes nectarées ; il y enfonce son petit corps , qui paraît dans ces fleurs comme une éraeraude enchâssée dans du corail; et il y entre quelquefois si avant, qu'il s'y laisse prendre. C'est donc dans les nids des animaux que nous chercherons leurs caractères , comme nous avons I cherché celui des plantes dans leurs graines. G'evSt

là que l'on peut reconnaître l'élément où ils doivent vivre, le site qu'ils doivent habiter, les aliments qui leur sont propres, et les premières leçons d'industrie, d'amour ou de férocité qu'ils reçoivent de leurs parents. Le plan de leur vie est renfermé dans leurs berceaux. Quelque étranges que paraissent ces indications, elles sont celles delà nature , qui semble nous dire que nous reconnaîtrons le caractère de ses enfants comme le sien propre dans les fruits de l'amour, et dans les soins qu'ils prennent de leur postérité. Souvent elle couvre du même toit une vie végétale et une vie animale, en les liant des mêmes destinées. On les voit ensemble sortir de la même coque , éclore, se développer, se propager et mourir. C'est dans le même temps qu'elles offrent , si j'ose dire, les mêmes métamorphoses. Tandis qu'une plante développe successivement ses germes, ses boutons, ses fleurs et ses fruits, un insecte se montre sur son feuillage tour à tour œuf, ver , nymphe et papillon , qui renferme , comme ses pères , les semences de sa postérité avec celles de la plante qui l'a nourri. C'est ainsi que la fable, moins merveilleuse que la nature , renfermait sous l'écorce des chênes la vie des dryades. Ces rapports sont si frappants dans les insectes, que les naturalistes eux-mêmes, malgré leur nombre prodigieux de classes isolées et sans détermination, en ont caractérisé quelques uns par le nom de la plante où ils vivent; tels sont la chenille du îithymale et le ver-à-soie du mûrier. Mais je ne crois pas qu'il y ait un seul animal qui s'écarte de ce plan, sans en excepter même les carnivores. Quoique la vie de ceux-ci paraisse en quelque sorte greffée sur celle des espèces vivantes, il n'y a aucun d'entre eux qui ne fasse usage de quelque espèce de végétal. C'est ce qu'on peut observer , non-seulement dans les chiens qui paissent le chiendent, et dans les loups, les renards, les oiseaux de proie , qui mangent des plantes qui ont pris d'eux leurs noms; mais dans les poissons même de la mer, qui sont tout-à-fait étrangers à notre élément. Ils sont attirés d'abord sur nos rivages par les insectes dont ils recueillent les dépouilles; ce qui établit entre eux et les végétaux des rapports intermédiaires ; ensuite par les plantes elles-mêmes : car la plupart ne viennent frayer sur nos côtes que lorsque certaines espèces y sont en fleur ou en fructification. Si elles viennent à y être détruites, ils s'en éloignent. Denis, gouverneur du Canada , rapporte, dans son Histoire naturelle de l'Amérique septentrionale * , que les morues qui

* Tome II , chap. xxn , page 350.

ÉTUDE PREMIÈRE

fréquentaient en foule les côtes de l'île de Miscou y disparurent en 4669 , parceque l'année précédente les forêts en avaient été consumées par un incendie. Il remarque que la même cause avait produit le même effet en différents lieux. Quoiqu'il attribue la fuite de ces poissons aux effets particuliers du feu, et que cet écrivain soit d'ailleurs plein d'intelligence, nous prouverons, par d'autres observations curieuses, qu'elle fut occasionnée par la destruclion du végétal qui les attirait au rivage. Ainsi tout est lié dans la nature *. Les faunes , les dryades et les néréides s'y donnent la main. Quel spectacle charmant nous offrirait une zoologie botanique ! Que d'harmonies inconnues se refléteraient d'une plante sur son auimal , et d'un animal sur sa plante! Que de beautés pittoresques s'y découvriraient! Que de relations d'utilité de toute espèce en résulteraient pour nos plaisirs et nos besoins! Il ne faudrait qu'une plante nouvelle dans nos champs pour attirer de nouveaux oiseaux dans nos bosquets , et des poissons inconnus à l'embouchure de nos fleuves. Ne pourrait-on pas même accroître la famille de nos animaux domestiques, en peuplant le voisinage des glaciers des hautes montagnes du Dauphiné et de l'Auvergne avec des troupeaux de rennes, si utiles dans le nord de l'Europe , ou avec des lamas du Pérou , qui se plaisent au pied des neiges des Andes , et que la nature a revêtus de la plus belle des laines? Quelques mousses, quelques joncs de leurs pays suffiraient pour les fixer dans le nôtre. A la vérité , on a souvent tenté d'élever dans nos parcs des animaux étrangers , en observant même de choisir les espèces dont le climat approchait le plus du nôtre; mais ils y ont bientôt dépéri, parcequ'on avait oublié de transplanter avec eux le végétal qui leur

* La même cause peut produire le même effet sur les oiseaux aquatiques. Sonnini rapporte, d'après un observateur hollandais , que des cormorans (pelecanu.s carbo, Lin. ) faisaient autrefois leurs nids dans l'épaisse forêt de Sevenhuis, mais que leurs nombreuses peuplades disparurent avec les arbres antiques qui les protégeaient. La colonie entière alla s'établir dans un de ces terrains inondés que les Hollandais appellent polders : c'est là que leurs nids , posés sur des touffes de joncs et de roseaux , s'élèvent de distance en distance comme de petites îles, de sorte que ce polder a de loin l'aspect le plus singulier.

Les habitants du pays se sont fait un revenu assez considérable de la vente des œufs de ces oiseaux , que les boulangers recherchent beaucoup , parceque leur emploi donne une qualité supérieure au biscuit de mer.

Chaque jour, des volées innombrables de cormorans se dispersent, et se partagent, pour ainsi dire , les eaux du pays; les uns se jettent sur la mer de Harlem, d'autres sur le Wael, le Leck , la Meuse ou l'Yssel ; d'autres enfin sur les étangs et les marais situés à quelques lieues. Mais un fait digne de remarque, et qui est attesté par les pêcheurs , c'est qu'ils ne touchent jamais aux poissons des eaux qui sont à portée de leur habitation. ( A.-M. )

était propre. On les voyait toujours inquiets , la tête baissée, gratter la terre, et lui redemander en soupirant la nourriture qu'ils avaient perdue. Une herbe eût suffi pour les calmer , en leur rap- j pelant les goûts du premier âge , les vents qui leur étaient connus, et les doux ombrages de la patrie; moins malheureux toutefois que les hommes, qui n'en peuvent perdre les regrets qu'en en perdant entièrement le souvenir.

Dans la cinquième partie , nous parlerons de l'homme. Chaque ouvrage de la nature ne nous a présenté jusqu'ici que des relations particulières; l'homme nous en offrira d'universelles. Nous examinerons d'abord celles qu'il a avec les éléments. En commençant par celui de la lumière et du feu, nous observerons que ses yeux ne sont pas tournés vers le ciel, comme le disent les poètes et même des philosophes, mais a l'horizon, en sorte qu'il voit à la fois le ciel qui l'éclairé, et la terre qui le porte. Ses rayons visuels embrassent à peu près la moitié de l'hémisphère céleste et de la plaine où il I marche , et leur portée s'étend depuis le grain de S sable qu'il foule aux pieds , jusqu'à l'étoile qui brille ! sur sa tête , à une distance qu'on ne peut assigner. I II n'y a que lui qui jouisse du jour et de la nuit, et qui puisse vivre dans la zone torride et dans la! zone glaciale. Si quelques animaux partagent avecl lui ces avantages , ce n'est que par ses soins et sous sa protection ; il ne les doit qu'a l'élément du feu, dont il est seul le maître. Quelques écrivains ont prétendu que les animaux pouvaient s'en servir, et que les singes en Amérique entretenaient les feux que les voyageurs allumaient dans les forêts. 11 est constant qu'ils en aiment la chaleur, et qu'ils viennent s'y chauffer dès qu'ils n'y voient plus d'hommes. Mais, puisqu'ils en ont senti l'utilité, pourquoi n'en ont-ils pas conservé l'usage? Quelque simple que soit la manière de l'entretenir , en y mettant du bois, aucun d'eux ne s'élèvera jamais à ce degré de sagacité. Le chien , bien plus in tel- ; ligent que le singe, témoin chaque jour des effets' du feu , accoutumé dans nos cuisines a ne vivre que de chair cuite, ne s'avisera jamais, si on luij en donne de crue, de la porter sur les charbons du foyer. Quelque faible que paraisse cette barrière qui sépare l'homme de la brute , elle est insurmontable aux animaux. C'est par un bienfait de lai Providence pour la sûreté commune; car, que! d'incendies imprévus et irréparables arriveraient1 si le feu était en leur disposition! Dieu n'a confié! le premier agent de la nature qu'au seul être capable d'en faire usage par sa raison. Pendant que» quelques historiens l'accordent aux bêtes , d'autres

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