Comparez les Tcrs 6-8 de la fiible xt du liTre VHI
• Yoya Boitaonad», Critique littéraire sons le premier Em/nre, tome II, p. 6o-Ûa; le Dietioimaire de Littré, mu mot GLoniz, 8*; et les Lettrée de Mme de Sévigné, tome IV, p. 547 et note 14.
w. xTi] LIVRB IX. 43
FABLE XVL
LE TBÉSOK BT LIS 9BUX BOMMBS.
Éaope, hb. 384, 'Avi^? »«> K«xXm4» (Coray, p. 346). — Jniholo^t grecque^ IX, 44 (Jacobs) *. — Ausone, ëpigrammet 91 et a3. — Abste» mim, fab. iio, de Paupere fiente ruinam domus ubi ikesaurum invenît» — - G. Cognatiu, p. 6%^ dé Paupere et Divîte, — Gueroult, le Premier Itpre des EmbUmee^ p. 14, ^cin Patsamt et d^wt Auarideu»» — La Freanaie Vanquelin, fiodeies dhenes (Caen, i^ia), p. 639. — Ciraidi CiBthio» gii Heeaiûmmtiy deo. n, nov. 8. ^- Lodo^ao Guicciardini, Detti et fatti^ etc., p. 5.
Mjrthologttt msopiea Neveleti^ p. 58a.
Cet apologue est le troisième du recueil de 1671.
(c Cette fable, dit Cbamfort, n'est que le récit d'une aventure dont il ne résulte pas une grande moralité. » U ajoute ensuite, à propos de la conclusion : t J'ai déjà dit un mot sur le danger de faire jouer un trop girand rôle à la fortune dans un livre de morale, et de donner aux jeunes gens Pidée d*une fatalité inérttable. > C'est une constante préoccupation de Chamfort, que la Fontaine a touIu et doit être, avant tout, un movaliste, que lea fables sont écrites pour l'instruction de la jeunesse. Voyez ce que nous disons, à ce propos, dans la notice de la fable vi du livre X.
Un Homme n'ayant plus ni crédit ni ressource, Et logeant le diable en sa bourse %
t. C*est un distique cité par Diogèna d« Laftrte^ VU de PUttm^% $33-:
}|[fuo^ dvïjf s&pMV ïkvKfft Ppéxov* fdixh^ 6 xpu«6v *0v XCiriv QOx dt^^f ffii^ tn ilpt Pp^^ov.
Anrum qui reperit^ laqueum abjieii .* alter^ amUêO (sic) Auro^ eolio aptat quem reperit laqueuMm
si« Saina^îela js a fait un joli petit ooale sur oatt» locution piovar> biale {Œuvres complètes^ 1873, tome I, p. 977) :
Un charlatan disoit en plein marché
Qu'il monatreroit le diable k tout le monde :
436 FABLES. [f. xyi
Cest-à-dire n'y logeant rien,
S*imagina qu*il feroit bien De se pendre, et finir lai-méme sa misère, s
Puisque aussi bien sans lui la faim le viendroit faire :
Genre de mort qui ne duit' pas A gens peu curieux de goûter le trépas^. Dans cette intention, une vieille masure Fut la scène où de voit se passer Taventure. lu
Il y porte une corde, et veut avec un clou Au haut d*un certain mur attacher le licou.
La muraille, vieille et peu forte, S* ébranle aux premiers coups, tombe avec un trésor. Notre désespéré le ramasse, et Temporte, z5
Laisse là le licou, s'en retourne avec Tor',
Si n*y eust nul, tant fust-il empesché,
Qui ne courust pour Toir Tesprit immonde.
Lors une bourse assez large et profonde
Il leur detploye, et leur dit : « Gens de bien,
OuTrez Tos yeux ! Toyez ! j a-t-ii rien?
— Non, dit quelqu'un des plus près regardans.
— Et cVst, dit-il, le diable, oyez-Tous bien? OuTrir sa bourse et ne Toir rien dedans, i
3. Qui ne plaît pas, ne couTtent pas ; du latin ducere : sur cette ëtymologie, Toyez Littré, La Fontaine a employé plusieurs fois, au singulier, ce Terbe très-fréquent jadis, et une fois au pluriel, dutseni, dans Clymène (tome IV Sf.-L., p. i38).
4. Cest-à-dire de prolonger les souffrances de la mort ; ils préfèrent en finir tout de suite. Ainsi comprise, la figure ne prêterait pas a la critique qu*en ont faite Chamfort et SoWet. Maïs n'estil pas un peu subtil de Tentendre ainsi et ne raut-il pas mieux en justifier Tusage par Texpression de PÉrangile : guitare mortem (Saint Jean^ chapitre Tin, rerset 5a)? Saint-Simon a dit, dans une JdMiiom au Journal de Dangeau (tome XVI, p. 109) : c Surprise d*une apoplexie, elle eut à peine le temps de goûter la mort. 9 — Solret fait bien toutefois de rapprocher, en la préf^nt, la métaphore c goûter la lumière, » du Poème du Quinquina (chant I, vers sS9),