‹ ŒuvresChapitre 64 sur 224 · a Cela commence à sentir la bourbe, » dit Tabbé Guillon · texte numérisé non relu

a Cela commence à sentir la bourbe, » dit Tabbé Guillon

8. Allusion À ce vers d'Horace (livre II, satire vi, vers 87), qui peint le dédain du Rat de ville :

..,,TangeHtis maU singtda dentt ntperboy

Jetant sur tout à peine une dent dédaigneuse,

comme traduit André Chénier, dans son imitation d*Horace, dont nous regrettons que la mention ait été omise dans la notice de la fable IX du livre I.

r. it-y] LIYRB vu. ii3

Une si pauvre chère? Et pour qui me prend-on'?» La tanche rebutée, il trouva du goujon. ao

« Du goujon ! c*est bien là le dîner d'un Héron ! J^ouvrirois pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise ! » n Toavrit pour bien moins : tout alla de façon

Qu'il ne vit plus aucun poisson.

La faim le prit : il fut tout heureux et tout aise % 5

De rencontrer un limaçon *^.

Ne soyons pas si difficiles :

Les plus accommodants, ce sont les plus habiles ; On hasarde de perdre en voulant trop gagner ^^.

Gardez- vous de rien dédaigner, 3o

Surtout quand vous avez à peu près votre compte**. Bien des gens y sont pris. Ce n'est pas aux hérons Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte : Vous verrez que chez vous j'ai puisé ces leçons.

9. « Un homme de qualité dëroge, dit ici M. Taine (p. 118), quand il fait mauvaite chère. »

10. c On n*a jamaif remarqué que ces deux Tert jouaient d*une manière piquante avec ceux qui terminent Phistoire de ia Fiiiê^ qui n'est.... que la faUe du Héron transportée au sens propre :

Se trouTant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru.

Il est cependant certain que la Fontaine n*a pas amené cette espèce de refrain sans intention. Les ballades anciennes dont il aimait la lecture ont pn hii en fournir Tidée. a (Noonoi.)

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