Vojrez, ci-dessus, la note 18 de la page a
II. Quelquefois c*est Tamour qui dompte la peur : témoin cet amant, etc. Les rapports des pronoms manquent de clarté, mai rensemble ne laisse aucune ambiguïté.
J. DB LA Fonann. n a8
434 FABLES. [w. zv
L'emportant à trayers la flamme ^.
Taime assez cet emportement; 35
Le conte m*en a plu toujours infiniment : Il est bien d*une ame espagnole»
Et plus grande encore <|ue folle *^.
i3. « On a une pièce imprima ^ s'appelle U Gloria di IflfÊiÊ, (la Gloire de Niqaée) *. Elle est de la façon du comte de '\^lla- Mediana. On dit que le eomte la fit jouer, à ses dépens, à !*▲«»juez. La reine (Éiiiaietk dt FroRCê^ fUU dû Senri IF^ qm amU épatui Philippe /F*, roi d^Espagrte) et les principales dames de la cour la représentèrent. Le comte en ëtoît amoureux {de la reine) ou du moins, par Tanité, il rouloit qu*on le crût, et, par one galanterie bien espagnole, il fit mettre le feu à la machine où étoit la reine, afin de pouToir Tembrasser impunément. En la sauTant, comme il la tenoit entre ses bras, il lui déclara sa passion et TinTenlion qu'il aToit trouvée pour cela. » (Historiettes de Tallemant des Réaax^ tome ly p. 4S8'4590 — Saint-Érremond, dans une lettre à la duchesse Maaarin, lait allusion à cette aventure : « J'ai tu, dit-il, milord Sfontaigu : il est peu satisfait de la réception que ses gens TOUS ont faite, à Ditton. Il prétend réparer leur faute, à Totre retour ; et, si TOUS lui permettez de se trouTer chez lui, quand toos . y logerez, je ne doute point qu'il ne brûle sa maison, coojne le comte de Villa-Mediana brûla la sienne, pour un sujet de moindre mérite. » (OBuvres méUes de SaiiU'Évremond, édition Giraud, tome III, p. 3o6.) Nous lisons également dans une lettre de Rouillé du Condray à Mme de SéWgné : « N'attendez pas des excuses de moi, Madame, de ce que tous aTcz été si mal gitée sur mes terres. Votre modestie a sauTé mon château ; car je tous assure qu'il eût été brûlé, aussi sûrement que celui de ce grand d'Espagne, qui aToit reçu chez lui la reine, sa maîtresse, s [Lettres inédites de Mme de Sivigné^ publiées par M. Capmas, 1876, tome II, p. 49>*) ^oyez aussi l'ouvrage intitulé : Voyage tfTjEj^a^tf (d'AarsendeSommerdick), Cologne, x666, in-x 8, p. 47 et suiTantes. Saint-Simon (tome XVIII, p. 98) ne raconte pas l'anecdote, mais le meurtre du comte « qui fût tué, dit-il, d'un coup de pistolet, ai août i6aa, étant dans son carrosse..,; et on prétendit alors que Philippe IV l'aToit soupçonné d*étre amoureux de la reine son épouse..., et aToit fait faire le coup. »