‹ ŒuvresChapitre 139 sur 224 · Lucrèce, au livre I, vers Sag, les nomme eorpora cêku · texte numérisé non relu

Lucrèce, au livre I, vers Sag, les nomme eorpora cêku

17. Beau vers qui a été appliqué a l'homme en général : le fabuliste semble s'être souvenu de la fin d'un sonnet de des Yveteaux :

n meurt connu de tous et ne se connott pas.

Voyez M. J. Travers, Addition à Ut vie et ouk œmpres de Fauquelain

344 FABLES. [v. xiyi

Un temps fut qu*il savoit accorder les débats** :

Maintenant il parle à lui-même.

Venez, divin mortel ; sa folie est extrême. » a 5

Hippocrate n'eut pas trop de foi pour ces gens ; Cependant il partit. Et voyez, je voua prie,

Quelles rencontres dans la vie Le sort cause ^*! Hippocrate arriva dans le temps Que celui qu'on disoit n'avoir raison ni sens 3o

Cherchoit dans l'homme et dans la bête Quel siège a la raison, soit le cœur, soit la tête*. Sous un ombrage épais, assis près d'un ruisseau^,

Les labyrinthes ** d'un cerveau L'occupoient. Il avoit à ses pieds maint volume, 3 S

des Yvetaux, i856, in-8*, p. is; et Édoturd Foomier, F Esprit des autres^ 4* édition, p. iia.

i8. Il saTait, de bon accord, discuter avec autrui; maintenant, non compris, las dVnseigner en Tain, il parie à lui-même : signe de folie.

19. Voilà une coupe hardie; mais hâtons-nous d'ajouter : pour le temps de la Fontaine et les habitudes de la métrique d'alors. Comme le remarque M. Taine (p. 3ii), il a a laissé tomber sod vers, sans s'inquiéter de le briser. :»

30. Lucrèce, au livre III, après aroir donné à Tâme les deux noms animus et aiiima, qui, pour lui, désignent une seule et même chose, place la partie principale, Vanimas, dans le caur, et dit que Vanima, à laquelle il n^assigne que la fonction locomotive, est, non dans la tète, mais répandue dans tout le corps. Dans un écrit mis sous le nom de Plutarque, des Opinions des philosophes (livre IV, § nr], il est dit, à peu près de même, de Démocrite qu*il plaçait dans la poitrine ( Jv tcô Oc&faxt) Tâme raisonnable (lit Xo^uÀv l^cu^av) ; la partie brute (dfXc^ov), dans tout le corps. On voit que c la raison » est, en parlant de cette recherche supposée du philosophe, Texpression voulue et tout à fait le mot propre.

91. a Sous un platane épais;... à droite, un filet d*eau, » est-il dit dans la lettre à Damagète(p. 3Si).

aa. Les sinuosités, les détours compliqués. — Dans la même lettre (p. 35 1) le philosophe est occupé à examiner des animaux ouverts entassés près de lui.

w. xxvi] LIVRE VIII. 345

Et De vit presque pas son ami s'avancer,

Attaché ** selon sa coutume.

Leur compliment fut court, ainsi qu'on peut penser : Le sage est ménager du temps et des paroles **, Ayant donc mis à part*^ les entretiens frivoles, 40 Et beaucoup raisonné sur Thomme et sur Tesprit,

Ils tombèrent sur la morale.

Il n'est pas besoin que j'étale ^

Tout ce que l'un et l'autre dit.

Le récit précédent suffit 4 S

Pour montrer que le peuple est juge récusable.

En quel sens est donc véritable

Ce que j'ai lu dans certain lieu,

Que sa voix est la voix de Dieu'^ ?

a3. Appliqué, plongé dans tes méditations, comine Goéron dit en latin (</e POrateur, livre III, chapitre t) : defixut {im eogitatioiu).

94* Vers devenn proverbe. Dans nn sens nn peu différent (conte m de la II* partie, Ters lai-iia) :

.... Des moindres moments Bons ménagers furent nos deux amants.

aS. Ayant mis de c6té, omis, sens roisin de quelques emplois du synonyme latin seponerê,

96. Cette expression : c étale >, pourrait bien être Tenue au fabuliste à la lecture, toujours dans la même lettre, non d*un dialogue, il est Trai, entre Hippocrate et Démocrite, mais de la très-longue amplification faite par le seul Dëmocrite. — Pour le singulier Mt du Ters suiTant, comparez la fable xti du livre VII, Ters 41*

37. « La Fontaine prend Tair du doute, dit Chamfort, par respect pour rÉcriture, dont ces paroles sont tirées. » Il n*y a pas lieu à respect, car elles ne sont point tirées de l'Ëcriture. Nous ne savons où se trouve textuellement, pour la première fois, ce pro- Terbe si souvent répété : Vaxpopuli^ vas Dei, Quitard, qui en cherche Porigine, dans son Dictionnaire,,,, Jei proverbes^ à Tarticle Pbupxjk (p. 597-598), et, d'après lui, Éd. Foumier {VEsprit des autres^ p. 55), en rapprochent des citations qui sont équivalentes pour ridée seulement, non pour les mots et le tour.

348 FABLES. [f. xxvii

Jouis dès aujourd'hui*; redoute un sort semblable A celui du Chasseur et du Loup de ma fable.

Le premier, de sou arc, avoit mis bas^ un daim. Un faon* de biche passe, et le voilà soudain G)mpagnon du défunt : tous deux gisent sur Therbe. i 5 La proie étoit honnête, un daim avec un faon ; Tout modeste* chasseur en eût été content : Cependant un sanglier'*, monstre énorme et superbe^ Tente encor notre Archer, friand de tels morceaux. Autre habitant du Styx : la Parque et ses ciseaux ao Avec peine y mordoient; la déesse infernale Reprit à plusieurs fois Theure au monstre fatale. De la force du coup pourtant il s*abattit'^

6. Cett le earp9 dum d*Honce (liTre I, ode xi, vert 8) ; Hartial a dît auaai, dans la première des ëpigrammes auxquelles reuToie la notice :

Aon estp ertiê miki^ sapUmils Mcere : c Vivtmi, s Sera nimis vita est ertutlaa : Ptve hodie»

7. a Mis bas, » abattu, tuë. Voyez, chez Uttré^ les sens trèsdirers de mettre bas, dans Farticle Bas (adverbe), 1*, où notre exemple eût dû trouver place.

8. «r Fan » est Torthographe des anciennes éditions (1678-1799), ici comme an vers 16, et au livre X, fable xii, vers i, etc. De même pan pour paon : voyez, au tome I, la note i de la page 181, et la note s de la page 298.

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