Voyez ci-dessus, p. 6a et notes i
r. xxj] LIVRE VL 78
fragilité des sentiments féninins, » pumi ces nombreux portraits de femme qni se rencontrent dans l'œnTre du fabuliste, a tous faits dans un esprit de raillerie, auxquels le peintre cependant a tonjoors donne quelque cbose d*aimable et de gracieux, soit par penchant naturel, soit pour se faire pardonner ses moqueries. » — c Le seul défaut de cette fable, dit Cbamfort, est de n*en être pas me. C'est une pièce de Ten charmante. Le prologue est plein de finesse, de naturel et de grâce. Tous ceux qui aiment les yen de la Fontaine le sarent presque par cœur. Le discoun du père à sa fille est à la fois plein de sentiment, de douceur et de raison. La réponse de la jeune VeuTc est un mot qui appartient encore à la passion ou du moins le paraît. La description des di^en changements que le temps amène dans la toilette de la Veuye, ce yen :
Le deuil enfin sert de parure,
et enfin le dernier trait :
Où donc est le jeune mari ?
on ne sait ce qu*on doit admirer davantage. C*est la perfection d*nn poète sérère arec la grâce d*un poète négligé. »
Comparez à cette figj^le le commencement de ia Matrone d^Èphète»
La perte d^an époux ne va point sans soupirs' ; On fait beaucoup de bruit ; et puis on se console : Sur les ailes du Temps la tristesse s^envole ^,
Le Temps ramène les plaisirs.
Entre la veuve d'une année 5
Et la veuve d'une journée La différence est grande ; on ne croiroit jamais