LM MILAN ST LB R08816ROL
Hénodet "Bp7« m) *H|iipai, ren loa-a t^. — Étop», fidb. 3, 'Aiilàfif ml *M^ (Coray, p. 4, 5, %8i, tom troU fonMt, dont k stoondt eut la fahle d'H^iode que nous ottons en tête). — Aaomym» d« Nerdety fij>. 45, de Aceipitre et Pkihmelm, — Abttemnitt fab« 9», A Lmecàùm eamiwm Jeeipitripro cita poUisemie. — G. CogaatiM» p. 3b, dS* jâeeipkre et Lusçimm, — P. Gasdidna, hh, i33, AectfàeweêlMi^ MM; fiJ>. i35, in/flM iifiv; fid>. i34t AiedfiUi^ et Imrimm mmmi» ^^ Mane de France, fab. 57, 4/« Fùitour et éou Mouuegnol* -— flan» dent, a* partie, Uh. 3, ^ifn Moussigmoi et tTun JUpreuier. -* X« Thédire det ammawt^ p. Si» ie MUan et le RoisignoL
Mfthologia msapiea Neveieti^ p. 87, p. $19, p. S73.
Cette hhle eat la septième du reeaeil de FtMes noueettet^ de 16^1 . Vojes, à la notice de la &ble prëoëdente (p. 44^)9 oe ^e Mme de SëTigné dit, dana une de set lettres, de cette fiible et de deux antres publiées dans ee recueil.
Saint-Marc Girardin, dans sa 11* leçon (tome 1, p. aS-aô), rapproche cet apologue de celai d*Hë«ode ; on trouTera à VJppemdice de ce Tolume sa traduction et le commentaire qu'il y ajoute. — Dans la fable ésopique, le Rossignol ne promet pas à rÉpenrier de le dédommager par ses chants; il lai dit seulement de chercher des oiseaux plus gros, un régal plus substantiel. Mais TÉpervier répond : « Je serais bien fou de lAcher la proie que j*ai entre les pattes, pour en poursuivre une qui ne se montre pas encore. » Cest aussi l'épilogue d'une des versions de Candidus ( Weiss), qui traite de trois manières différentes le sujet, pour en déduire les moralités diverses auxquelles il se prête, et en rattache une double à denx des trois.
1. Cette fable ne porte pas de numéro dans Pédition de 1679, non plus que les deux suivantes, et, au titre courant, livre i est substitué, par erreur, & livre lll (vo/ea ci-dessus, la note i de l'Avertissement du livre VU, p. 79).
448 FÂBLBS. [w.
M. Taîbc (p. 19S-197) eoai|»ftic Étope à la Fontaine, pour
ticr eoBmcnt edoi-cî ebange la moiale de Fapologiie, plutdi cpie d*altércr le Tiai caractère de cet animaax. c Le monliite anâen, dit-il, n*a tnmré ici qn*iiii précepte de préroyance. Le poète a dâcflté la groMÎère gloutonnerie et Tignorance brutale de la bête MUTage. n Ta rue, comme nous, les griflet enfoncées dans m proie» arracher des lambeaux sanglants, et se gorger de chair crue jusqu'à étonficr. Mais il a eu pitîé de l'oiseau dâicat, anÂeien, poète comme lui-même. La frêle et triste ciéatme c qui chante en c géniasant Itys, toujours Itys, » a la sensibilité souffrante, ks longs souTcnirs d'une femme ofienséci et en même temps la fierté innocente et le langage élégant d'un artiste, a Hésiode, après la prudente maxime : c Insensé qui lutte avec plus puissant que soi, » s'apitoie aussi avec une touchante simplicité : *TCf iç ^ép ti tsOb^ Pp^^i * rinjnste Tiolenoe est mauTaise pour le panvre
tel. » Cognatus (Cousin) lait également, aTeo pitié, contraster la
cruauté et l'innocence : Hme Jeeipitris crudetUms astgMitt ipgmm hmoeemiiam tpud tjrrmmmoê nwmqiuam fore tuiam.
Dans la ftbie de Marie de France c'est rAutour qui ordonne au
Rossignol de chanter, et le Rossignol lui répond :
Sire, fei^41, jeo ne porroie
Tant cum si près de moi tus voie ;
Mais s'il tus plest à remuer
E sus un autre fnst munter,
Ge canteroie mult plus bd.
Comme le remarque M. Moland, on croit entendre quelque pan- Tre trouTère, peut-être Marie de France elle-même, intimidé par la présence de quelque terrible seigneur féodal, d'un de ces mille petits tyrans habitués à abuser de leur pouToir.
Dans une fable analogue de Krylolf, le Chat et U RoutgmU (la xit« du livre VII), c'est pis que le roisinage, la peur inspirée par la simple présence, qui empêche d*obéir : le Chat, pressant Toiseau sous sa patte, l'inTite méchamment à chanter : il le lâchera à cette condition. Mais le pauTre Rossignol, au lieu de chanter, crie, et le Chat le croque.
f Cet apologue est bien inférieur au précédent, dit Chamfort. La seule moralité qui en résulte ne tend qu'à épargner au malheureux opprimé quelques prières inutiles que le péril lui arrache. Cela n'est pas d'une grande importance. » Chamfort ne paraît pas
F. zvinj LIVRE IX. 449
«Toir comprU ce qn^il y a de touchant dans cette protestation da talent et de l'innocence contre Tinjustice brutale. « Il est important, dit M. Soullié (p. 57), de faire rougir la tyrannie de ses procéda insolents ou stupides, d'en faire la satire, et c'est la moralité <jui résulte de cet apologue, de celui du Loup et V Agneau^ du ÏÀon, qui se fait, comme Ton dit, la part du Lion, de V Homme et la Couleuvre^ etc. »
Après que le Milan, manifeste voleur,
Eut répandu Talarme en tout le voisinage,
Et fait crier sur lui les enfiants du village,
Un Rossignol tomba dans ses mains' par malheur.
Le héraut du printemps ' lui demande la vie. 5
« Aussi bien* que manger en qui n*a que le son*?
Écoutez plutôt ma^ chanson :
Je vous raconterai Térée® et son envie''.
9. a Moins ^ pour serres : c*est que tous les milans, dit Tabbë Gnillon, ne sont pas oiseaux. )» Il oublie, dans sa remarque à qui il ne manque, pour être ingénieuse, que d'être applicable, que mains est le terme propre ici, en langage de fauconnerie : Toyez le Vocabulaire de Lorin, p. i6a, et V Essai de M. Marty-Lareaux, p. i3. — Dans la fable d'Haudent, c'est au moment où le Rossignol fait entendre ses cbants harmonieux que l'Épervier fond sur lui :
Ainsi qu'un Roussignol sur champs Chantoit de la gorge a plaisir Et donnoit harmonieux chantz, Un Espreuier, ayant désir De le menger, le vint saisir.
3. Cette périphrase rappelle celle de Saint-Amant, qui, dans Mojse sauvé (Tin* partie, tome II, p. 269, de l'édition Liret, i855), nomme les oiseaux des champs :
Les petits précurseurs de la saison plaisante.
4. Aussi Bien^ équiralent à c dans le fait, » et pourant souTent se remplacer par « d'ailleurs », ou a au reste ».
5. Vers d'une concision très-expressire ; on roit par le vers 9 comJbien la raison est déterminante pour l'oiseau de proie.