‹ ŒuvresChapitre 199 sur 224 · DeTcnant, par exemple · texte numérisé non relu

DeTcnant, par exemple

...•.Un feu pur et net comme le feu céleste,

ainsi que dit Annande, parlant d*un tout autre feu, mais idéal aussi {les Femmes savantes^ acte IV, scène 11, Ters iao5).

90. Ce rapprochement satisfait peu. Il ne s'agit pas de substance de prix et haute râleur, mais de substance subtilisée, quasi immatérielle, et Tor sortant du plomb, c'est chose ayant bien peu ce caractère. Si la Fontaine eût écrit de nos jours, ses termes de comparaison auraient été sans doute les fluides impond^vbles, l'électricité, etc.

91. C'est, pour lui, pousser bien loin la concession : il ne la fait plus dans la fable ix du lirre XI, où il dit (rers 34) en parlant d*nne béte placée moins haut que le singe dans l'échelle des êtres :

Voyez que d'arguments il fit.

9«. Nous trouTons chez Descartes lui-même (lettres à More, tome X, p. ao4) l'idée de ce double trésor, développée dans toute la fin de notre D'ucown : c II fiiut distinguer deux différents principes de nos monrements : l'un tout à fait mécanique et corporel, qui ne dépend que de la seule force des esprits animaux, et de la configuration des parties, et que Ton pourrait appeler dme corporelle; et Tautre incorporel, c'est-â-dire l'esprit ou l'âme, j Voyez plus haut le vers iSq, avec la note 71, qui s'y rapporte, et, pour l'âme corporelle, comparez ci-après, note 98, l'extrait cité sur la troisième des âmes du Timée de Platon. — Dans le Diteours à M. de la Roche foucauld^ fable ou plutôt poésie xit du livre X (▼ers 1-8), rhypotbèse de Vdme corporelle « qui dépend de la

478 FABLE

L^uDi cette âme pareille en tons tant" qne noos somoies,

Sages, foos, enfants, idiotSt Hôtes de TuniTers, sons le nom d'animanx**; L'autre, encore* une autre âme, entre nous et les anges

0>mmune en un certain degré ; s • s

Et ce trésor à part créé Sttivroit parmi les airs les célestes jrfialanges, Entreroit dans un point sans en être pressé **»

fenle force des esprits animaux a suggère à notre poète p1iik>sophe une antre idée, qu*il jugeait sans doute ingénieuse, celle d*une masêê commune où puisent.... les esprits corps :

Je me suis sourent dit, royant de quelle sorte L*homme agit, et qu'il se comporte.

En mille occasions, comme les animaux :

c Le Roi de ces gens-là n^a pas moins de défiints Que ses sujets, et la nature A mis dans chaque créature

Quelque grain d*une masse où puisent les esprits ;

J*entends les esprits corps et pétris de matière, i

93. Eh touMani^ dans les deux textes de 1679 et dans ceux de 1688, 1709. — En toui tant (i68s, 1739). — En touâ tmni (1708). Nous aTons adopté ici cette dernière leçon iou$ twU^ parce qu'elle est celle de toutes les éditions aux rers a 5 de la faUe t du Urre IX, et 59 de la fable i du Une X ; mais le tout iuTariable, adTerbial, peut à la rigueur se défendre : c tout à fait tant, exactement tant. »

94« e Vainement on s'épuise en subtilités, dit M. Bouillicr (p. 168), pour prourer la possibilité d'une substance de l'âme des bétes qui ne soit ni esprit ni matière ; nous ne pouTons concevoir Pâme de Tanimal que comme une force indirisible et simple, de même que celle de l'homme. »

95. Cet encore n'est-il pas de trop? Il semble oublier qne l'âme des trois vers précédents est la même qu'il a supposée plus haut pour les bétes : il n'en compte donc en tout que deux. Peut-être Teut-il faire entendre que cette âme corporelle, on la fera telle qu'on Toudra, qu'il n'impose pas son hypothèse de la matière subtilisée*

96. a La propriété essentielle de la matière^ dit le docteur Netter dans l'ouTrage cité (p. 374, note i), c'est V étendue; or, ce que l'on appelle point étant Vétendue infiniment petite^ dire que l'âme entre dans un point sans en être pressée, cMtait dire que l'âme n'avait pas la propriété de Vétendue^ conséquemment, qu'elle était chose

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