Couvent. (1668 in-4* et in-ia, 1679 Amsterdam
* 'Ev ^ To ê(Abv «ai oux i}fjtrt i)X(9Ta fdeyyoïiivwv àxo^ouot.
* Voyez Tédition de M. Havet, p. 94, § 5o.
r. xxj LIVRE VL 71
L'auberge enfin de THyménëe
Lui fut pour maison assinée*. So
« La difficultë de loger la Discorde parce qu'il n*j arait point de GouTent de filles, est, dit Chamfort, un trait imité de PÂrioste, qui la loge chez les moines*; mais la Fontaine, qui voulait la loger chez les époux, a su tirer parti de cette imagination de TArioste. a 8. TeUe est l'orthographe des éditions de 1668 in-ia, 1678 et 1688 : Tojez ci-dessus, p. 5o, fahie xv, vers la et note 7, où déjà nous aurions pu ajouter que Ton prononce encore sinet le mot écrit sigmet. Les autres éditions anciennes, y compris 1668 in-4* et 1678 Av ont assignée, — Solvet rapproche de ces traits contre le mariage ce passage de VEunuque « qui peut, dit-il, y servir de correctif a :
L*amour de ces objets qu'on suit dans la jeunesse
Ne produit rien d'égal aux plaisirs infinis
Que cause un sacré nœud dont deux cœurs sont unis.
Tu sais que les douceurs jamais ne s'en corrompent.
An lien que ces amours, clont les charmes nous trompent,
Jamais à bonne fin ne peuvent aboutir.
(Acte V, scène ni.)
• Roiand/kneux, chant ziv, strophes 81 et 8a, et chant xvm, strophe a6 ; compares Boilean, le Lutrin^ chant i, Tcrs a5-a6 et 46-48.
7» FABLES. [g.
FABLE XXI
LA JBUNB VBUVB*.
Abstemius, fab. i4, «'^ Muiiere nrum morientem fiente^ ti Paire eam consolante, — Lodovico Goicciardini, VHort di ricreatione*^ p. 397; traduction de BeUe-Forest, p. 379 et 38o. — Haudent, i« partie, fab. 75, tPun Nouueott marié et de ta Femme,
Myihologia msopica Nepeleii^ p. S40.
On cite encore, pour l^analogie du sujet, un fabliau de Gantier le Long, dont on peut lire la traduction ou l'extrait, sous le titre de ia Veuve^ dans le recueil de Legrand d'Aussy {FabUaux ou contes^ faUeê et ramamâ du xn* et du xin* êUeU^ 3* édition, 1819, tome III, p. 399-337). n est, de toute façon, peu probable que la Fontaine ait connu ce malin et verbeux récit. -— M. Soullié (p. i34-i36) a donné une analyse détaillée des deux contes d'Abstemius et de la Fontaine. H a bien fait yoir, une fois pour toutes, ce que pourraient démontrer beaucoup d'autres comparaisons semblables, le peu que des compositions achevées comme la Jeune peupe doivent aux pauvres canevas dont le poète s*est servi. H rappelle ensuite qn*il 7 a une autre fable d'Abstemius (la io3*, de Hro de/lente uxo^ rem mortuam) qui est comme la contre-partie du sujet qu'a traite la Fontaine. — La Jeune veuve est citée par Saint-Marc Girardin (tome II, p. 83) comme « une image vive et piquante de la
I. Nous avons eu entre les mains un manuscrit de cette fable, paraissant autographe, qui nous avait été communiqué par notre regretté collaborateur M. Gilbert, mais dont nous sommes loin de garantir l'authenticité : nous n'en connaissons ni l'origine ni les transmissions. Sur le verso du second feuillet on lit, également de la main de la Fontaine, ou imitant cette main, ces lignes qui ne peuvent guère s'adresser qu'à Maucroix : a En voicy encore (sans doute des corrections^ des retouches), et je n'y trouve plus rien à changer. U ne me semble pas que je doive me rendre k tes scrupides ; ma Veuve est également sincère dans les (011 ses) deux estats. Adieu. Db la FoHTAixrs. »