J. DB LA FOMTAIXB. II I
%go FABLES. [p. xvi
FABLE XVI
L^HOBOSCOPB.
Étope, fab. 264, UaSt xol DcnSp (Coraj, p. 174), TTbc xol JUw vrfp«|A(Uvoc (Conyï p. 893). — Bandent, i" partie, fab. 3>, £um Père 0dêâon Enfant, — G. Cognatnt, p« 55, de Quodam Astrohgos p. 65, de Cmprea^ Puêllcp Fîatore^ Lepore et Puera.
Mfythologia mtopiem Neveleti^ p. Soi.
Hérodote raconte (liTre I, chapitres xxxit-zlt) que Crësns, an moment où il commence à être en bntte à la jalootie des Dieux, est aTerd par un songe qu'une pointe de fer menace la rie de son fils Atys ; effrayé de cette rision, le roi n*a plus d'autre souci que d'éloigner toutes les occasions de danger ; cédant pourtant aux instances du jeune homme, il lui permet de prendre part à une chasse au sanglier ; la fatalité reut qu'Atys y soit tué de la main même d'un hôte déroué, chargé par le père de reiller sur le fils. La fable grecque que la Fontaine a suirie (la première des deux citées en tête) semble aroir roulu renchérir sur la légende d'Hérodote, appuyer d'un exemple plus frappant encore cette maxime, qu'a le mieux exprimée Babrius * : Qu'il n'y a pas à ruser avec les arrêts du Sort. — L'arenture d'Eschyle, que la Fontaine a intercalée dans cet apologue, est racontée ou rappelée par Valère Maxime (liTre IX, chapitre xn), par Élien {Histoire des animaux ^ Hrre VU, chapitre xti), par Pline (Histoire naturelle^ Uttc X, chapitre m). — Les deux fables de Gilbert Cousin (Cognatus) que nous arons citées n'ont qu'un rapport éloigné arec celle de la Fontaine. Dans la première il s'agit d'un Astrologue qui met un lui-même à ses jours pour ne pas faire mentir sa prédiction ; mais la morale est, au fond, la même : Si fatum pitari nonpotest, quid prodest prmteiue? et
I. On a consenré deux fragments de la fable où Babrius avait traité ce sujet (les fragments n et vn de l'édition Boiisonade); Toici le second, c'est l'affabulation :
econd, c est rafTabulation :
'A aot %iitpùneu^ recOra rXfiBi ytwalùèç, Kal /»4 9«f (Çou* ré X/xw» yàp su ftitîy.
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ranteor loiiludte qae les gen« qui croient encore à rînflnence des astres, qae les fidseors d*horoscopes, imitent Fexemple de son Astrologue. Les cinq personnages de la seconde fable n^ëchappent à un danger qae pour tomber dans un autre où ils laissent la TÎe. Et le conclut ainsi : O lubrîcas igitur res mortaiium et hominem
eMimm!^^ Un antre rapprochement qui, pour le fond du sujet. Tient de lui-même à la pensëe, c*est celui de T histoire,' très-répan* due an moyen âge, soas des formes diTcrscs, et si agréablement ccmtëe par Peirault, de la BelU au bois dormant^ où un fuseau remplace le clou de notre fable et la pointe de fer qui tue Atjs, où les mêmes précautions raines sont prises contre Tarrét fatal, a La ▼ieille fée oubliée et qui condamne la princesse à une mort précoce, c'est précisément, remarque M. André Lefèvre*, le Fatum antique, la NémisU inexorable, cette jalousie des Dieux, si sourent dénoncée par les tragiques grecs. L*hérotne est blessée d'un fuseau, le fuseau de la Parque, instrument de la destinée. 9
Voyez enfin ce qui est dit de cet apologue dans la Notice des AmumU magnifiques de Molière, tome VII, p. 870 ; et comparez la fable xnx du lirre II, F Astrologue qui se laisse tomber dans un puits^ et la fidde xr du lirre VII, les Depineresses,
On rencontre sa destinée Souvent par des chemins qu*on prend pour Téviter'.
Un Père eut poar toute lignée Un Fils qu*il aima trop, jusques à consulter
Sur le sort de sa géniture * 5
9. La Mythologie élans les contes de Perrault^ en tête de Tédition des Contes j Paris, s, </., p. xjku.