‹ ŒuvresChapitre 90 sur 224 · Voyez ci-dessus, la note 8 de la page · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, la note 8 de la page

9. On a déjà TU cette orthographe, qui modifie la prononciation*, au tome I, p. 907, rers i3, et, là à la rime, p. si6, ren 17; on la rererra an conte t de la IV* partie, Ters 74 et 18S.

10. « Les Ters qui précèdent, dans l'édition de 1678, étaient primitiTement ainsi :

Tantôt plus, tantôt moins : le mal est que toujours Il s*entreméle certains jours Qu'il faut chommer; on nous mine en fêtes,

de sorte que ce dernier Ters se trouTait sans rime. La Fontaine a lui-même corrigé cette faute par un carton, qui manque à beaucoup d^exemplaires. » (JNote de Walekenaer,) — L'exemplaire, que nous aTons comparé, de la Bibliothèque nationale a le carton; dans celui de la bibliothèque Cousin (réimpression de 169a sous la date

Ube de trop ; mais il y faat èTidemment, ee qaî ramèiie le Ten I n vraie metiire et nppriine l*Uatat, élider l*o itaKen de won maet ;

Les longs passages d*Atto et de Leonora.

Vojex rédîtion de M. Marty-LaTeaax, tome Y, p. io8, note a.

a On a omis d*iTertir k la première remontre, dn tome I, qve ckommtr était l'orthographe et la prononciation dn temps ; c'est celle de l'Académie dans ses trois premières éditions (1694, 1718, 1740), de Fnretière (1690). Mefaelet (1680) écrit, selon son habitadc de dédoublement, chômer^ mais sans accent.

F. u] LIVRE VlII. ai9

L*ane (ait tort à Fantre ; et Monsieur le euré

De quelque nouveau saint chaîne toujours son prône *\ »

de 1678), la fante a été reproduite, sans doute à deMein, pour confirmer la fauiae date. — Le précieux exemplaire composé par Rochebilière, et appartenant aujourd'hui à Mgr le duc d*AnmaIe, nous donne et le feuillet primitif avec la faute, et le second état, c^est-À-dire le carton corrigé. — Les éditions de 1681, 1688, 1708, 1739 ont le passage tel qu*il est ici, d*après les corrections.

II. C*est an prône, comme Ton sait, que les fêtes de la semaine sont annoncées aux paroissiens. — Après aroir approfondi le caractère du paysan, M. Taine en rapproche ainsi (p. 160) l'autre type populaire dont ce passage lui donne l'idée : a L'artisan est plus gai. II n'amasse pas comme le paysan. H n'a pas besoin de préToir de loin, de craindre la saison, de calculer la récolte. Il rit sur le public, et laisse le gain Tenir, insouciant, barard, hardi du reste, et jugeant son curé d'un air assez leste, en des matières où l'autre s'empêtrerait respectueusement. 9 — La Fontaine touchait ici une question tout actuelle pour le public de 1678. Douze ans aupararant le Roi arait obtenu des évêques la suppression de dix-sept fêtes (voyez V Histoire de France de Henri Martin, 1860, tome XIII, p. 89). Voici en quels termes il est parlé de cette réforme dans les Mémoires rédigés sous les yeux mêmes du Roi : a Je projetai encore alors un autre règlement qui regardoit à la fois et l'État et l'Église. Ce fut à l'égard des fêtes, dont le nombre, augmenté de temps en temps par des dévotions particulières, me sembloit beaucoup trop grand. Car enfin il me parut qu'il nuisoit à la fortune des particuliers en les détournant trop souvent de leur travail ; qu'il diminuoit la richesse du Royaume en diminuant le nombre des ouvrages qui s'y fabriquoient *, et qu'il étoit même préjudiciable à la religion par laquelle il étoit autorisé, parce que la plupart des artisans étant des hommes grossiers donnoient ordinairement à la débauche et au désordre ces jours précieux qui n'étoient destina que pour la prière et les bonnes œuvres. Dans ces consid^tions, je pensai qu'il seroit du bien des peuples et du service de Dieu d'apporter en cela quelque modération, et je fis entendre ma pensée à l'archevêque de Paris, lequel [la jugeant pleine de raison <"] voulut bien, comme pasteur de la capitale de mon royaume, donner en cela l'exemple à tous ses confrères. r> {Mémoires de Louis XlV^ pour Tannée 1666, tome I, p. ao5-ao6, de l'édition de M. Charles Dreyss.) Après le nouveau règlement,

• Cex mots entre erodiets ne sont que danff d«iix des trois rMsctfoDfl iWsiMiaeritM des Mémoires dé Louis XIV .

ft20 FABLES. [f. Il

Le FiDancier, riant de sa nuyeté, 3o

Lui dit : « Je vous veux mettre aujourd'hui sur le trône. Prenez ces cent écus^*; gardez-les avec soin,

Pour vous en servir au besoin. »

Le Savetier crut voir tout l'argent que la terre

Âvoit, depuis plus de cent ans, 3 S

Produit pour Fusage des gens.

Il retourne chez lui ; dans sa cave il enserre

L'argent, et sa joie à la fois*'.

Plus de chant : il perdit la voix, Du moment qu'il gagna ce qui cause nos peines. 40

Le sommeil quitta son logis;

Il eut pour hôtes les soucis.

Les soupçons, les alarmes vaines ; Tout le jour, il avoit Tœil au guet^; et la nuit,

Si quelque chat faisoit du bruit, 4 s

outre les dimanches, dit H. Martin, ce il resta trente-huit fêtes chômëes. » — Sur Tabus des chômages, des fêtes, Tojez aussi Voltaire, Requête à tous les magistrats du Royaumey composée par trois avocats éCun parlement (1770), tome XLVI, p. 43 1-435.

is. Dans Bonarenture des Përiers, nous l'avons dit, il n*est pas question de Financier réveillé par le Savetier, et qui lui donne cent écus. Blondeau a a trouvé en une vieille muraille un pot de fer auquel 7 avoit grande quantité de pièces antiques de monnoje..., desquelles il ne sçavoit la valeur. » Par conséquent, nulle trace de ce charmant dialogue; il appartient tout entier à la Fontaine.

i3. Il a le moins de part au trésor qnUl enserre.

(Livre IX, fable xvr, vers 3o.)

14* Laharpe, qui a commenté la fable dans son Cours de littérature (II'* partie, livre I, chapitre xi, ^ i)) relève a avec quel art est suspendu, au cinquième pied, par une césure imitative, ce vers qui peint les alarmes du pauvre homme, que Fidée de son trésor tient toujours en Tair. » — a Lors il commença de devenir pensif. Il ne chantoit plus; il ne songeoit plus qu'en ce pot de quinquaille.... Tantost il craignoit de n'avoir pas bien caché ce pot et qu'on le lui desrobast. A toutes heures, il partoit de sa tente pour l'aller remuer. Il estoit en la plus grand'peine du monde. » (Des Pkribbs.)

r. iij LiVAË VIIL aai

Le chai prenoit Fargent". A la fin le pauvre homme ^* S*en coorot chez celui qu^il ne réveilloit plus^^ : « Bendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme, Et reprenez vos cent écus*'. »

i5. Ainsi l'Harpagon de Molière, qui se méfie delà Flèche : a Je tremble qa*il n'ait soupçonné quelque chose de mon argent d (acte I, scène m); et un peu plus loin (ihidem^ scène iv), Tojant Qèante et Élise qui se font des signes : a Je crois qu'ils se font signe l'un à l'autre de me Toler ma bourse; » enfin (acte I V, scène tii) : o Quel bruit fait-on là-haut? »

16. Même emploi du mot pauvre^ au livre VU, fable n, Ters44« en parlant d'un semblable état de « malheureuse richesse», divit'uu miseras I comme dit Horace dans un tout autre sens, il est vrai (satire tiii du livre II, vers 18).

17. Chez Horace, le crieur Vulteius a la même hâte d'être rendu à sa Tie d'autrefois ; la fin du récit a le même mouvement pittoresque :

Offensas damais^ média de noete cahallum jirripitf iratusque Philippi tenait ad tsdes,,.,

18. Dans le sermon de Barleta cité à la notice (p. ai 5) : ToUe in malam horam (a à la maie heure! », voyez lÀttré^ Hxctbs, i3<>). FeGx est status pauperis^ quando^ eum fanùlia sua, aequirit victum hona conseientia, — Dans des Périers, le dénouement est et devait être différent. « A la fin il se vint à recognoistre, disant en soimesme : « Comment? ie ne fais que penser en mon pot !... Bah ! le « diable j ait part au pot ! il me porte malheur ! a En effect, il le va prendre gentiment, et le jette en la rivière, et noya toute sa melancholie avec ce pot. » — « Les cent écus ôtent la joie au pauvre Savetier du fabuliste, tandis que Franklin ne permet la joie à l'artisan qui se met à son école que le jour où il a su gagner les cent écus : différence profonde qui mesure tout un abime entre deux mondes. L'imprévoyance heureuse, la vie au jour le jour, voilà l'ancien régime; la prévoyance, comme condition et moyen du bonheur, voilà le nouveau. » (H. BAUDanxABT, article sur Franklin, dans le Journal des Débats du 19 novembre 1867.)

La belle fable du poète russe Kryloff (vni* du livre I), intitulée le Biche pauvre dans la traduction en vers français de M. Ch. Parfait, tend au même but, à la même vérité que celle de la Fontaine; le sujet est autrement conçu, mais la moralité est identique : il s'agit d'un gueux, qui, subitement devenu riche, perd repos et santé, mais, moins sage que notre Savetier, garde son or, n'ose en jouir, et finit par mourir dessus.

aaa PASLIS. [p. m

FABLE III

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