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(Livre VII, fable i.)
Les deux Tieillet fables (d*Haudent et de Gueroult) sont charmantes. La eonfession du Loup au Renard, du Renard au Loup, et Tabsolntion réciproque qu*ils se donnent, sont de rraies scènes de comédie. Quelle hypocrisie comique que celle du Loup s'agenouiUant devant le Renard et se confessant à Dieu et à hdi
Vn ionr passé dessus Tne terrasse....
Ayant regard a ma grand repentance.,..
Qui ne serait touché d*un pareil repentir et d'un pareil pénitent? Qui ne serait disposé à lui pardonner? Aussi rojet arec quelle bénignité le Renard confesseur traite le Loup pénitent !
. • . . Certes Tons tt*aaei pas.... Ce qn*il promit tresliberallenent.
Voilà-t-il pas un habile casuiste ? Décidément, la coche n'a pas été déTorée par gloutonnerie ; elle a été condamnée par justice, et le Loup n*a fait qu'exécuter un airét équitable. Il a continué sa bonne action en dérobant les cochonnets aux conséquences de
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leur abandon. PiuTret orphelins de père et de mère, pooTÛcnt* ils TÎTre? Ha aéraient morts de faim; quelle souffrance! U Tulait mieux que le Loup les mangeât.
Une fois le Loup derenu confesseur, il n'est pas moins habile casuiste. Il est rrai que le Renard, devenu pënitent à son tour, est plein de bons sentiments; il avoue qu^il a trouré
. . . . L*aultrier en Tn repaire.... Pour et affin qa*il ny feitt plus da loi.
Le coq tué, il a bien fallu tuer les poules, qui ne cessaient d*accuser et d*injurier le Renard. Après cette confession sincère, le Loup absout le Renard, non sans lui imposer une pénitence :
. . . . Le Lonp, pour toote penltaoee,... Ce que promiat faire oe poînet en poinet....
Voilà dëjà deux pénitents absous l'on par l'antre. Reste le troisième, c^est-à-dire TÂne.
Toat cela iaiet, le poore Aaae est venu..., Qa*?!! aeol moreean de chair n*est demovrè.
La fiible de Gueroult n*est pas moins plaisante ni moins significative. C'est le Lion qui commence par se confesser an Loup et qui avoue tous ses méfaits,
Diaaat qa*il ha par bois, montaigne et plaiae,... Que ttt ne peux en ce disant mal faire.
Le Loup ici n'est pu seulement un casuiste, c'est un pnbliciste : il sait les droits de la tonte*puîssanoe. Le Roi peut tout sur son peuple, et le peuple ne peut rien aur le Roi. Ce Lonp-là sans doute a lu la consultation que Louis XIV, forcé de mettre de gros impôts sur le peuple et ayant des scrupules, demanda à des docteurs de Sorbonne, qui déclarèrent que le Roi étant propriétaire de tous les biens de ses sujets, il ne devait pas se faire scrupule de leur prendre une partie de leurs biens par l'impôt, puisque tout ce qu'il leur en laissait était de pure grâce.
Ayant si bien défendu le principe de l'autorité dans le Lion, le Loup est sûr maintenant de trouver faveur auprès de lui, quelques péchés qu'il ait commis. Il avoue donc qu41 a dévoré des montons, des juments, des chevaux ; à quoi le Lion répond négligemment :
«... Cecy n*est paa grand cas.
Ta coattnme est d*aittsi laire, n'est pas? Ontre, à cela t'a eontnint la lamine.
APPBNDICE. 493
Et alors le Lion dit à PAne de faire, à son tour, la confession : .... Or compte noiu ta ne,
Toili commeiit el* feast execatee.
(Saiit-Mabg Gnumonr, rni* leçon, tome I, p, sGS-aja.)