‹ ŒuvresChapitre 105 sur 224 · VBnaim 'vaut ^'on fise îeî /w/mT. M. Martj-IjareMix fiût · texte numérisé non relu

VBnaim 'vaut ^'on fise îeî /w/mT. M. Martj-IjareMix fiût

r. xt] LIVAB yill. S67

Je vùQS rends grftee de ce lèle. %o

Vous m^êtes, en dormant» un pea triste appam; Tai craint qu'il** ne fût vrai ; je suis vite accouru.

Ce maudit songe en est k cause. »

Qui d*eux aimoit le mieux ? Que t*en semble, lecteur ? Cette difficulté vaut bien qu'on la propose*'. a 5

Qu'un ami véritable est une douce chose ! n cherche vos besoins au fond de votre cœur *' ;

Il vous épargne la pudeur**

De les lui déoonvrir vous-même** ;

remarquer que la Fontaine a constamment, par Tortliographe, di»tÎDgné ce mot de la négation.

II. Quê Cela mê fût vrai : sur cet emploi, ordinaire chez les ëcri- Tains du dix-septième siècle, d'iV au neutre, voyez les Lexiques de la Collection.

is. On peut ajouter : a et ne peut guère se résoudre. » Cest ce que nous fait entendre clairement et sans phrases la question laissée sans réponse.

i3. Nous doutons que l'idée de deux âmes lisant au fond Tune de Fautre ait jamais été exprimée arec une aussi insistante énergie que dans ce passage du chapitre déjà cité de Montaigne (le xxtii* du livre I, tome I, p. a56) : a Nos âmes ont charié si uniement ensemble; elles se sont considérées d'une si ardente affection, et de pareille affection descouvertes iusques au fin fond des entrailles l'une de l'aultre, que non seulement ie cognoissoys la sienne comme la mienne, mais ie me feusse certainement plus volontiers fié à luy de moy, qu'A moy. » — Voyez ci-après la note i5.

14. An sens de c la bonne honte » que lui donne Vaugelas [Rmmr^ueM sur la Umgue franfoistf 1697, p. 978), et que ce nom a de même, avec une nuance un peu différente, dans l'épilogue à la Rochefoucauld de la lable xiv du livre X : c Vous

Qui ne pûtes jamais écouter sans pudeur La louange la plus permise. »

Boissonade, pour montrer que le mot est ici bien à sa place, quoi qu'en dise la critique citée à la fin de la notice, s'appuie aussi d'un exemple de la Bruyère et d'un de Pellisson : voyez le recueil de ses articles publié par Colincamp, tome II, p. a35-a36.

i5* c Un ami est une chose précieuse : il cherche nos besoins

%ét PàBLES. [r. u

Un songe**, nn rien, font Ini fait peor 3o

Quand il 8*agit de oe qa*il aime.

•a fond de notre oemr; il aow épargne la bonté de les déooairrir nooe-mémet. » {Conifs êi fmbUs inJittmeê de Biépei €t Je Lokmmm^ tome m, p. 86, à la fin de la laUe du Chat, de la Belette et da Rat.) On Toit qoe le traducteur Girdonne (1778), continuateur de Galland, t'ett lerri ici des exprettions mêmes de la Fontaine sans trop se soucier de la littérale exactitude de sa traduction •

i6« Les deux textes de 1678, ainsi que le manuscrit deTrallage, portent c une ombre a; mais V Errata aTcrtit qu'il faut lire c un songe B. Ce rers en rappelle un autre, bien ressemblant, le 18* de la fable xir du lirre II, U Lièwrw et Us GremoÊÙUu :

Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnoit la fièrre.

i] LITRE VIII. J169

FABLE XII

U COCHOR, LÀ CHlvmB, ST LB MOUTON.

Éaope, fab. 176, ^£k^ naX ^Ou&iniÇ, MXifoi m\ npôGsta (Cofa^, p. 109, p. 36i*36a, soiifl quatre formes ; dans la premi^, c*est un Renard qui demande an Porc la raison de ses cris). — Aphthonins, bh. 3o, Fmhaim SuUf dmgtUot »ma sein PoUtu : c*ett la Tersion qu'a sniTie la Fontaine.

MjtMogia mtepica Nwtlêti^ p. aSS, p. 345.

L*apologue a été mentionné, comme étant d*Éiope, par Éliea {Kstoires Mwerteê^ liTre X, chapitre t >) ; et par Qément d'Alexandrie (StrmmatêSf livre VII, tome II, p. 849» de l'édition de Potter, Oxford, 171 5), en ces termes : t De là rient qu'Ésope disait que, si les porcs crient quand on les entraîne, c'est qu'ils comprennent qu'ils ne sont utiles que pour le sacrifice. » — « Cette fable est trèsbien écrite et par&itement contée, a dit Chamfort.Puis, s'obstinant à Tooloir enfermer le poète dans le cercle étroit de la fable proprement dite, qui, toujours selon lui, doit donner des leçons à suivre, il ajoute : a Hais quelle morale, quelle règle de conduite peut-on en tirer? Aucune. La Fontaine l'a bien senti.

Dom Pourceau raisonnoit en subtU personnage : Mais que lui serroit-il ?

Il en conclut, arec raison, que, dans les malheurs certains, le moins prérojant est encore le plus sage. Mais peut-on se donner ou s'dter la prérojance ? Dépend-il de nous de voir plus on moins loin ? Il ne &ut pas conduire ses lecteurs dans une route sans issue. » — Les aflGibulations jointes aux fables grecques disent simplement qu'on ne saurait bUmer personne de gémir des maux qu'il prévoit, ou que la plainte est bien naturelle à ceux qui sont menacés de la perte, non de leurs biens, mais de leur existence même. Celle d'Aphthonius dit plus simplement encore ^« Chacun

I. Élien compare au pore d'Ésope les ^rans, toujours en proie anx soupçons, i la crainte, sachant que leur vie appartient à tons.

A70 FABLES. [v.

a tes rtiiont qu'il eonnafi mieux que penoniMy o sait bicD où le bât le bletM. — Compares, dans ce même liTre VIII, la fable xii, /« Faucon et U Chapon^ qui a, pour la Térité qui s*en déduit, une grande analogie arec celle du Cochon^ im Chà?re^ et U Momiom.

Une Chèvre, un Mouton, avec un G>chon graSy Montés sur même char', s^en alloient à la foire. Leur divertissement ne les y portoit pas'; On s'en alloit les vendre, à ce que dit Thistoire* :

Le Charton* n*avoit pas dessein S

De les mener voir Tabariu*.

9. char est encore usitë, à la campagne, en bien des lieux, pour dëngner lef charioti, les charrettes qui serrent au transport de la moisson, de la rendange, des animaux, du fumier : To/ex lÀttré^ 3*. La Fontaine l'a dît ailleurs au sens de Toiture à foin (livre YI, fable xmi, rers i), de coche on Toiture publique (livre VU, f»ble IX, vers ii), de corbillard (même livre VU, fiible xi, Ters 3o).

3. Cest-Â-dire, comme l'explique plaisamment la suite de la phrase, ils vlj allaient pas pour s*7 divertir, comme on fait aux foires, où accourent des teneurs de jeux, de bals, des charlatans et des baladins de toutes sortes.

4. Notre autear aime cette incite, qui donne autorité au rëcit : nous la Terrons aux fables it (Ters 19), xn (Ters it3), xxi (Ters 7) du liTre XII.

5. Charreton ou, en abrégeant Técritore, «Wffon, TÎenx mot fomë naturellement de charrette^ comme ehûrrtm de ehar; on disait de même charretier et chartier : voyez ci-dessus, livre VI, fable xmi.

6. Célèbre bouffon, probablement d'origine italienne, dontBoileau parle également au chant I de son Mt poétique^ vers 86 :

Apollon travesti devint un Tabaria,

et au chant III, vers 398, en opposant son nom à celui de Térenee. Voyex au^si les vers où il figure, sous le nom de c rillostre Tabarin, s vers la fin de la scène i de Pacte IV du Bagotm de la Pon* taine et Champmeslé. a Devenu Tassocié, plutôt que le valet, d^un empirique appelé Mondor, il acquit assez vite une grande Togue en débitant sur un théâtre en plein vent de joyeux propos et des gaillardises, qui, souTent de mauvais goât, ne manquaient pourtant pas ^ne piquante originalité. L'apparition de Tabarin dans la capitale date de la fin de 16 18 au plus tôt, mais ce n'est guère qu'en i6aa qu'il 7 ftit à l'apogée de sa gloire. La place Dauphine, théâtre de ses exploits, ne suffisait plus alors aux spectateurs de

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