‹ ŒuvresChapitre 102 sur 224 · Comparez ci-dessus, p. 6, note i · texte numérisé non relu

Comparez ci-dessus, p. 6, note i

17. « Quand le courage man^e aux Gascons, dit Geruiex, ce qui est rare, ils sarent au moins sauver les apparences, a

18. Passage à rapprocher des rers 6z et 70 de Philémon et Baueu,

19. L*ours boit très-Tolontiers du lait, mange des fruits, du miel ; mais le poète dit : « le manger ordinaire ». — Nous avons rencontre plus haut (Ters is-i3 de la fable u de ce livre) U numgT^ avec U dormir et U boire : rojea la note 5 de la page 1x7.

10. Sur ce tour vif et facile de Tinfinîtif, arec de^ traduisant Tinfinitif latin dit « de narration, » voyez Littré, qui cite, à Os, 20^ cinq autres exemples tirés des fables, auxquels on en peut ajouter un bon nombre, les uns déjà vus : livre VU, fable v, vers ai; &ble XIV, vers i4; fable xvm, vers 45; livre VIII, fable vx, vers 18; fable vn, vers 97; et ceux-ci du livre XII : &ble xi, vers la ; fiJble xn, vers 67, etc.

• Ainsi 'éam la f* d« Tabbé Gailkm; aoa daas la a'* doanie par J. Jaaia.

a6a FABLS& [f. x

Faîsoit fon principal métier D'être bon émouchenr**! éotrtoit dn viiege 45

De son ami dormant ce parasite ailé

Que nous atons monche appelé*.

Un jour que le Vieillard dormoit d'an profond somme. Sur le bout de son nez une allant se placer, Mit rOnrs au désespoir; il ent beau la chasser. s*

« Je t'attraperai bien, dit^l ; et voici comme. » Aussitôt fait que dit : le fidèle émoueheur Vous empoigne un pavé, le lance aveo roideur, Casse la tète A l'Homme en écrasant la moudie. Et non moins bon archer "* que mauvais raisonneur, s 5 Roide mort étendu sur la place il le couche

SI . Ce mot n'est ni dins Riehelet(i6So), ni dsnt Pitred^ (1^90}, ni, ce qui peut étonner, dant aucone des éditions da Diaionnain iê Vjcadémiéy pa» même dmni la dernière (1878), bien que tontee aient le Terbe émoueher. Celui de Tréroux donne le nom en 1771* Chez Rabelais [Pantagruel, chapitre xt, tome I, p. aga), nous tron- Tons etmouehêtmr et, dans la même pbiate, les deux serbes «aieacher et esmoueheier»

9 a. Le poète répète toute cette périphrase anx rers 4*5 de la fable XIII du dernier lirre. — Au sujet de la eonstmetion, oompa« rea ci-après, p. 374 et note 4-

9 3. a Expression impropre, dit Cnpelet. Les areherê ne lançaient que des flèches ; c^étaient les frondeurs qui lançaient des pierres, a Le critique n*/ pense pas : lancer, la fronde è la main, un paré, à la façon de l^Ours I Pour le mot areher^ Tobserration est rraie, sans doute; mais combien de locutions, de bonnes locutions, seraient incorrectes et dcTiendraîent impossibles s*il fallait tenir ainsi un compte rigoureux de Tétymologie? Pour la Fontaine, qui ailleurs (fable xxTii du livre Vin, vers 19 et 96) emploie archer dans son sens exact, bon archer signifie simplement ici : habile à Yiser, à atteindre le but.

a4* « Par hasard, une (mouche), plus obstinée, se tint poser sur la bouche du Jardinier, et autant de fois que TOnrs la chassoit d^in côté, elle rerenoit de Tautre, ce qui le mit en telle colère, qn^il prit une grosse pierre, arec dessein de la tuer, et ayant trop Ûeo ▼lié (poor ce pauvre homme), la jeta drok s«r sa boMclw, et lui

r* x] LIVES TIII. %6i

Rien n^est si dangereux qa*un ignorant ami ; Mieux vaudroit un sage ennemi *•

ëcnia la tète. Cett à caute de cela que les gent d'esprit disent qu'il pmut mieux avoir um soge ennemi qu*un ignorant ami, » (livre des Uimiiras^ p. x36-i37.)

a5. Sagr^ cVst-à-dire ne poussant pas a Texcès la haine ni ses oonséqaences : la modération n'est-elle pas Tune des premières eonditions de la sagesse? Germez trouve que Tex pression nVst pas juste; € trop géni^rale, pas assez précise » serait peut-être plus ▼rai. Mais la signification devient si claire par la nature même du fait d'où elle se déduit, qu*on ne peut conrenir, croyons-nous, avec le même critique, que le sens de ces vers est « louche ». Ils sont devenus proverbe : c'est preuve que le bon sens populaire ne les a pas jugés si obscurs. M. Aubertîn traduit sage pw prudent \ maîf est*4l dans la nature de se faire un deroir de la prudence dans rintérèt de son ennemi ? — Voici la réflexion toute différente par laquelle débute le récit de St^parole, et qui lui sert de moralité : c J'ai souTentefois cmij dire.... que ies péchez qui se coiumettenl insciemment ne spn^ tant graves comme les volontaires. De là provient que Ton pardonne pluitost a rusticité, aux enfans et autres semblables, qu'à ceux qui sçavent bien qu'ils font mal. »

a64 FABLES. [v.

FABLE XL

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