J. DB LA FOOTAIHB. II
66 FABLES. |p. x»
Ten Toudrois faire un orateur*
— Sire, vous pouvez tout, » reprit d'abord notre homme.
On lui donna certaine somme : so
Il devoit au bout de dix ans
Mettre son âne sur les bancs ^^ ; Sinon, il consentoit d*être, en place publique, Guindé la hart^' au col, étranglé court et net **,
Ayant au dos sa rhétorique ^^, %s
Et les oreilles d'un baudet.
Quelqu'un des courtisans lui dit qu'à la potence Il vouloit l'aller voir, et que, pour un pendu, Il auroit bonne grâce et beaucoup de prestance ** ; Surtout qu'il se souvînt de faire à l'assistance 3o
Un discours où son art fût au long étendu,
i4. Les bancs d*ane oniTersitë, pour lui faire soutenir ses thèses de docteur.
tS. La hare, suivant la prononciation, mais non Torthographe, même ancienne, du mot, dans les éditions de 1668, in-4* «t in-is, 1678, 1679 Amsterdam, 1688 et 1729; la hard, dans la réimpression de 1678 A. — a Hart..., est le lien d*un fagot ou d*une bourrée à Paris...; parquoj j^entens que quant on crie : a De a par le R07, sur peine de la liart (hart est fœminini gtneru) », rault autant à dire que « sur peine de la corde, » jadis qu^on s^aydoit des branches des arbres pour espargner le chanvre. 0 (fi. dis Piaiias, fin de la nouvelle xctii.)