‹ ŒuvresChapitre 162 sur 224 · Comparez plus haut, p. 819 et note · texte numérisé non relu

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n] LIVRE IX. 41 1

FABLE XL

RIBN DE TROP*.

Abitemiiu, fab. 186, iû Ovibut immoderate tegeiem depascentibut,

Mythotogia rnsopUa NeveUti^ p. 61 a.

On peut rapprocher de cette fable deux contes de BidpaS, tome I, p. 346, le Tyran; tome III, p. 174, Sur la tjrrannîe et rinjustiee : que celui qui fait le mal reçoit ordinairement un plut grand mal. Une partie de chacun des deux a pour sujet une succession analogue de malfaisants successÎTement punis.

« Je ne sais, dit Chamfort, comment la Fontaine a pu faire une aussi mauvaise petite pièce sur un sujet de morale si heureux. Tout y porte à fiiux* La Proridence a établi les lois qui dirigent la Tégétation des arbres et des blés ; qui gouYcment Tinstinct des animaux, qui forcent les montons à manger les herbes, et les loups à manger les moutons. Cest elle qui a donné à Thomme la raison qui lui conseille de tuer les loups. Ne dirait-on pas, suivant la Fontaine, que nous sommes obligés, en conscience, à en conserver l'espèce ? Si cela est, les Anglais, qui sont parvenus à les détruire dans leur ile*, sont de grands scélérats. Que veut dire la Fontaine, avec cette permission donnée aux montons de retrancher Texcès des blés ; aux loups, de manger quelques moutons ? Est-ce sur de pareilles suppositions qu'on doit établir lé précepte de la modération, précepte qui nait d'une des lois de notre nature, et que nous ne ponvons presque jamais violer sans en être punis ? Tonte morale doit reposer sur la base inébranlable de la raison. Cest la raison qui en est le principe et la source. »

Abstemius a conçu, convenons-en, son sujet d'une manière plus

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