‹ ŒuvresChapitre 165 sur 224 · V. xn] LIVRE IX · texte numérisé non relu

V. xn] LIVRE IX

cet être « ail^, Ugtr^ aaor^, papillon da Parnasse, 9 dont le yol capricieux monte et descend au gré de son imagination mobile [royes les vers 66-70 du second DUcours k Mmû de la Sablière^ 1684]. 9

Cest da séjour des Dieux que les Abeilles viennent ^ Les premières, dit-on, s*en allèrent loger

Au mont Hymette*, et se gorger Des trésors' qu'en ce lieu les zéphyrs entretiennent. Quand on eut des palais^ de ces filles du Ciel 5

Enlevé Tambroisie* en leurs chambres enclose,

I . Hii quidam jtigniê^ atque hme esempla secuii^ Mue apihiu partem dit^htm meniu et /uuuius JEiherioe dixert,

(YmoiLB, Georgiquei^ livre IV, vers aig-aai.)

a. « Hymette ëtoit une montagne célébrée par les poètes, située dans TAttique [au sud-est d^ Athènes], et où les Grecs reoueilloient [et recueillent encore] d*excellent miel, b {Note de la Foataine.) — Dans la fable de / ^jéne juge donnée en appendice par M. IMarty- Lareanx, au tome V, p. aSS, le miel est nommé

.... Le trésor doré des filles de THymette.

3. L^édition de 1679 porte bien des frte/'#,mais, dans les exem* plaires que nous arons tus, Vs est très~peu marquée, à peine risible ; le contrefacteur (de 169a) a lu et imprimé de trésors^ faute qui est aussi dans les éditions de 1688 et de 1709; celles de 168 a, 1708, 99 donnent, comme le texte original, des trésors^

4. Métaphore continuée, au rers suivant, par le mot ehamhres^ puis expliquée par ruches,

5. Telle est bien l'orthographe du mot dans toutes les anciennes éditions; celle de 1708 donne ambrosîe^ transcription fidèle, d^u- •âge antérieur, des formes grecque et latine, qu*on peut Toir dans les Lexiques de Cormeille, de Racine^ au rers 1884 (acte III, scène ix) de Y Amphitryon de Molière, et que Littré a en tort de changer en amhrasie dans les exemples quMl cite de Régnier (rers a i3 ^ de la satire t ec 179 "de la satire xit). La vieille forme ambrosîe

est la seule que donnent Richelet et Furetière. Notre auteur luimême Ta employée, en yers, dans Galatée (tome IV M.-L,, p. aaa et aaS), et en prose, au lÎTre I de Psyché (p. 55 du texte original)^ puis, en vers, à la page ao du même écrit, nous avons ambroisie^

J. I» LA FonTAisa. II 37

4i8 FABLES. [r. zu

Oa, pour dire en fruiçois kchmef

Après qae les radies sans miel N^enrent plus qae la cire, on fit mainte boogie;

Maint deige* anssî fot façonné. x o

Un d*enx voyant la teire en bricpie an fea doiefe Vaincre Teffort des ans, il ^ ent la même envie*; Et, nouvel Empédode* aux flammes condamné

Par sa propre et pore folie, n se lança dedans.

Ce fîit mal raisonné : 1 5

Ce Gerge ne savdt gr^ de philosophie.

comme ici. Ce qa*il j a de plof remar^paUe, e*cfl mmknuU rimant arec choisie^ dans le Samgt de Vmx (tome m Jf.-£., p. aoa). Dans le oonte m de la IV* paitie, le tc» 6i se termine par oailrâûe, an même sens, rimant a^ec piliageoise et lunse.

6. Littrë distingne ainsi les deox mots Bougie et cierge : « Boogib, chandelle de cire. — Cnnom, grande chandelle de cire, à l'osage des églises.

Page 1