‹ ŒuvresChapitre 44 sur 64 · Camille a écrit Seyes · texte numérisé non relu

Camille a écrit Seyes

3. A cet endroit, il y a une lacune dans le texte donné par 'M. Matton (Portefeuille de Camille Desmoulins, page 7). Le passaii-e

316 ŒUVRES DK CAMILLF, I>KSM(1 (I LI NS

Je suis iiKiiiilciianl occupr d'un ouvrage pulriulique\ el puis le plaisir que j'ai d'enleiulre les plans admirables de nos zélés citoyens, au club et dans certains cafés ^ m'entraîne.

J'ai laissé celle lettre sur le bureau, espérant toujours vous envoyer la réponse de iM. Brusié el de M. Jorand. Une semaine s'est écoulée. Demain dimanche, je retourne à Versailles; je vais enflammer et m'enflammer moi-môme. Nous allons entrer dans la grande semaine. Ce qui se passe en Bretagne doit donner un merveilleux courage à nos députés. Il y a

supprimé ne manquant pas d'intérêt, nous le donnons d'après l'autograplie que nous avons sous les yeux:

« Le curé d'Anguileourt est parti, ne pouvant être jugé. Il ne m'a donné qu'un louis, ce qui m'a mis de très-mauvaise humeur. C'est une ladrerie el une injustice criante.

« Je m'élonne que vous ne m'ayez pas envoyé l'Extrait de baptême démon frore et l'attestation demandée, pour que je les remette à M. de Monijourdain.

« J'ai remis à M. Perrin (ce Perrin était un procureur au Parlement de Paris] l'aifaire des proteslanis d'Esqueiieries; je lui ai lu en même temps l'article de votre lettre qui le pressait de s'occuper de l'atïaire de Cliigny, ou de m'en occuper. Il m'a répondu de nouveau qu'il ne ferait rien pour moi; il aurait bien dû, d'ailleurs, me faire travailler dans quelque alTaire, puisque je le cliarge de celles dont je puis disposer; mais non, il me répond toujours qu'il n'a rien à me donner. En vain mon cousin de Vielville lui a fait les mêmes instances. Il se plaint comme moi beaucoup de M. Perrin, qu'il trouve maintenant d'une négligence el d'une insouciance extrême surtout. 11 m'a fait même des reproches de lui avoir donné l'atïaire d'Esqueheries.

« J'ai vu et suis allé revoir M. Brusié, avocat de François Gaird(?);il m'a dit qu'il travaillerait à faire ariêter les i)oursuites et à obtenir un délai jusqu'au Noël prochain. {Bruslc élait un avocat au Parlement de Paris.)

« Dans ces vacances du Palais et ce mois de juin, on ne trouve l)crsonne. Je n'ai pu encore voir M. Jorand (c'élait un Guisurd, procureur au Parlement de Paris); d'ailleurs, vous lui avez écrit.

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