‹ ŒuvresChapitre 167 sur 224 · JUPITBE KT LB PASSAGER · texte numérisé non relu

JUPITBE KT LB PASSAGER

'Oèwmi^ et *OSo(3d6^ xol 'EffiSIc (Cony, p., xi, xa, 30| aM, al^ 3o5y •ouf tix formet). — Pogpi Fmcttim (i5i3, fol. 177 f*)« dt Çmoémm fwi wont cmmdêimm f^lrgim Mùirim» — P. Gandidos, bb. ^S ci 50f Fiatpr popems; Nangmu 90¥€t, — Ribelab, le qoaxt livre, chapitiet zmx-zziT. — Haudent, a* partie, fab. 14, <^«« Pamre Hmum et des Larrons,

ifythologia mtopka NepeUtî^ p. 99, p. loa, p. ia9« Dans les Facéties du Pogge, on capitaine de Taîaseau, près de faire naufrage, Toae à la Vierge nn cierge groa comme on mât. On te rëcrie : « Bah ! répond-il, si nous échappons, il ûindra bien qa*eUe se contente d*un petit cierge. » — H 7 a même rceu d^nn tel cierge à saint Nicolas dans la &ble lx dn lin« III de Bnrkhard Waldis, qui, ayant cette rersion chrétienne du sujet, en donne, dans la même pièce, une autre païenne, d'un Tom à Jupiter. — Dans le premier des deux apologues cités de Gandidus, le Vo jageur égaré fait à Mercure la promesse éTcntuelle de lui ofixir, s'il le remet dans sa Toie, la moitié de ce qu'il pouira lui arrÎTer de trouTer chemin faisant. Il trouTc un petit sac de dattes et d'amandes, mange les fruits et, se raillant du Dieu, dépose sur son autel les noyaux des uns et les écorces des autres : part égale et semblable, exteraa et intima, — Chex Rabelais, Panurge, pendant la tempête (chapitre xix du liTre cité, tome II, p. 34 1), promet à saint Nicolas de lui édifier a une belle grande petite chappelle, ou deux. » Puis, quand la tempête est passée : « Escoutes, beanlx amys, dit-il [tUdem^ chapitre xxxr, p. SSy). le proteste dauant la noble compaignie, que de la chappelle vouée à Monsieur saint Nicolas..., i'entends que sera une chappelle d'eau rose*. -^ Voyla, dist Ensthenes, le guallant ; royla le gnallant : guallant et demj.

X. ChappeUê^ alambic : il joue sur le mot, dont un des sens est encore aujourd'hui {littré^ 8*) couvercle d'alambic.

F. xiu] LIVRE IX. /(ai

Cest Terifier le pronerbe Lombardique : Passato elpêrleolo^ gahato (c moqué, mëprûë ») el santo K d

— Dans un recueil de contes dévots intitulé Promptuarium exemploruM dUeiptUi^ déjà cité ci-dessus, p« ai 5, se trouve, sous le mot Fotum (ordre alphabétique), Tbistoriette suivante, « dont le fond et la forme montrent, dit M. Soullié (il la cite, p. lai), une naïveté vraie et une crédulité sérieuse qui a son charme » : RuttUut quidam eum dueeret poecam et ptiulum ad numtem Saaeti Miehaelis^qm^ dtperieitlo maris itmnUj quarty quando piam attigii^ et fluetus eum inça- M/, eselamans dixit : a O iancte Michael^ adjuva me et lUera me^ et daho ti^ipaeeam et pitulum, i^ Et sic Uheratus^ dixit : c Bene fatum erat sanctuê Michael qui eredebat quod darem iibi paeeam maam et pituium mêum, 9 Et iterum fluetus eum inposit^ et iterum exclamavit^ et dixit .• c O heate Hickael, adjupa me et libéra me, et dabo tibi paeeam et pitulum, 3 Et sic Uberatus iterum^ dixit : € O sancte Miehael, née pae-^ eamneepitulumhabebis.'ù Cum autem sicj quasi seeurus^ ineederet^ ecee iterum fluetus inpolpens eum et suffocans eum^ et paeeam et pitulum eum êo suffœapit.

Voici la traduction française telle qu'on la lit dans la Fleur des commandemens da Dieu^ apee plusieurs exemples et auctoritez extraites tant des stûatês eseriptwres que JPautres docteurs bons anciens pères. Lequel est mauli utile et prouffltable à toutes gens, (Paris, m. d. XLTni, in-fol., p. Iviiii) : Sur le premier commandement : <t II est escript en aucuns liures, aussi le disciple le recite en son Promptuaire et dit que, comme ung Rustique menoit sa vache et son veau en la montai^e Sainct-Michel, craingnit du péril de la mer, car les undes d^eaue vindrent à luy, en criant il dit : a O sainct « Michel, ayde-moi, et me deiiure, et ie te donnera^ la vache et a le Teau. d Quand il fut deliuré, il dit : e Sainct Michel estoit a bien fol de croire que ie luy donneroye ma vache et mon veau. » Et de rechief les undes de la mer vindrent à luy, et de rechief il cria et dit : c O bon sainct Michel, ayde-moi et me deiiure, et ie te a donneray ma rache et mon veau, d Quand il fut deliuré, il dit : « O sainct Michel, tu n'auras ne le veau ne la vache. » Et comme il estoit ainsy comme seurement, les undes de la mer vindrent de rechief qui le suffoquèrent et noyèrent luy et sa yache et sou yeau.»

a. Les Espagnols disent : El rio passade^ el santo olpidado (« ou-) blié j). Boileau développe l'idée à la fin de sa satire i (i666,

4ia FABLES. [f. xitf

Ô ! combien le péril enrichiroit les Dieux,

Si nous nous souvenions des vœux qu^il nous fait faire !

Mais, le péril passé, Ton ne se souvient guère

De ce qu*on a promis aux Cieux ; On compte seulement ce qu*on doit à la terre'. 5

« Jupiter, dit Tiropie, est un bon créancier;

Il ne se sert jamais d^huissier.

— Eh! qu'est-ce donc que le tonnerre* ? Comment appelez-vous ces avertissements*? »

Un Passager, pendant Forage, lo

Avolt voué cent bœufs au vainqueur des Titans*. Il n'en avoit pas un : vouer cent éléphants

▼ert i55 et soirants, où il est parlé, comme dans les premiers vers de la fable, de la foi inspirée à Tliomme par un péril quelconque.

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