‹ ŒuvresChapitre 123 sur 224 · V. zn] LIVRE YIII · texte numérisé non relu

V. zn] LIVRE YIII

FABLE XIX

h\yAmAGm m ll sgibhcb.

Phèdre, li^re IV, fàb. ai, Naufragium SîmomdU» — AbtteBiiiii, £d>. 145, d» Firo éhite UiUêrato et Inope docto, — Érasme, Jristippi apopktkegamia^ S 61^ Fera èoiut animi^ p. 199 (Lyon, i548)«

Jijthalogia mêopiea NtvUti^ p. 44o, p* 696.

Genuex cite, comme le rapportant à ce sujet, cet Tert de Melin de Smnt-GeUys [Œu^rei complètes^ '873, tome II, p. 39):

Dy moy , amy, que Taut-il mieux aToir ? Beaucoup de biens, ou beaucoup de sçavoir? ' Je n*en sçay rien, mais les sçaTans je Toy Faire la cour à ceux qui ont de quoy.

Cest ce que la femme d'Hiéron, dans la Rhétorique éTÂrutote (li^re II, chapitre xn), demande à Simonide, et ce que celui-ci répond, sans faire la réserre : a Je n*en sçay rien. 9 Lies faits ne lui laissent pas de doute sur TaTantage de la richesse. — Un autre poëte du seizième siècle, Charles Fontaine, Ta plus loin, et, arec une mordante ironie, nous dit que Targent donne la science, la Traie science désirable :

En tout honneur et excellence Quiconque reut aller ayant, Quierre l'argent, non la science.

Les lettres n*aille pounulrant.

Pour faire un sçarant, la ressource La plus certaine, c^est l'argent :

Aujourd'hui l'bomme est fort sçarant Qui sçait force écus en sa bourse.

(Lu Poètes français depuis U douzième siècle jusqu*à Malherbe^ Grapelet, 1894, tome III, p. 144.)

Cette pensée a été bien sourent déreloppée par les satiriques et les moralistes : royea Horace (lÎTre I, épttre ti, rers 36-38; livre II, satire in, Ters 94-98), Boiieau (satire Tin, vers ao3-9io), la Bruyèra {des Biens de fortune^ passim), etc. — t II serait trè»malheuieux, dit Chamfort, que l'utilité de la science ne pAt se

3oB FABLES. [,. zn

9De U ▼iDe. Li lociélé ordinaire oflfre «ae ■loltitiide iToccasio^

; et Fjqiolopw de la Fonfr^cv de k MÎCMe. D laine à T ipiofnip de cboMS à i^puadii. » Ccn vnd, sais a joatoas qnH pas de là qw rialii, ayaaft a dMMâr cttie les prcnrcs de fiût doM il poavait afipajei sa tkcae, ait tm tott d^cB dwinr une ^gaiit frappante. — Saint Msn Ginidin, dans sa zi* leçon (tOMe I, p. 39»-39S), prend occanon de eene Uile poor provrcr qne c la Fontaine, eoaae, de son eôté» Molicre^ ne ^cnt pas qœ les énulit^ et sortont les pédants, icapbccnt les gens d'e^t ; Bais <|n*fl ne ^cm pas non pins qne la aeicnee et rénidition soient trop décffiécs. s D cite à ee snjct nne eonvcnation piquante cntie Bantni et le eonunandeor de Jars, nppovtce par Saint»Éviunund dans nne lettre an eoMte d*Olonne. Mak de quelle scienee parie notre poêle? La qncatîon fMBWt an prafesscnr moialiste de ^iri*

taeb dévdoppcBcnts dans sa xV" leeon (tome II, p. 53-56).

M. Taine (p. i4i-i4s) relève ee qn^il j a de giotticr dans kt plaisanteries da bourgeois riehe, c ce gros liie libertin qui n*cst qu'une fimfaronnade de mauvais goât. s

G»mpares la &ble de tout antre morale, le Mmrtkmmd^ U GmtUiiiwwii't l' Pétrt^ €tUriliéerai^T:fànL^ livre X.

Entre deux Booi^eois d^nne ville S'émut' jadis on différend* :

L*an étoit pauvre, mais faabfle * ;

I. Pour Portbograpbe du mot, tojcs, ei-dessos, p. spS, note 14. — iTémui^ t'ëleva, comme dans Pépigramme t de Racine :

Ces jours passes, cha un rietl bistrion. Grand cbroniqocur, ê^émmt en question Quand à Paiîs commença la métbode De ces siffleu qui sont tant à la mode, etc.

Émut a le même sens, non réfléchi, arec Jéiat pour complémeat, dans le vers 385 des Fdeheux de Molière; et, réfléchi, dans k C/^w mène de notre auteur (tome IV If.-L., p. iSg).

s. c Différent », dans les éditions de 1688, 1708; mais « différend s dans celles de 1678, 8a, 1719, malgré la rime « ignorant ».

3. Instruit, sens suffisamment déterminé par Tantithèse igmoroHt. Compara livre IX, fiOile z, vers 3i-39.

F. zix] LIVRE VIII. S09

L*aatre riche, mais ignorant.

Celui-ci sur son concurrent 5

Youloit emporter Tavantage,

Prétendoit que tout homme sage

Étoit tenu de Thonorer.

Cétoit tout homme sot^ ; car pourquoi révérer

Des biens dépourvus de mérite ? 10

La raison m'en semble petite. .

« Mon ami, disoit-il souvent Au savant,

Vous vous* croyez considérable' ;

Mais, dites*moi, tenez-vous. table? iS

Que sert à vos pareils de lire incessamment*? Us sont toujours logés à la troisième chambre ^^ Vêtus au mois de juin comme au mois de décembre,

4. L'ellipse est claire : « c*éuit tout homme sot, et non tout homme sage qu*il fallait dire. » Même opposition entre sag9 et sot an rers 18 de la fiible xn.

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