Même locution au conte xt de la II* partie, tcts 9o
3. Vers de sept syllabes, que reprend Geruzez, et qu'on peut bien dire boiteux, parmi les autres de la fable, de douze, de dix et de huit.
f.xn] LIVRE VI. 3$
Se plaindre de leur destinée Les citoyennes des étangs^.
« Que ferons-nous, s*il lui vient des enfants? lo « Dirent-elles au Sort : un seul Soleil à peine
« Se peut souffrir; une demi-douzaine * « Mettra la mer à sec et tous ses habitants. « Adieu joncs et marais : notre race est détruite ;
a Bientôt on la verra réduite i 5
« A Teau du Styx •. » Pour un pauvre animal '', Grenouilles, à mon sens, ne raisonnoient pas mal'.
4. Stagni tneola, dit Phèdre, au singulier (vers 6). — Dans sa fiiUe et dans les grecques la foule des Grenouilles ne se plaint pas, mais se réjouit ; c*est Tune d'elles seulement, plus sage que les antres, qui préToit la conséquence fatale. Chez Babrius (rers 4)9 c*est un Crapaud (^fuvoç) qui joue ce rôle de rabat-joie.
5. Dans la plupart des antres fables, on na préroit qu'un fils. Phèdre, sans déterminer plaisamment le nombre comme la Fontaine, dit au pluriel : liheros.
6. De cette périphrase, si bien appropriée aux personnages, on peut rapprocher le rers 18 de la fable xx du livre XII, non moins justement appliqué à des arbres mutilés par la serpe :
Bs iront assez tôt border le noir rivage.
Comparez encore, comme expression mythologique de la mort (descente aux Enfers], les vers 33~a4 des F'auiours et ies Pigeons (fable vm du livre VU) :
Tout élément remplit de citoyens
Le vaste enclos qu'ont les royaumes sombres.
7. Avec Grenouilles^ qui suit, le pluriel animaux^ en toute rigueur de grammaire, serait, comme dit Tabbé Guillon, plus correct ; mais cette licence en vue de la rime n*a rien qui choque et laisse le sens paiiaitement clair.
8. « Voici une de ces vérités épineuses qui ne veulent être dites qu'avec finesse et avec mesure. La Fontaine y en met beaucoup ; et ee dernier vers, malgré son apparente simplicité, laisse. entrevoir tout ce qu*il ne dit pas. Cela vaut mieux que (livre VI, fable toIi vers i5) :
Notre ennemi, c'est notre maître. »
(Chaidort.)
^o FABLES. [v. xm
FABLE XIII
LB VIIXAGBOIS BT LE SERPENT,
Ésope, fab. 170, Fttùpfbc xa\ *0f ic (Conj, p. 104 et io5« tooi deux formes) ; HKoix6po( xal '^x^n '^(C *oX *Avi(p (Coniy, p. 357).
— Phèdre, liTre IV, fab. 18, Homo et Colubra, — Romulus, livre I, fab. 10, même titre. — Anonyme de Nerelet, fab. 10, de JUutîeo et Coluhro. — Gilbeiti Cognati Narratioaum sflva^ p. 4^1 même titre.
— Corroxet, fab. 7, élu Rustlequ» et de la Couleiuwe, — Haudent, !>• partie, fab. 118, d*um JlUutiepie et diurne Couietmre. — Le Noble, conte i3, 4A1 Payeem et du Serpeut, Vittgratitude,
Mfthologiu mtopUa Jfeveleti^ p. aSo, p. 879, p. 433, p. 49** Ce sujet est encore traité dans les Baludee de Mbrulitez à^Rmtmcke Deeekamme (édition Didot, 1878, tome I, p. iso et m) ; et, comme rindicpie M. Sonllië (p. 170), dans le' poème du mojen Ige intitulé le Custoîememt^ traduction ou plutôt imitation en rers français du Ùueiplium elerieaGs de Pierre Alphonse (conte ir, tome II, p. 78, du recueil de Barbazan et Méon). — Dans le PamtsehtUmmtru indien il y a un récit tout différent (le 4* du livre Y, tome II de M. Benfej, p. 33i-384)} d*où se déduit la même morale. Ce sont des Brahmanes qui, par leur puissance magique, rendent la vie à un lion mort, lequel, à peine nmimé, les met en pièces. — En outre, pour la morale, Tabbé GuiUon rapproche justement du VîUageoU et le Serpemt les fiibles ésopiques 117 et 278, la Pomle et tHiroadelUy et le Berger et lee louveteaux (Coraj, p. 64 et 3i8, *l)pvic %aX XcXi$i&v; p. 180, IIoip:l^v xal Auxi8tt(; Nevelet, p. 188, p. 807).
Ésope conte qu'un Manant % Qiaritable autant que peu sage, Un jour d'hiver se promenant A Tentour de son héritage,