‹ ŒuvresChapitre 193 sur 224 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

Son nom seul est un mur à Tempire ottoman** : lao C*e8t le roi polonois". Jamais on roi ne ment*^.

Il dit donc que» sur sa iiontière**.

58. Ici ce nom est on mor, on rempart {un mur à^ contre, oppose à) ; dans r Illusion de Corneille (rers i33), dans Tëpltre vr de Boîieau (rers i33), le nom^ au contraire, renverse ^ fait tomber Us murailles : les deux figures sont également expressÎTes.

59. Tonr impliquant à la fois Tidëe de c roi actuel > et celle de t roi par excellence entre tous les rois polonais. » — > Jean Sobieski, que ces mots désignent, vainqueur des Turcs à Choczîm, en 1673, élu roi de Pologne, sous le nom de Jean III, en 1674, défendit de nouTeau la chrétienté contre Fislamisme, en i683, sous les murs de Vienne. Arant de monter sur le trftne de Pologne, il avait séjourné à Paris, j avait fréquenté les salons, particulièrement celui de Mme de la Sablière, et avait été quelque temps le héros de cette société brillante. Il avait épousé, en i665, une Française, Marie-Casimire de la Grange d*Arquien. L'abbé Cojer (1761) a écrit "son histoire, et Salvandy (1819) V Histoire de la Pologne avant et sous Sobieski,

60. Généralité que semblent contredire les vers ao-94 de la fable I de ce livre, mais qui, ainsi placée, n*est pas du tout une gauche flatterie pour les rois. L'incise équivaut simplement â c l'on en peut croire et j'en crois la royale parole, » et elle ne prête nullement i la remarque de Geruzes que « la Fontaine n'y entend pas malice, > ni à cette note de l'abbé Guillon, ici peu sagaœ : c Plaisante observation que l'on s'étonne de voir sorlir du milieu de ces idées si graves et si philosophiques. »

61. Dans l'Ukraine, partie méridionale des Etats de Pologne. On lit dans le Fureteriana (1696, p. 3ii-3a9) : c Un de mes amis a oui conter plusieurs fou au roi de Pologne qu'il y a sur les confins de ses États, vers la Moscovie, un petit espace de terre d'en» viron sept lieues, où il y a des animaux appelés boubah^ qui, quoique d'un même genre, sont de deux espèces, les uns de la couleur et de la grandeur des blaireaux, et les antres de celle des renards. Ils ont une antipathie invincible les uns pour les autres, de sorte qu'ils se font une guerre continuelle, et à la manière même des hommes. Qs ont des sentinelles avancées, ils donnent des combats, et ils font des prisonniers, qu'ils traitent en véritables captifs. Us les font coucher sur le dos, les pattes en haut, et en cette situation, qui ressemble à une espèce de traîneau, iU les chargent de paille, et d'autres provisions dont ils ont besoin, a — On peut

470 FABLBS.

Des animaux entre enx ont guerre de tout temps : Le sang qui se transmet des pères aux enfiatnts

En renouvelle la matière**. laS

Ces animaux, dit-il, sont germains® du renard.

Jamais la guerre avec tant d*art

Ne s'est faite parmi les hommes.

Non pas même au siècle où nous sommes. 0>rps de garde avancé, vedettes, espions, 1 3o

Embuscades, partis^, et mille inventions D'une pernicieuse et maudite science, Fille du Styx, et mère des héros**,

Exercent de ces animaux

Le bon sens et Texpérience. i s s

Pour chanter leurs combats, TAchéron nous devroit

Rendre Homère. Ah ! s'il le rendoit, Et qu'il rendit aussi le rival d'Épicure**,

Toir aussi, danslVii/f*£tter^, aux rers ij^-m^ au. lÎTre VI, consacré tout entier, sans que Tauteur prenne absolument parti, à la question de Pâme des bétes, une poétique description des combats de ces deux espèces de renards, qui y sont nommés baubaees; et, au chapitre rr du dialogue de Piutarque auquel renvoie, pins haut, la note a5, un éloge général de Tétonnant instinct des animaux dans les combats.

6». Cest-à-dire arec le sang est transmise Tinimitié, qui est la matière de cette guerre, sa cause, renouvelée de génération en génération. C*est comme une perpétuelle pendetta,

63. Parents, appartenant à la même famille de quadrupèdes, an même genre. Germain^ gtrmaine^ s^est dit autrefois, dans le langage général, comme le note Littré, pour f frère, sœur. » Cest le sens qu^ont gardé germano^ en italien, hermano^ en espagnol.

64- Troupes de gens de guerre qu'on détache pour batu« la campagne, d*où le nom de partisans.

65. Juste et poétique antithèse. Les kéros^ les grands capitaines qu*engendre, que forme la science de la guerre.

66. Descartes. Il était mort en i65o. Ce qui devait surtout faire paraître alors frappante de justesse la qualification de « rival d*Épicare, » c'est quUl avait eu pour principal adversaire le célèbre philosophe Gassendi (i59s-i655), qui consacra la plus grande partie de sa vie à réhabiliter, en les expliquant et les modifiant sur divers

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