J. DB LA FOUTAISIK. II
386 FABLES. [f. ti
Qa*îl ah en m main un tonnerre* Tremblez, humains ! faites des Tœox : Voilà le maître de la teire. »
L^artisan' exprima si bien
Le caractère de Tidole, to
Qa*on trouva qu'il ne manquent rien
A Jupiter que la parole.
Même Ton dit que Touvrier
Eut à peine achevé Timage,
Qu*on le vit frémir le premier, i s
Et redouter son propre ouvrage.
A la foiblesse du sculpteur
Le poète autrefois n'en dut guère *,
de notre sculpteur, que JoT^nal raconte dans sa x* satire (Ters 6i- 64), en parlant de la statue de Sëjan brisée par le peuple :
Jam ttrUunt ignés ; jam foUibut atque eaminU jirdet adoratum popuio eaput^ et crepmt ïngens Sejanut ; deinde ex facie toio çrhe seeiutda Fiunt ureeoH^ pelveSj sartagOy patellm,
3. Artisan^ dans Taneien sens d^atthtep à rapprocher du mot faher^ d*Horace (ci-dessus, note i), et d^ouwier (vers i3), qui aTait également une signification moins restreinte qu'à pré^nt, aussi étendue qu*oiipra^«, que nous employons fort bien, aujourd'hui de même qu'autrefois, à c6té d'orf, comme fait la Fontaine au rers iio du D'ueowrs à Mme de la Sablière^ à la suite de ce livre IX. Compares les rers i de la fable xxx du livre I ; a et 9 de la fable x du livre III ; et voyez les Lexiques de Malherbe^ de Corneille^ de la Brujère^
4. Ne le céda guère; ne resta guère au-dessous de sa folle illusion et de sa pusillanimité. Métaphore familière, elliptique, tirée de l'idée de comptes comparés, d'infériorité d'un compte à un autre, de dettes réciproques : voyez les nombreux exemples cités par Littré i Davoin, i<*, et, parmi eux, un de notre auteur autre que celui-ci {/œonde^ conte i de la I" partie, vers 18). —An commencement du vers, poëte^ de deux syllabes, comme dans la