‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 24 sur 49 · Dans la Princesse de Babylone ^ de Voltaire · texte numérisé non relu

Dans la Princesse de Babylone ^ de Voltaire

.2. La Lanterne se doit à elle-même de publier ce que les citoyens se disaient depuis longtemps à l'oreille, et ce qu'un journaliste patriote n'a pas craint d'imprimer, que petit à petit, quelques membres se laissent gagner par des pensions, des projets de fortune.., des caresses... Heureusement il y a des galeries, les galeries incorruptibles, toujours du côté des patriotes : elles représentent ces tribuns du peuple qui assistaient sur un banc aux délibérations du Sénat, et qui avaient le veto. Elles représentent la capitale, eî lieureusement c'est sous les batteries de la capitale que se fait la Constitution. [yotedeC. DesmouUns.) I. 45

C'est dans cette vue qu'ils ont làclié contre le peuple ces enragés, ces hordes de brigands qui désolent et pillent les provinces. Non, ce n'est point ce peuple qui commet tant de brigandages; ce n'est point ce peuple que j'ai vu rapporter avec tant de fidélité l'or et les bijoux de Flesselles, Delauney, Foullon, Bertier; ce ne peut pas être ce même peuple qui, à Paris, faisait justice si prompte et si exemplaire des filous^ pris sur le fait, et qui, à Versailles, vient d'arracher au supplice un parricide. Mais il est des brigands soudoyés par un parti, des hommes sans asile, la lie des hommes, qu'on a versés sur la France ^ Plusieurs se promènent dans nos villes; ils se mêlent dans le groupe des citoyens; ils font presse au Palais-Royal. Ce sont eux qui ont bien osé demander la tête de M. de La Fayette et de M. Bailly.

ce II est clair, remarque très-bien le Courrier de Versailles à Paris, qu'il y a des moteurs secrets et puissants de ces insurrections. Des gens déguenillés, que des travaux continuels pouvaient à peine préserver de la faim, il y a quelque temps, passent les journées sur la place. Ils sont donc payés. On a vu

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