‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 16 sur 49 · A PARIS · texte numérisé non relu

A PARIS

CHEZ GARMERY, LIBRAIRE, RUE SERPENTE, l

l'an rREMlliU DE LA LIBERTE

A la marge de son exemplaire de Y Histoire iiniverselle de d'Aubigné, on est bien surpris de trouver ce vœu écrit de la main de Mézerai, il y a cent soixante ans : Duo tantum hœc opto : unum ut moriens populwn Francorum liberum relinquam ; alterum^ ut ita cuique eveniat^ sicut de republica merebltur. « C'est ainsi que parmi les Seize, les bonnêtes gens et ceux qui n'étaient pas d'imbéciles fanatiques s'était formé, dit de Tbou, je ne sais quel plan de république. Il y a eu de tout temps, en France, des patriotes qui ont soupiré pour la liberté. »

Le retour de cette liberté cbez les Français était réservé à nos jours. Oui, elle est déjà ramenée parmi nous ; elle n'y a point encore un temple pour les états généraux, comme celui de Delphes, chez les Grecs, pour les assemblées des x\mphictyons; celui de la Concorde chez les Romains pour les Assemblées du sénat: mais déjà ce n'est plus tout bas qu'on l'adore, et elle a partout un culte public. Depuis quarante ans, la philosophie a miné de toutes parts sous les fondements du despotisme ; et comme Rome, avant César, était déjà asservie par ses vices, la France, avant Xecker, était déjà aîï'ranchie par ses lumières. I. 7

Écoutez Paris et Lyon, Rouen et Bordeaux, Calais et 3Iarseille; d'un bout de la France à l'autre, le même cri, un cri universel se fait entendre. Quel plaisir pour un bon citoyen de parcourir les cahiers des provinces! Et comme cette lecture doit porter tarage dans le sein de nos oppresseurs! Que je te remercie, ô ciel, d'avoir placé ma naissance à la fin de ce siècle ! Je la verrai donc s'élever dans toutes nos places cette colonne de bronze que demande le cahier de Paris ^ où seront écrits nos droits et l'histoire de la Révolution , et j'apprendrai à lire à mes enfants dans ce catéchisme du citoyen que demande un autre cahier. La Nation a partout exprimé le même vœu. Tous veulent être libres. Oui, mes chers concitoyens, oui, nous serons libres ; et qui pourrait nous empêcher de l'être? Les provinces du Nord demandent-elles autre chose que celles du Midi? et les pays d'élection sont-ils donc en opposition avec les pays d'état, pour que nous ayons à craindre un schisme et une guerre civile?

Non, il n'y aura point de guerre civile. Nous sommes les plus nombreux, nous serons les plus forts. Voyez la capitale même, ce foyer de corruption, où la monarchie, ennemie-née des mœurs, ne veille qu'à nous dépraver, qu'à énerver le caractère national, à nous abâtardir en multipliant autour de la jeunesse les

î . Le cahier du Tiers État deParis se terminait par les demandes suivantes :

Que les États Généraux, s'assemblent désormais à Paris dans un édifice public destiné à cet usage ;

Que sur le frontispice il soit écrit : Palais des Etats Généraux; et que sur le sol de la Bastille on établisse une place publique au milieu de laquelle s'élèvera une colonne d'une architecture noble et simple, avec cette inscription :

A Louis XVI, restaurateur de la liberté publique.

pièges de la séduction, les facilités de la débauche, et en nous assiégeant de prostituées ; la capitale même a plus de trente mille hommes prêts à en quitter les délices pour se réunir aux cohortes sacrées de la patrie, au premier signal, dès que la liberté aura levé son étendard dans une province et rallié autour d'elle les bons citoyens. Paris, comme le reste de la France, appelle à grands cris la liberté. L'infâme police, ce monstre à dix mille têtes, semble enfin paralysé dans tous ses membres. Ses yeux ne voient plus, ses oreilles n'entendent plus. Les patriotes élèvent seuls la voix. Les ennemis du bien public se taisent, ou, s'ils osent parler, ils portent à l'instant la peine de leur félonie et de leur trahison. Ils sont forcés de demander pardon à genoux. Linguet est chassé par les députés du milieu d'eux, où l'impudent s'était glissé; Maury est chassé par son hôte; Desprémesnil hué jusque par ses laquais; le garde des sceaux honni, conspué au milieu de ses masses; l'archevêque de Paris lapidé, un Condé, un Conti, un d'Artois, sont publiquement dévoués aux dieux infernaux. Le patriotisme s'étend chaque jour dans la progression accélérée d'un grand incendie. La jeunesse s'enflamme; les vieillards, pour la première fois, .ne regrettent plus le temps passé : ils en rougissent. Enfin, on se lie par des serments et on s'engage à mourir pour la patrie.

Lesaristocrates, les vampires de l'État espèrent dans les troupes, et j'en ai entendu se vanter publiquement que les soldats se baigneraient dans notre sang avec plaisir. Non, chers concitoyens, non, les soldats n'assassineront pas avec plaisir leurs frères, leurs amis, des Français qui combattent pour les élever, eux soldats, aux grades militaires, pour rendre à la profession des armes sa noblesse originelle, pour que ce ne soit

point un métier plus infâme que celui des bourreaux ; car les bourreaux ne versent de sang que celui que demandent les rois, et nos soldats étaient prêts à verser tout le sang dont le despotisme a soif. Non, ces soldats esclaves de liuit ans, héros plus avilis que nos laquais et soumis aux coups de bâton, punispar les galères d'une désertion qui, dans la paix, ne peut jamais être un crime et peut quelquefois être un devoir, et qu'en temps de guerre même on ne doit punir que par Tinfamie et comme Rome châtia ceux qui avaient fui à Cannes^; ces soldats que nous voulons affranchir ne

1. Voilà une théorie qu'il serait dangereux d'émettre aujourd'hui, et qui, dans tous les temps, a été fausse.

Il faut pourtant se rappeler que le règne de Louis XVI avait valu au soldat le droit d'être bàtonné comme un Prussien, et de recevoir des coups de plat de sabre. Ce fut l'une des réformes du comte de Saint-Germain.

Cette innovation sauvage humilia, irrita toute l'armée, et devint une occasion de haine implacable des soldats contre les officiers, colonels et généraux qui eurent l'indignité de l'accueillir et de se dévouer avec ardeur à la maintenir, u 11 s'établit, dit La Fayette, (Mémoires, t. III, p. 177, 278), entre beaucoup de ces chefs, une émulation de dureté, de tracasserie, de niaiserie brutale envers les corps et les individus soumis à leur commandement, qui, dénaturant toutes les idées du vrai mérite militaire, le plaça uniquement dans les écarts d'une activité sans objet, d'une sévérité sans jugement. Des colonels, munis de lettres en blanc pour casser les ofQciers, appelaient les chefs des autres corps, comme à un spectacle, pour entendre les propos injurieux, pour être témoins des punitions corporelles dont ils semblaient faire un plaisir et un passetemps. »

L'opinion publique flétrit celte réforme ; toute l'armée, toute la France répéta ce mot d'un brave grenadier : Je n'aime du sabre que le tranchant (Droz, t. Il, p. 193 ; Amédée Renée, Louis XVI et la Cour, p. 7 5).

Jamais la moindre réforme sérieuse de l'armée ne serait venue de la Cour. On put voir, le 23 juin 1789, qu'il n'y avait rien à attendre d'elle, lorsque Louis XVI s'appropria cette étrange Déclaration, que l'on a nommée le Testament du Despotisme, et qui représente les concessions extrêmes que, dans son meilleur moment et sous l'aiguillon d'un ministre populaire et honnête homme, crut pouvoir faire

tourneroiitpoinl leurs armes contre leurs bienfaiteurs ; ils viendront se réunir en foule à leurs parents, à leurs compatriotes, à leurs libérateurs, et les Nobles s'étonneront de ne voir autour d'eux que la lie de l'armée, et le petit nombre des assassins et des parricides. Une pareille milice se dissipera devant la

la vieille Royaulé. 'i J'ai voulu, messieurs, dit Louis XVI aux Représentants de la Nation, j'ai voulu vous remettre sous les yeux les différents bienfaits que j'accorde à mes peuples... Cevx qui, par des prétentions exagérées^ ou par des difiicullés hors de propos, relarderaient encore l'effet de mes intentions paternelles, se rendraient indignes d'être regardés comme Français. » Or, entre autres bienfaits accordés par ce Roi à ses peuples, celui qui intéressait particulièrement l'armée était considérable : a Sa Majesté, après avoir appelé les États Généraux à s'occuper, de concert avec Elle, des grands oljets d'utilité publique, et de tout ce qui peut contribuer au bonheur de son peuple, déclare de la manière la plus expresse qu Elle VEUT CONSERVER EN SON ENTIER, ET SANS LA MOINDRE ATTEINTE, l'institltion DE l'armée, ainsi que toute autorité, police et pouvoir sur le militaire, tels que les monarques français en ont constamment joui. )•> {Déclaration des intentions du Roi, lue à la séance royale du 23 juin 1189, article XXXV; dans \e Moniteur, no 10.)

Tel avait été le dernier mot de Louis XVI, mis en demeure de faire connaître ses intentions.

Le droit de recevoir dos coups de plat de sabre, droit ignominieux que la Royauté avait octroyé aux soldats, leur fut maintenu jusqu'au 14 juillet 17 89. 11 ne falkit rien moins que la souiinalion delà plus impérieuse nécessité, pour que le maréchal de Broglie se décidât à déclarer abolie l'ordonnance qui mettait les coups de plat de sabre au nombre des punitions militaires. Dans la journée du 14 juillet, c'est-à-dire au moment où il allait soumettre les troupes à l'épreuve suprême de l'obéissance passive, en leur demandant de charger, sabrer, fusiller, mitrailler la population de Paris, il fit révoquer la funeste ordonnance du 25 mars 17 7G, qui avait causé tant de rébellions et tant de suicides, se flattant de l'espoir que cette révocation forcée les rattacherait à la cause royale et produirait le [ilus heureux effet sur le peuple (Condorcot, Mémoires sur la Révolution française, 1824 ; t. il, p. GO ; Montgaillard, t. II, p. 87 ; Droz, t. Il, p. 330, note). Mais il était trop tard, et ni l'armée, ni la population, ne firent le moindre cas d'une concession qui n'avait déjà plus d'objet.

78 ŒUVRE? DE CAMILLE DESMOL'LIXS.

multitude innombrable des patriotes, comme des brigands devant la justice.

Gardons-nous donc bien d'accepter la transaction que proposent les aristocrates. Il vaut mieux, a dit avec raison Tabbé Sieyès, ne point faire de constitution que d'en faire une mauvaise. Nous sommes sûrs de triompher. Nos provinces se remplissent de cocardes comminatoires. Nous avons une armée non encore ostensible et campée, mais enrôlée et toute prête, une armée d'observation. Cette armée est de plus de quinze cent mille hommes. Pour moi, je me sens le courage de mourir pour la liberté de mon pays, et un motif bien puissant entraînera ceux que la bonté de cette cause ne déterminerait pas. Jamais plus riche proie n'aura été offerte aux vainqueurs. Quarante mille palais, hôtels, châteaux, les deux cinquièmes des biens de la France à distribuer, seront le prix de la valeur. Ceux qui se prétendent nos conquérants seront conquis à leur tour. La Nation sera purgée, et les étrangers, les mauvais citoyens, tous ceux qui préfèrent leur intérêt particulier au bien général, en seront exterminés. Mais détournons nos regards de ces horreurs, et daigne le ciel éloigner cesmaux de dessus nos têtes! Non, sans doute, ces malheurs n'arriveront pas. Je n'ai voulu qu'effrayer les aristocrates, en leur montrant leur extinction inévitable, s'ils résistent plus longtemps à la raison, au vœu et aux supplications des communes. Ces Messieurs ne se haïront pas assez pour s'exposer à perdre des biens qu'il leur est facile de conserver, et dont nous n'avons sûrement nulle envie de les dépouiller.

Nous n'avons plus de tribune, et c'est par des discours imprimés qu'on parle aujourd'hui à une nation. Continuez de vous succéder tous sur cette tribune, ô

VOUS, nos généreux défenseurs ! trilîuns éloquents, Raynal, Sieyès, Chapelier, Target, Mounier, Rabaut, Barnave, Volney, et toi surtout, Mirabeau, excellent citoyen, qui toute ta vie n'a cessé de signaler ta haine contre le despotisme et as contribué plus que personne à nous affranchir. Lespasteurs des vils troupeaux d'esclaves en voient sans cesse décroître le nombre. Poursuivez, redoublez décourage, et secondez de tout votre génie des circonstances inespérées. Le spectacle de la mort de Virginie rétablit à Rome la liberté. Tout le monde fut citoyen, parce que tout le monde se trouva père. En France, le déficit aura rétabli la liberté. Tout le monde sera devenu citoyen, parce que tout le monde aura été contribuable. 0 bienheureux déficit! 0 mon cher Galonné!

C'est peu d'échauffer les esprits, de soulever le peuple à la liberté, et de détruire l'édifice des Goths et des Welches; il faut, sous un ciel si beau et dans une terre si fertile, en construire un autre digne du sol, digne de la nation qui l'habite : cette nation si féconde en grands hommes, digne de ce siècle de lumière; le plus beau monument, en un mot, que la philosophie et le patriotisme aient élevé à l'humanité. Il est du devoir de tout citoyen d'y concourir, et je vais donner aussi mes idées.

De la délibératiou par tête on par Ordre.

Voyez comme la question est facile à résoudre, quand on évite toute déviation pour suivre le fil d'un

principe, et ne marcher que sur une seule ligne. Voici un dialogue fort court entre la Noblesse et les Communes ^

LA NOBLESSE

Il y a trois Ordres en France : le Clergé, la Noblesse et le Tiers; le Tiers incomparablement plus nombreux, et n'ayant néanmoins qu'une voix, comme chacun des deux Ordres dans l'Assemblée nationale. Telle est noire constitution.

LES COMMUNES

On pourrait nier le fait; mais courons au but. Ré-

l. Voici lin dialogue fort court entre la Noblesse et les Communes.

Dès le 6 mai, les députés du Tiers Étal prirent le titre de Représentants des Communes, pour bien marquer qu'ils se considéraient comme les représentants non pas simplement d'un Ordre, mais de la Nation entière, formée de l'ensemble des Communes. « Chaque membre des États Généraux, écrivait Mirabeau dans sa première Lettre à ses commettants, doit se considérer, non comme le député d'un Ordre ou d'un District, mais comme le procureur fondé de la Nation entière (n» 2 du Moniteur). » Dans une lettre manuscrite de Robespierre, datée du 24 mai 1789, on lit: « Le mot Tiers État est ici proscrit comme un monument de l'ancienne servitude. » (Louis Blanc, H, 259.) La Noblesse, qui en éprouva un vif déplaisir, se plaignit amèrement que le mot Communes fui employé pour défigurer le Tiers État, cette innovation dans les termes pouvant amener une innovation de principes (n° 5 du Moniteur)^ et insista pour que l'on revînt à l'ancienne dénomination. La Cour résista le plus longtemps qu'elle put, et maintint jusqu'au dernier moment l'expression Tiers Etat. Même après la séance décisive du 17 juin, même après le serment du Jeu de Paume, Louis XVI, écrivant à Bailly, s'obstinait à le qualifier de Président de l'Ordre du Tiers Etat. Le premier article de ]& Déclaration du Roi, qui fut lue à la séance royale du 23 juin, est ainsi conçu : « Le Roi veut que l'ancienne distinction des trois Ordres de VEtat soit conservée en son entier, comme essentiellement liée à la constitution de son royaume. » (N» 10 du Moniteur.)

pondez seulement : Qui a donné à cet usage force de constitution?

Vous m'avouerez c|ue ce n'est pas le Prince. Si Philippe le Bel a pu faire la Constitution, Louis XVI peut la changer; ce que nous ne reconnaissons ni vous, ni moi.

Ce n'est pas non plus le Clergé et la Noblesse, qui se sont donné à eux-mêmes le privilège d'être comptés pour les deux tiers de la Nation. On ne se fait pas un droit à soi-même.

Reste donc que cette Constitution se soit établie par le consentement de Tuniversalité de la nation, c'està-dire de la pluralité des têtes; car avant la naissance des ordres, nécessairement on a opiné par tête. Eh bien, ce que la Nation avait établi par tête, elle vient de l'anéantir par tête.

La Nation a été convoquée; les assemblées de tous les bailliages, représentatives de Tuniversalité de la Nation, se sont tenues. On a compté les voix. Une pluralité, sans nulle proportion, a voté la délibération par tête : c'est une chose conclue. La Nation a prohté du moment où elle s'est vue rassemblée, pour se ressaisir de l'excédant d'autorité qu'elle avait confié aux deux Ordres privilégiés; elle les a rapprochés du droit commun; elle leur a ôté ce qu'ils ne pouvaient tenir que d'elle. Qu avez-vous à répliquer?

En deux mots : ou bien la forme d'opiner par Ordre s'est établie sans le consentement de la Nation, et alors elle est inconstitutionnelle; ou bien elle s'est introduite du consentement de la Nation, par l'usage, par le consentement tacite, et alors la volonté expresse fait cesser le consentement tacite. La volonté présente déroge à la volonté passée. La génération qui n'est plus doit céder à nous qui vivons, ou bien que

les morts se lèvent de leurs tombeaux, et qu'ils viennent maintenir contre nous leurs usages. La pluralité vient donc d'anéantir Tusage auquel la pluralité seule avait pu donner force de constitution; cela est démontré, et on ne peut opiner que par tête.

LÀ NOBLESSE

Cette forme d'opiner est-elle la meilleure?

LES COMMUNES

Que fait cette question? La Nation a parlé : il suffit. Point d'argument, point de veto possible contre sa volonté souveraine. Sa volonté est toujours légale; elle est la loi elle-même.

C'est donc une cbose inconcevable que ces disputes, ces conférences à Versailles, si on votera par tête oui ou non. Ce n'est plus une question; la presque universalité des Français a déclaré sa volonté ' . La volonté des quatre-vingt-seize centièmes d^m peuple est la loi. Aussi, depuis que nos députés se sont assurés de cette

1. La Cour elle-même était forcée d'en convenir. On lit dans une lettre de Marie-Antoinette, datée du 20 juin 1789, jour même da Serment du Jeu de Paume :

(( Vous êtes instruit du terrible coup que le Tiers État vient de frapper; il s'est déclaré chambre nationale (17 juin). Le roi est indigné de cette nouveauté qui bouleverse toutes les notions connues. On délibère ici, mais je suis au désespoir de ne voir rien aboutir; tout le monde est dans une grande alarme. Si on soutenait le Tiers, la. noblesse est écrasée a jamais; mais le royaume sera TRANQUILLE ; sl le contraire arrive; on ne peut calculer les maux dont nous sommes menacés : voilà ce qui se dit autour de nous. Celui qui est au-dessus de moi garde le silence au milieu de tous ces discours. »

(Celte lettre, dont l'original fait partie de la Collection de M. E. Dentu, a été publiée en 1858 par M. Amédée Renée, Louis XVI et sa Cour, 2<^ édition, page 437.)

volonté générale par la communicallon de leurs cahiers, savent-ils bien qu'il n'y a lieu à délibérer.

€ontiniiaUon du même sujet et du uiêiue entretieu.

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