‹ ŒuvresChapitre 146 sur 224 · V. u] LIVRE IX · texte numérisé non relu

V. u] LIVRE IX

Mais le désir de voir et l^humeur inquiète* 90

Ii*emportèrent enfin. Il dit : « Ne plearez point ; Trois jours au plus rendront mon àme satisfaite ; Je reviendrai dans peu^* conter de point en point**

Mes aventures à mon frère ; Je le désennuierai. Quiconque ne voit guère a 5

fTa guère à dire aussi". Mon voyage dépeint

Vous sera d*un plaisir extrême.

Je dirai : « J'étois là ; telle chose m'avint ; «»

Vous y croirez être vous-même*^. »

A ces mots, en pleurant, ils se dirent adieu. 3o

Le voyageur s'éloigne; et voilà qu'un nuage L^oblige de chercher retraite en quelque lieu. Un seul arbre s'ofirit, tel encor que Torage Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage. L'air devenu serein, il part tout morfondu **y 3 5

Sèche du mieux qu'il peut son corps chargé de pluie, Dans un champ à l'écart voit du blé répandu, Voit un pigeon auprès**^ : cela lui donne envie ;

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