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Defensor aeer ante fui fuerat rei

Corrumpit Ulam par malum exemplum fidem,

(J. Rbovisb, Ters 18-19.) La Fontaine, en déreloppuit cette moralité, Ta tournée en Traie satire ; d'après Brofsette (royez ci-dessos, i la notice, et ei-aprèt, à Vjippendiee), il 8*appropriait, quant an sens, la conclusion de la fable du Chien politique que lui arait communiquée le savant de L jon :

Ainsi dans les emplois que fournit la cité.

Tel des deniers publics Teut faire un bon usage,

Qui d'abord des pillards retient Tayiditë,

après sliumanise et prend part an pillage.

— Sur ces habitudes de malversations qui semblent ainsi bien constatées, M. Taine fait (p. x3i) les réflexions suivantes : a Les dignités municipales exercées sous la main de l'intendant ne valent pas la peine qu*on se sacrifie à elles; échevin, maire, élu, il nVst (le bourgeois) qu*un fonctionnaire, fonctionnaire exploité et tenté dVxploiter les autres. Le noble orgueil et la générosité ont pour terres natales le commandement ou Findépendance; partout ailleurs poussent, comme des chardons, Tégolsme et le petit esprit. On ne se pique pas de donner, mais de prendre. On tâche de n*étre point dupe ; on se répète tout bas, avec un rire sournois, qu'il faut tirer son épingle du jeu. » — En Allemagne, au seizième siècle, Waldis n'ajoutait à la fable qu'un conseil de joyeuse résignation pour ceux qui, dans ces durs temps» se voyaient contraints d'ouvrir leurs maisons, de livrer leurs provisions aux gens de guerre : ne pouvant rien sauver, qu'ils se donnent du moins la consolation de prendre part à la bombance. — Ce petit conte rappela un jour à Luther l'histoire des sécularisations, et à la politique du Chien il compara celle de l'empereur d'Allemagne, c Un ancien précepteur du fils de Ferdinand, roi des Romains, nommé Sevenis, contait à Luther l'histoire du Chien qui défendait la viande, et qui pourtant, quand les autres la lui arrachaient, en prenait sa part, c C'est a ce que fait maintenant l'Empereur, dit Luther, pour les biens c ecclésiastiques (Utrecht et Liège). » (BIighkut, J#^iiioûv# de tuiher^ tome III, Paris, x835y p. io3-io4.)

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FABLE VIII

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