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LIVRE IX

A présenter aux chiens une nouvelle amorce. 7 5

Que de raisonnements pour conserver ses jours !

Le retour sur ses pas, les malices, les tours, Et le change, et cent stratagèmes

Dignes des plus grands chefs, dignes d'un meilleur sort*^! On le déchire après sa mort : 80

Ce sont tous ses honneurs suprêmes".

Quand la Perdrix

Voit ses petits*' En danger, et n'ayant qu'une plume** nouvelle Qui ne peut fuir encor par les airs le trépas, 8 5

Elle fait la blessée, et va, tramant de Taile *S Attirant le Chasseur et le Chien sur ses pas,

40. Rapprochez le récit de la chaise dans les Fédieux de Molière, acte II, scène ti (tome III, p. 70-77, et notes); et les Ters 3a-34 de la fable xxiii du lÎTre XII, où le Renard anx abois est, pour une ruse des plus habiles, comparé à Annibal.

41 . « Ces derniers vers sont très-beaux^ dit Nodier. Le poëte, après s*être intéressé d*une manière touchante à ce Tieux cerf, et Pavoir comparé à un grand chef trahi par la fortune, et qui tente des efforts inutiles pour la ramener, ne pourait finir par une circonstance plus énergique, » une plainte plus compatissante. — M. Marty- LaTeaux cite ce passage sur le cerf au iii« paragraphe (p. 19) de son Eutù^ où il montre (p. 17) que a notre poëte emploie fort à propos les termes de Part (de la chasse et de la péché) 9 et fait remarquer qu* c il est assez piquant de les trourer » chez lui a dans leurs deux sens, » d*une part le propre, et de Tautre le figuré, qu'ils ont pris dans le langage familier.

43. Nous ne royons pas pourquoi, dans la métrique librement Tariée de la Fontaine, ces deux Ters, par lesquels nous passons à un autre sujet, sont, pour être petits, taxés de négligence par Chamfort.

43. Exemple du sens collectif de c plumage, » et surtout de plumes des ailes, dont Tabsence peut surprendre chez Littré, dans l'article PLum, a*.

44. Voyez ci-Klessus, la note ai de la page 365 ; et, pour une ruse analogue de la Chevrette ou Gazelle, livre XII, fable xr, adressée également à Mme de la Sablière, rers ii4«ii6.

J. DB LA FoBTAIirB. II 3o

Détourne le danger, sauve ainsi sa famille ; Et puis, qnand le Chasseor crcMt qne son Qiien la piUe ', Elle lui dit adieu, prend sa volée, et rit 90

De rHomme qui, confus, des yeux en vain la suit*.

Non *'' loin du Nord * il est un monde

45. La pilUj terme de chute, le jette sur elle. Voyes an tome ID, iTie X, frblet Tm, yen 19, et xir, yen 47.

46. a Je demande, écrit Laharpe, dan* ton Éloge de la Fomtmme tome IV, p. asi-ais de tet ÛKainef, édition de i8»o), t*il exitteen

poétie nn tableau plut parfait ; ti le plot habile peintre me montrerait tnr h toile plus ({ue je ne Toit dans let tcts du poète ? Comme le Chasseur et le Chien tnirent pat à pas la Perdrix qvî se traùêe aTec le Ters ! Comme un hénûstiche rapide et prompt tous montre le Chien qui pille! Ce dernier mot est nn élan, nn éclair ; et avec quel art Tautre Ten est suspendu quand la Perdrix premd sa polét ! Elle est en Tair, et tous Tojex longtemps l'homme immobile, ^, confus, des jeux en wain la suit; le Ters se prolonge aTCC l'étonnément. 9 — « On a douté de la prosodie de notre langue, ajoute Nodier, qui cite ce passage de Laharpe; mais jamais, je croit, après aToir lu ces Ters. Je n'en connab point où les ressources que peut offrir le nombre soient tournées aTec plus d'art à PaTantage de la pensée, s — Plutarque a décrit cette ruse de la tendrette maternelle det perdrix dant ton traité de t Amour envers la progéniture, chapitre n. ATant lui, Aristote, dans VMîstoire des animaas^ liTre IX, chapitre ix, $ s, parle de cette même si habile tromperie de l'oiseau, comme il l'appelle, « malicieux et artificieux » (xauMiç %aX icavoGp^). Robert reuToie aussi à Bruaoniut {Faœtiannn exemplorumque lihri m, Basilese, iSSg, in-4*i \twte II, p. 79), et àSolinus {Polyhistor, AntTerpiae, 157a, in-8*, fin du chapitre xm), qui tous deux citent de remarquables exemples de l'intelligence des pei^ drix. — Le tableau le plus digne d'être comparé à celui du fabuliste est la peinture, élégamment déTeloppée par BnfTon, a des moyens combinés (par le mâle et la femelle) pour sauTer la couTée. >

47* Pour les traTaux du castor, nommé seulement, sans qne la clarté en souffre, dix Ters plus loin, nous n'aTons pas besoin d*a- Tcrtir qu'on en trouTera une longue et intéressante description chez Buffon. On peut Toir, en outre, celle que Chateaubriand en a fidte dans son Voyage en Amérique^ tome VI, p. la 1-119, des Œuvres complèies (1897).

48. Non loin du pôle nord, dans det contrées qne n'habitaient

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