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IV. — Page

(livre VU, fable i.)

iéêê riehêt gomi smpporté* et Ut ptmrei opprtstig»

Da riche I0 forfait If*6st point repoté riee; Si le poare mal fait, Mené est aa topplice.

FABLB MOKklSM WJ LTOIT, DU LOV9f BT Dl L*Atra.

Le fier Lyon cheminant par la roye

Troaaa tu Loap et Tn Asne batte.

Deoant leaqneb tout conrt s*eit arreité

Enleor diunt : c lopiter toub eonooyel »

Le Loap voyant cette bette royalle

Si prêt de toy, la talne hmnblement {

Autant en fait TAine temblablement.

Pour Iny monttrer aabicction loyalle.

■ O mea amia, maintenant il ett heore,

Diat le Lyon, d'oster let grandt pechex

Detqoels nos cosort te tronaent empetches :

Il ett betoing que ehatcon let tient pleare^

Et pour anoir de la maietté haate

Dn Dlen dea Cienz pleine remittion.

Il aéra bon qu'en grand contrition

Chatcun de noua confetae icy ta (ante. •

Ce eonteil fentt de ti grand Tcbemence

Qu'il feutt toudain dea antret appronué,

Dont le Lyon fort ioyeur t'ett trouné ;

Et tet péchez à confietter commence,

Ditant qu'il ha par boit, montaigne et plaine,

Tant nutct que ionr, perpétré diuert maux,

Et deuoré grand nombre d'animaux,

Beu& et cheureauz, et brebit portant laine :

Dont humblement pardon à Dieu demand*

En protettant de plut n'y retourner.

Ce dit, le Loup le vient amiaonner,

Luy remonttrant que l'offence n'ett grande :

« Comment, ditt-il. Seigneur plein d'excellence,

Puitque tn et tur toutet bettet roy,

Te peut aueun ettablir quelque loy.

Yen que tu at tur icelle puitaance?

Il ett loytiblé à m prince de faire

Ce qu'il luy plaist tant contradiction.

Ponitant, Seignenr* ie wiU (l*opiiuoB Qa« ta ne peux en ce £iiunt mal faire. » Cet moU finis, le Loup, fin de nattue. Vint reeiter les manx par luy commia : Premièrement comme il ha a mort mia Ploaiewa paaaantty poar en aooir paatore; Poia que aounent tronoant en lien champeatre Mootona eamna, de noit enclôt et paret, U ha beiper et let troopeaaz etpart.

Pour let raoir, affin de t'en repaistre ; Somme, qu'il ha (entajuant ta coottume) Fait plntienra manx aux iumenCt et chenaux, Let denorant et par monta et par ranx : Dont il en tent en ton eotur amertume. Sur ce retpond (en faitant bonne mine) Le fier Lyon : « Cecj n'ett pat grand cet. Ta eonttume ett d*ainsi faire, nVtt pat? Outre, à cela t'a contraint la famine. > Puia ditt à FÀtue : c Or compte nout ta rie. Et garde bien d'en obmettre m teul point. Car, ai tu faux, ie ne te faudraj pofait : Tant de punir let menteort i'ay enuie. > L'Atne, craignant de reeeuoir nuitanee, Hetpond ainti : « Hauuait tout met forfaits, Hait non ti grandt que ceux la qu'auei faits ; Et toutetfoit l'en reçoy detplaitanee.

Quelque tempt feutt que i'ettoye en temage Sont TU marchant qui bien te nourrittoit. Et au rriwun pourement me pentoit, Combien qu'il heatt de moy grand adoantage. Le iour aduint d'me certaine foyre On (bien monté tur mon dot) il alla, Mait, arriué, ieun il me laiste la.

Et t'en Tt droit h la tanerne boire.

Marry i'en feut (car celuy qui trauaille Par iutte droit doit auoir h menger).

Or ie trouuay, pour le compte abréger.

Set deux touliert remplit de bonne paille : le la mengeay tant le tceu de mon maittre, Et ce faitant i'offiençay grandement, Dont ie requiert pardon trethumblement, PTetperant plut telle faute commettre.

— O quel forfait I O la fauce pratique! (Ce ditt le Loup fin et malicieux) An monde n'ett rien plut pernicieux Que le brigand on larron domettique.

Comment? la paille aux touliert demeurée De ton teigneur menger i beUet dentt?

Et ti le pied eutt etté la dedant,

9s Indf 0 diuF Mtt ctto dêttovM»

— > Poor aJbreger, dUt le Lyon à rhean, C*ett Tn larron, on le roid par effect ; Ponree il me Mmble et t'ordonne de faiet, Sayuant nos lois anciennea, qa*il meore. » Plaitott ne feuit U sentence iettee Qne maiitre Loap le powre Aine estrangla, Poii de sa chair chatean d'eox se taoola : Voila eomment el* feost exécutée.

Parqooj appert qne des f^rands on tient compte»

Et malfaisanta qa'ik sont fauoriseï;

Mais les petits sont tonsioars mesprises, ^

Et les fiiit on sonnent mourir a honte.

{Le Premier Hure des KmhUmes^ composé par Guillaume Gueroult, à L/on, par Balthazar Amoullet, if«D.zxxxXf p. 4o~44f ®o>* blême i5.)

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