Vojei lÎTre III, fable tiii, vers 19 et note
F. xxvij LIVRE VIII. 341
même pas de ce rojage d^Hîppocrate pour ga^rlr le philosophe, non plus que ne fait Élien {Histoires diverses^ livre IV, chapitre xz), qui, lui 9 parle de folie, mais tout autrement : Hippoorate, au début d*un entretien arec Dëmocrite, le juge fou; puis, l'entretien se prolongeant, conçoit pour lui la plus haute admiration.
Que j*ai toujours haï les pensers' du vulgaire 'I Qu'il me semble profane, injuste, et téméraire \ Mettant de faux milieux entre la chose et lui'^, Et mesurant par soi ce qu'il voit en autrui !
Le maître d*Épicure ' en fit Tapprentissage. 5
Son pays le crut fou ^ : petits esprits ! Mais quoi ?
Aucun n*est prophète chez soi'.
Ces gens étoient les fous, Démocrite, le sage *.
3. c L*usage a prëfëré.... pensées kpensers, un si beau mot, et dont le Ters se trouToit si bieni 9 (La BbuyIuib, tome II, p. ai3; Toyez ibidem^ note 8.)
3. Cest, on ne peut mieux explique et motive dans les trois rers suivants, VOdi profanum vulgus d^Horace, lirre III, ode i, rers i,
4. Léger dans ses jugements; c*est un des sens ordinaires du latin temeraritts,
5. « Vers très-heureux, dit Chamfort. En effet, une idée fausse qui nous empêche de porter sur une chose un jugement sain, est comme un roile interposé entre nous et Tobjet que nous voulons juger. 1
6. Maître, par ses ouvrages, non par ses leçons orales : Démocrite vivait dans le cinquième siècle avant Jésus-Christ ; Épicore naquit, dit-on, en 841 et mourut en ayo. Voyez le début de la fable XVIII du livre VIT. — Quîdest in phytieis Epicuri non a Démoerito? dit Cicéron, de la Nature des Dieux, livre I, chapitre xxvi; et dans les Académiques, livre I, chapitre ii, il les confond, en ce qui touche la physique : Epicurum, id est..,, Democritum.
7. Qttsundiu videàatur furere Democriitu! a Combien de temps n*a-t-on pas cru Démocrite fou! 9 (Sékèque, épîlreLxxix, §11.)