Voyez la fable n de ce Uttc, vers 54, et note
r. v] LIVRB IX. 38i
Qa*ont les pédants de gâter la raison*, Chez on voisin déroboit, ce dit-on, 5
Et fleurs et fruits. Ce voisin, en automne, Des plus beaux dons que nous ofire Pomone Avoit la fleur*, les autres le rebut.
Chaque saison apportoit son tribut ; Car au printemps il jouissoit encore i o
Des plus beaux dons que nous présente Flore '. Un jour, dans son jardin il vit notre Écolier Qui, grimpant, sans égard, sur un arbre fruitier, Gàtoit jusqu*aux boutons, douce et frêle espérance', Avant-coureurs des biens que promet Tabondance'' : x 5 Même il ébranchoit' Farbre ; et fit tant, à la fin. Que le possesseur du jardin
3. «t Leur sçanoir nVftoit que besterie, et leur sapîence n*estoit que moufles abastardisant les bons et nobles esperitz, et corrompant toute fleur de ieunesse. » (Rabblais, chapitre xr, tome I, p. $9.) Comparez les Essais de Montaigne, lirre I, chapitre xur, tome I, p. 168 et 177-178. — Pour c ce dit-on > du vers 5, Tojczplus haut, p. a 10 et note i3.