‹ ŒuvresChapitre 109 sur 224 · Le Loap en langue des Dieux · texte numérisé non relu

Le Loap en langue des Dieux

Parle au Chien dans mes ouvrages.

(LÎTre IX, fable i, rers 5-6.)

7. Ceife-à-dire la place d^honneur, le premier nmg : oompaiei ]in« XII, fidble i, Ters ai. Noos ayons au tome I, p. 39, TexpretsioB au sens propre : a On le fit asseoir au haut bout; » et de même dans le rers 191 du Tartuffe de Molière (acte I, scène n) :

A table, au pins haut bout il veut qu*il soit assis.

8. SoWet estime que ce passage de la fable c n'est pas trètclair. a Mathieu Marais, à Pendroit où nous renToyons dans la note 9, dit que, dans les Contes de la Fontaine, a les critiques trou» ▼oient de robscurité, » et il cite, à cette occasion, comme nan» quant aussi de clarté, nos vers a3-a5. Walckenaer, dans sa note sur ces vers, dit qu* « une demoiselle qui ne craignait pas d*aToner qu'elle avait lu les contes de notre poète, devait désirer &ire croire

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Faisons donc quelques récits

Qu'elle déchiffire sans glose : ^ Amenons des bergers^ et puis nous rimerons Ce que disent entre eux les Loups et les Moutons.

Tircis disoit un jour i là jeune Amarante* : 3o

« Ah ! si vous connoissiez, comme moi, certain mal

Qui nous plaît et qui nous enchante'* !•• U n*est bien sous le ciel qui vous parût égal''.

Souffrez qu'on vous le communique ;

qu'elle ne les comprenait pas bien ; » puis il s'étonne qu'on ^ n'ait pas entendu le sens de la phrase ni aperçu Tironie fine'et délicate qu'elle renferme, a Nous croyons qn'Ù a raison, tout en étant un peu surpris, cette ironie admise, que Mlle Gabrielle de Sillerj, i l'âge qu*elle arait, montre bu affecte une innocence, une pruderie, si Ton Tent, qui certes n'était pas le défaut de la société de cette époque : rojez Téloge que Mme de Sévigné fait de plusieurs des contes du troisième recueil, dans une lettre i Mme de Grignan, tome II, p. ao7, et les assez nombreuses allusions aux antres recueils indiquées à la Table analytique des Lettres (tome XII, p. i65). Les deux lettres de la Rochefoucauld que nous avons citées plus haut, dans la note x, comme adressées à une de ses nièces, sœur de Gabrielle, nous offrent aussi des exemples, que nous avons dits étranges, de grande liberté de langage. Il est vrai qu'il j a quelques réserres à faire sur leur authenticité.

9. Amaranthe^ ici et plus bas, dans nos anciennes éditions, sauf 1708; au titre, il y a bien, comme nous^arons imprimé, et selon Torthographe de notre auteur en plusieurs autres endroits, Ammrant€f transcription exacte de l'adjectif à(jLapavtoc, c qui ne se flétrit pas, » dont les Grecs n'ont pas, que nous sachions, tiré, aonuie nos poètes, de nom propre féminin, mais le nom masculin de la fleur appelée de même en français.

10. Nous reproduisons la ponctuation des deux textes de 1678, dans lesquels ces deux vers forment ainsi une exclamation, exprimant on désir, au lieu d'être le premier membre d'une phrase, comme dans le commun des éditions récentes, qui, en général, remplacent le point d'exclamation par une rirgule. — André Chénier (élégie XI du livre II, p. aaS) rend la même antithèse par un verbe plus fort, non plus juste : c Ces maux qu'on adore. »

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