a Cela commence à sentir la bourbe, » dit Tabbé Guillon
8. Allusion À ce vers d'Horace (livre II, satire vi, vers 87), qui peint le dédain du Rat de ville :
..,,TangeHtis maU singtda dentt ntperboy
Jetant sur tout à peine une dent dédaigneuse,
comme traduit André Chénier, dans son imitation d*Horace, dont nous regrettons que la mention ait été omise dans la notice de la fable IX du livre I.
r. it-y] LIYRB vu. ii3
Une si pauvre chère? Et pour qui me prend-on'?» La tanche rebutée, il trouva du goujon. ao
« Du goujon ! c*est bien là le dîner d'un Héron ! J^ouvrirois pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise ! » n Toavrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu'il ne vit plus aucun poisson.
La faim le prit : il fut tout heureux et tout aise % 5
De rencontrer un limaçon *^.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles ; On hasarde de perdre en voulant trop gagner ^^.
Gardez- vous de rien dédaigner, 3o
Surtout quand vous avez à peu près votre compte**. Bien des gens y sont pris. Ce n'est pas aux hérons Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte : Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.
9. « Un homme de qualité dëroge, dit ici M. Taine (p. 118), quand il fait mauvaite chère. »
10. c On n*a jamaif remarqué que ces deux Tert jouaient d*une manière piquante avec ceux qui terminent Phistoire de ia Fiiiê^ qui n'est.... que la faUe du Héron transportée au sens propre :
Se trouTant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru.
Il est cependant certain que la Fontaine n*a pas amené cette espèce de refrain sans intention. Les ballades anciennes dont il aimait la lecture ont pn hii en fournir Tidée. a (Noonoi.)