où Jupiter parle également a Mercure
fls habitoient un bourg plein de gens dont le eerar
Joignoit aux duretés un sentiment moqueur.
Jupiter résolut d*abolir cette engeance....
ff De ce bourg, dit Jupin, je yeux punir les fautes :
Suirez-nous. Toi, Mercure, appelle les vapeurs.
ô gens durs I tous n'ouTrez tos logis ni tos cceurs ! »
4. Les trois Furies ou Euménides (royez au Ters 3i) étaient Âlecton, Mégère et Tisiphone, filles de rÂcliéron et de la Nuit.
5. Ce Ters prépare celui que nous Terrons plus loin (le 41*) :
Tout père iirappe à cdté.
6. Voyez la même application dans le passage de Sénèque cité en tète de Tapologue. Cette apostrophe aux Rois, « arbitres de notre sort, 9 indique bien que c*est Sénèque, comme nous TaTons dit, qui a serri de modèle.
7. Si Tempereur Claude eut suivi ce conseil, Suétone ne nous dirait pas de lui : Multo* ex iis^ quoi capitt damnaverai (Qaudins), pottero staiim Jie, et in convivium, et ad alem lusum admoneri Jussit ; et^ quasi morarentur, ut sonuùcuiosos per nuniium iaerepuit, (Fié de Claude^ chapitre xxxxx.)
8. Ces a douceurs » sont bien le htandUns et carminé muleeê qu*Horace (liyre III, ode xi, Ters i5 et 34) applique à Mercure,
w. zz] LIVHE YIIL 3i5
A Tisiphone et Mégère
Il préféra, ce dit-on,
L^impitoyable Alecton.
Ce choix la rendit si fière*, % 5
Qu^elle jura par Platon
Que toute Pengeance ^* humaine
Seroit bientôt du domaine
Des déités de là-bas'^
Jupiter n^approuva pas So
Le serment de TEuménide.
Il la renvoie; et pourtant
Il lance un foudre à Tinstant
Sur certain peuple perfide.
Le Tonnerre, ayant pour guide 3 5
Le père même de ceux
Qu'il menaçoit de ses feux.
Se contenta de leur crainte;
Il n*embrasa que Tenceinte "
dont, an dëbnt de Tode z dn livre I, il Tante ainii fëlcxpience :
Mercuri^ fmeumd» tupoi AilaïUiê^ Qui feras euitus hommum reeentum Foee formatii cattu,
9. Le mot fièrt ]Mntt bien aToir ici oette nuance d'acception : c fitfonche, audacieux et riolent, 9 qui le rapproche dn latin fenu et dont Littrë donne des exemples dans son bieiûmmûire^ a*.
10. Le mot rerient plut bas, dans le Ters 4a ; on en peut toit d*aatrct emplois niTalants aux ItTres I, faUe xix^ Ten a3; Vni, fidile xzrr, vers 17, etc.
II* Làrias an même sens dans le tcts :
Diogène U-bas est aussi riche qu'eux ;
Tojex an tome I, p. 344, note 3. Autre exemple, areo idée de mouTement, au vers 48 de la fable xt du livre X.
la. « Enceinte d*un dësert » étonne un peu; mais on peut Toir chez Littré^ a*, divers exemples où Fexpressîon t Peoceinte de » signifie, comme ici, « Tëtendue de, ce qui est compris dans » (comparez tome III Af.-L., p. 3 18). Au reste, le sens ne peut-il pas
3i6 FABLES. |f. u
D*iin désert inhabité : 40
Tout père frappe à côté^*.
Qu^arriva-t-îl ? Notre engeance
Prit pied sur *^ cette indulgence.
Tout rOlympe s*en plaignit;
Et Fassembleur de nuages^ 4 S
Jura le Styx^, et promit
De former d^autres orages :
Ils seroient sûrs'^. On sourit;
être aofti « le circnit, les entonrt » du d^rt, une forêt par ex* pie ? Quant au tenne « désert, » il ne désigne pas nécessairement nn lieu ouvert, et rien n*empèche de n*)r attacher dans ce Ters, comme d'ailleurs 7 oblige presque l'épitbète îahaBUé^ que son sens étymologique, de c lieu abandonné, où il n'y a pas d'hommes, a
i3. c N'oublions pas, dit Chamfort, de remarquer on tcis charmant :
Tout père firappe à côté.
Mais la Fontaine a tort de rerenir sur cette idée, et de dire, huit
Ters après :
On lui dit qu*il étoit père;
ce dernier Ters ne peut faire aucun effet après l'antre, a La reprise de l'idée n'a rien qui choque; elle est amenée très-logiquement par le Ters 41, et fait une bonne et toute naturelle liaison. Cest comme si les Dieux disaient : c SonTenes-Tous que Totre main paternelle frappe à côté. »