‹ ŒuvresChapitre 39 sur 224 · Ce vers est omis dans Pédition de Londres · texte numérisé non relu

Ce vers est omis dans Pédition de Londres

17. c Ces cahiers de rhétorique que chaque professeur était censé avoir composés pour sa classe, » dit Tabbé Gnillon. Ne s*agit-il pas plutôt ici des discours de ce « rhéteur » ?

18. Boursault tourne également la chose en plaisanterie dans sa fable de même sujet, le Charlatan et CAne^ imprimée pour la première fois, crojTons-nous, au tome III, p. 38o, de la 3* édition des Lettres de Babet^ publié après sa mort (Paris, 1709) :

Ses amis Tajant trouvé Au sortir de cette affaire.

Promirent tous un Salve A sa (in patibulaire.

— Au livre I de Rabelais, chapitre xlu (tome I, p. i57), Gjm-

r. xn] LIVRE VI. 67

Un discoars pathétique, et dont le formulaire Servit à certains Gcérons *^ Vulgairement nommés larrons.

L^autre reprit : « Avant l'affaire, 3 s

Le Roi, TAne, ou moi, nous mourrons'^. »

Il avoit raison. C*est folie De compter sur dix ans de vie.

Soyons bien buvants, bien mangeants*^ :

Noos devons à la mort** de trois Tun en dix ans. 40

mute dit aa hère Jean, pendu à Parbre : a I^aj yen de» pendat plus de cinq cens ; mais ie n'en reis oncques qui eust meilleure grâce en pendilant, et si ie Tanoys aussi bonne, ie vouldroys ainsi pendre tonte ma rje. » — Comparez aussi ie Ragotin de la Fontaine et de Champmeslë (1684), acte V, scène xni.

ig. Ou patse-Cicéron comme lui.

ao. a Comme dit aussi Molière (le Tartuffe^ acte II, scène rr),

En attrapant du temps, à tout on remédie.

Mais cette réplique, excellente en soi, manque peut-^tre ici de Tiaisemblance, en tant qu'adressée à un courtisan {du Prince),,,. Dans les -vieilles sources dont cette fable est tirëe, notre homme Padresae à un de ses amis. » {Note de Sohet,) Ainsi, dans la nouvelle xc de des Përiers, c'est à ses compagnons nltramontains que le c hardi entrepreneur > dit : « Hz Tiennent beaucoup de choses en six ans. Avant qu'ilz soyent passez, ou l'Abbë mourra, ou le Singe, ou moj-mesme par adventure : ainsi j'en demeurerai quicte. 1 Peuton supposer que la Fontaine ait donne à reprit le sens de reprit à part soi ? Il fisut dire qu'en ce cas la clarté laisserait à désirer.

91. Pourquoi le fabuliste a-t-il repris la parole en son nom? Ce beau conseil épicurien, qui rappelle le If amiuca, hihe^ d'une légende peinte sur une tombe païenne, dans un hypogée à Rome<>, serait mieux placé, ce semble, dans la bouche du Charlatan. Chez le Poge et chez Alistemius, la maxime qui sert de conclusion équivaut au vers de Molière cité dans la note 30, ou au proverbe : Qui a temps a 9ie,

as. c Nous devons à la mort s traduit, tourné par l'actif, le />»• lewÊur marti d'Horace [Art poétique y vers 63).

* Voyw, dams les Comptes rendtu de V Académie des inscriptions et belles^ lettres (4* wrie, tome UI, p. 114-118), «ne eommoiiicatioii faite par M. Sbat war eette légendev dans la séance du 9 avril 1875.

68 FABLES. [v.

FABLE XX

Page 1