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III. — Page

(Livre VII, fable i.)

DE I.A oovrasin» oa l Asm, du aiovABD, ws ma loup.

Iidii TU Atne, vn Regiurd et tb Loup En quelqnt lita te trcmoaivat ta eoup Tons troia «BMmble, ou prominrent la foj L'tb eaiMn Taoltra et ehaeeim endroiet toy : C'est ■ eçaBoir de leur aceompaî^iier Pour les pardoaa a Romme aller gaigner. Or ee peadaat qn*ik cheminoient eatemble Le Regaard diet 1 « Boo teroit (ee me semble) lions eoafesser Tto a Panltre des maols, Ittiqnitei et crimes anotmaola Qa*aaoB8 eoomis. Par ainsi qne i'eateads. Las cardinanh et le Pape en ee temps Sont tellement et si fort empe^hc»x

<}■*« Bovfl imyr coaf«Nsr nos péchai GwtawBBMBt ils Bie poonroyent eateadlre.

Dont nffini pour oMte heure prétendre D*obtaBir d'eofac pleine abeolatioB. »

Ceetnj eonietl pour retolution ' Les aultret ont approuaé et tenu.

Par quo j le Lonp an Regnard eat venn Tout le premier, Itiy disant a genook : m Beau père a Dieu me eonfesse et a vous Qn*TB ioor passé dessus vne terrasse, le veacontray nm eoebe fort grasse Qne ie oMBgeay, pour anltant qu'en l*eataUe, Coome eraeUe et mère detestaÛe, Ses eoefaonnels laissoit mourir de fain. Considérant eneoire lendemain leenlz eochons orphelins demourea De leurs parents, ie les a y deuonres Par la pidé que Tay peu anoir d*euix En laa ▼oyani estre ainsi souffreteux; Se Tay peehé en ces deux cas iey.

Feu quiers pardon en tous criant mercy, Et suppKsnt par grand deuotion De m'en donner Tostre absolution.

Ayant regard a ma grand repentanee.

Pour m*en adioindre et bailler penitanee. > Quand le R^fuard eust bien ouy ce Loup, U luy a diet (Toire mais bien a coup) : « Touchant cela certes tous n*anes pas Fort ofEencé n*aussi commis grand cas.

Yen que la coche (ainsi comme i'entends) Estoit aux champs on prenoit passe temps Sans tenir compt* ny auoir soing et cure De ses codions, estants^ sans nourriture Senk en Testable, on de faia ils moaroient; Considérant après qu'ils demouroient De père et mère orphdins, par pitié Qui TOUS tenoit, non par inimitié, Tous les eues tous menges en la fin.

— n est certain, dict ce Loup. — Or, alfin, A repHqué le Regnard, de me foire Vn cas pareil^ se tous dis mon affaire, le TOQS absous entièrement de tout, Tona eaioignant dire de bout en bout Patêr motUr Tue foys seuUement. »

Ce qu*il promit tresliberallement.

Or, aussitost que le Loup eust cessé, Cestuy Regnard a luy s*est confossé En Iny disant : c U est certain, beau père. Que ie trouuay Tanltrier en tu repaire

Ta fier eoq, dMpit et offMffleax»

Fort importoB et n treimeraeflleiiz,

QoMl ncnrdrittoit de set gris et tes eroqs

Et debeDoit pour vraj toat ealtnt eo^,

Et ooltre plus* taet le ioar que le Bulet,

EftoerdjMoit par impétueux bmlet

Petits et gramb, et en etpeeial

Iieifenif a qui k teite iaïsoît mal.

Par qno j royant de eettoy eoq rorgneil.

En maa courage en eoaeeos ta tel deol

Qae le l*a j piiDs, fomwe il ae pourmenoit

Sun j ha ehampi, on aea poulies mettoit,

Puis Ta J meagé en luj tenrdaut le eol,

Pour et allfiu qu'il uy £nat plus du CdI.

Or, peu après, il aduiut que aea fe

M*en peureat dire opprobres et diffa

Doat fut eoatraiact ea effeet lea aieager

L*uae après rsnltre, affia de m'ea teager.

8*ea ce cas Tay fatet dliaolutioa,

l'ea quiers pardoa et abaolatioa,

ITadioiadre euad peaitaaee du litet. »

Surquoy le Loup respoad qa*il a*auoit £iiet,

Touehaat ce cas, graad crime ay offeace,

Yeu qu*il disoit, pour excuse et deffnee.

Que cestay coq tous aultrea meurdriiaoit

Et que de bruiet cbateua eatourdÎMoit,

Et oultre plus que lea ponUss aaaa eene,

Quaad il pataoit, luy Touloyeat faite oppreate,

La BMuldiaiaat de toute leur puinanee.

Pourtaat le Loup, pour toute peaitaaee,

Luy eachargea qu*il i*abstiat Toluatiera

De meager cbsir par troia ioura tous eatiers

De Tcadredy, msû cestoît a açauoir

S*il a*ea trouuoit ou a*ea poauoit auoir :

Ce que proaiist fsire de poiact ea poiaet

Cestuy Eegaard, et saai y faillir poiat ;

Et par aiaai fiit absous bel et blea,

Ea luy readaat (comme ett dict) tiea pour tlea.

Tout cela iaict, le poure Atae eit Teau A coafetMr soa cas psr le menu, A toua les deux, leur dimat : « Mes amys, Vous eoagaoisses que aature m*a aûs Sur terre afifia de porter peiae et fida Et eadursr trauail, ce que ie faictk Patiammeat, ce aoaobataat eaeoire Le pfau aouuent (ainsi qu'il est notoire) le suis baatu et me faict on ieuaaer, Doat quelquefois, comaM taaa deali Va aeruiteur an moulia me meaoit.

48» FABLBS.

Et qos fji apret Imj ou

Peos sdoiter Ion, en narchast moia trafav

C'est a fçaoolr dear oa troif briaa d*aatraiB

Oaltn le bord da aes loalUat paatanta;

Qaand te las vaia aatre amsi aarpuianfi,

le Tint icanlx a tirer et hallar

Pour lat menf er. Dapuia, à mj parler,

le M açajr pas qu'il en. est adaena,

Bfais, s'aulcim mal loj ea catoit ^mu, j

le pry a Diea de me le pardon— r.

Et que Teuilles m'en abaoaldre et donner

Et enehar^ penitanea eondigne,

lonzte et selon qne le eaa en eat digne,

Leqnel toqs ay a présent diflhijr. »

Pas n'eust sitost ee ponre Aane fini

Sondiet propos, qœ le Regnard et Lonp

Hé soient Tenos a crier bien aeonp :

« O menrdrier et larron font ensemble,

Tn as commit m cas (comasa il nous seasble)

Irramimible et bien digne de mort.

Yen et congnn le grand asees et tort

Qac ta as &iet an poure aemiteor,

Laqnel par toj, o mesebant proditanr,

▲ soafEert mort (possible est) gre&e et dore

En endurant an ses pieda la lî^idore.

Par \nj anoir eestnj feorre arracbé.

Lequel estoit en ses soolliea cacbé

Pour loy tenir aasdiclài pieds en cbalenr.

Or affin donc qn'anec ton grand malbeur

If ona punisaiona ton offenee et pecbé

Par nous seraa a présent despesehe. >

Incontinent, cela conclu entre eulx.

Ils TOUS ont prina ee pouure Asne tons dans

Et puis TOUS l'ont tellement dcuonri

Qn'rn seul morceau do ebair n'est demonrè.

LB vonAi..

Par la fisble on roit qu'en leurs Ticea Souoent las grands «'entrasopportent.

Ou les petit souffrent et portent De leurs manU peinnet et suppliées.

(GnilUame Haudent, j4, ologuesy a« partie, faUe lx.)

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