a Parlez au diable, employez la magie
est encore un Ters réprëhensible, dit Ghamfort, en ce que la Fontaine a Taîr de supposer qu*i] y ait une magie et qu*on puisse parler an diable, s Critique bien pointilleuse, et parfaitement inexacte puisque la Fontaine, dans ce vers, raille bien plutôt cette superstition. Remarquons aussi que, par le vers précédent, le poète nomme religieusement te destin :
.... La loi par le Ciel établie.
a8. De sa destination, du but en Tue duquel il a été créé; et Tensemble de la fable implique : but auquel le poussent la force instinctive, les tendances originaires dont parle le vers 48.
39* FABLES. [r. ym
FABLE VIII
LS FOU QUI YBlfD LÀ BÂGBMI.
AlMtemiiit, fab. i84« de I/uano tapimtimm pemdeaie» Lb titre finmçftit etty comme Ton Toit, la traduction littérale de oe titre klm. *- Demoeriiiu rident^ p. i43i Stuitot fugt» — Domenièhi, FmuÛÊ^ mctti ethurU^ Venise, i5Si, p. 169.
Mphologia msopiat Ne^Uti^ p. 611.
On peut rapprocher la pensée de cette fable des lignes saÎTantes de Montaigne {Mssaû^ liTre III, chapitre Tm, tome m, p. 400) : a n en peult estre anlcnns de ma complexion, qui m^inatmii nûeiilx par contrariété que par similitude, et par fajte que par snyte : a eette sorte de discipline regardoit le TÎeax Caton, quand il diet que « les sages ont plus à apprendre des fols, que les fols des sages ; » et cet ancien ioueur de lyre que Pausanias recite auoir accoustumé contraindre ses disciples d*aller ouïr un mauuais sonneur qui logeoit ris à tis de luj, où ils apprinssent à haïr ses désaccords et faulses mesures, s
Dans le Democritus ridens^ à Fendroit cité, ce n*est pas un fou, c'est Cosme de Médicîs* qui enseigne la sagesse par cette all^o* rie : Vënetus ad mobiles quosdam in foro DfiVi] Marà oèûmhmUnies aeeemt [Cosmus Medîces], stipem rogans, addUa promiuiane intigms eujuidam et saiuherrimi remedii quod communieare iptit pelit, Aecepîîs hine aliquot nummît^ singuUi filum quatuor ulnoi longum reddii^ Jiwdetu ut quemeumque stultum ad se propius ne accedere paierentur» »
Jamais auprès des fous ne te mets à portée : Je ne te puis donner un plus sage conseil. Il n^est enseignement pareil
I. Cosme Fancien (mort en 1464)9 car il est dit plus loin, à lu suite de deux autres mots rapportés de lui : MempubUeam enim ad prineipatum redegerat Cosmus. Il arait été exilé, pendant un an» à Venise.